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Le Vendredi 4 décembre 2015 à 18:07

La liste de Gérard Onesta c’est « faites ce que je dis pas ce que je fais »


La liste EELV-Front de gauche pour les régionales 2015 fait de beaux discours et de belles promesses mais la réalité des votes et des prises de position en est parfois bien éloignée. À commencer par le vote de la prolongation de « l’état d’urgence » et l’intervention militaire en Irak. (2 250 mots)

Par Jacques-Olivier Teyssier

Extrait du site de campagne de la liste Onesta pour les régionales 2015

Avant de débuter, il faut rappeler que je suis dans une position particulière par rapport à la liste Onesta puisque René Revol, un de ses membres et véritable leader du Parti de gauche dans l’Hérault, m’attaque en diffamation et qu’il est soutenu dans sa démarche par Gérard Onesta (lire ici et René Revol me réclame un an de salaire en justice). Autant le dire tout de suite, je ne pourrai évidemment pas voter pour une telle liste et j’appelle tous les lecteurs qui me soutiennent à ne pas voter pour de tels personnages. Mais ne rien écrire sur cette liste sous ce prétexte signifierait que René Revol aurait déjà gagné. Sans compter que j’ai déjà écrit sur les écologistes ou sur le Front de gauche des choses qu’ils n’ont, je le sais, pas vraiment appréciées. Je vais donc tenter de m’attacher essentiellement aux faits et donner ainsi au lecteur quelques éléments pour éclairer son éventuel vote de dimanche.

Une loi dont rêvait le FN votée par EELV
D’autant qu’au vu des événements récents, l’attaque Revol paraît bien dérisoire par rapport au vote de la prolongation pour trois mois de « l’état d’urgence » par 15 députés écologistes sur 18 et la totalité des députés Front de gauche dont le député (EELV) Roumégas qui figure sur la liste Onesta. Car comment faire confiance à des partis – et donc à une liste soutenue par ces partis – qui dès que la situation se tend, certes de façon dramatique, votent une loi dont rêvait le FN ? Le site Là-bas si j’y suis a ainsi titré son émission du 4 décembre : « État d’urgence, Le Pen en rêvait Hollande l’a fait. » Un titre plus précis aurait pu être : « État d’urgence, Le Pen en rêvait, Hollande, les écologistes et le Front de gauche l’ont fait. »

Car il faut quand même rappeler, comme le fait très bien Là-bas-si-j’y suis, les assignations à résidence et/ou les perquisitions chez des militants écologistes qui n’avaient rien à voir avec le djihadisme mais qui avaient comme seul tort d’avoir manifesté contre l’aéroport Notre-dame-des-landes ou d’avoir prévu de le faire contre la COP21. Jusque des maraîchers bio en Dordogne (lire ici) ! Tout ça grâce et au nom de « l’état d’urgence » voté par les écologistes et le Front de gauche dont les logos figurent en bonne place sur les bulletins de la liste Onesta.

« Ça fait des années que je sens cette atmosphère venir »
Et les mêmes députés ne peuvent pas dire qu’ils ont été pris par surprise. Ainsi la courageuse députée ex-EELV Isabelle Attard qui a voté contre la prolongation, déclare toujours sur Là-bas si j’y suis : « Ça fait des années que je sens cette atmosphère venir. C’est pas d’hier, c’est pas des attentats [du 13 novembre], c’est pas de Charlie hebdo. On voit cette dérive vers l’état policier où on essaye d’écarter de plus en plus la justice jusqu’à la supprimer complètement, c’est pas d’hier. » La députée cite également la militante Naomi Klein qui rappelait tout récemment, par rapport au Patriot act pris par les États-Unis après le 11 septembre et « l’état d’urgence français » : « Même George Bush et Dick Cheney n’ont pas interdit les manifestations après le 11 septembre. Et c’est ce que François Hollande a fait. » On en est là.

Puis voilà que David Cormand, le secrétaire national adjoint d’EELV, se réveille et tweete par rapport à une assignation à résidence d’un militant de la Coalition climat – ce qui signifie, rappelons-le, qu’il doit pointer trois fois par jour au commissariat (lire ici) : « Ça suffit. Les écologistes ne sont pas des terroristes. » Quand Montpellier journal souligne ironiquement « Et bien sûr, ces députés EELV et Front de gauche qui ont voté « l’état d’urgence » n’avaient pas anticipé cela. #amateurs », le dirigeant – dirigeant ! – d’EELV répond : « Soyez magnanime… Naturellement, tout le monde ne peut pas être aussi professionnel que vous. Merci pour vos leçons… » Soit en substance : vous êtes parfait et nous on peut faire des erreurs. Si on ne parlait pas de parlementaires et d’une loi aussi importante que celle-ci, on pourrait en sourire.

Vote de l’intervention armée en Irak
D’autant que les députés écologistes n’en sont pas à leur coup d’essai. Rappelons qu’ils ont également voté la prolongation de l’intervention de l’armée française en Irak, le 13 janvier. Ce vote impliquait l’engagement dans le Golfe notamment du porte-avions Charles-de-Gaulle et de « douze avions Rafale standard F3, neuf Super-Étendard modernisés (SEM), un avion de guet Hawkeye et quatre hélicoptères » accompagnés « de la frégate antiaérienne Chevalier-Paul (avec, pour la première fois à son bord, un hélicoptère de combat Caïman NH-90), du pétrolier ravitailleur Meuse, d’une frégate anti-sous-marine britannique, le HMS Kent, et d’un sous-marin nucléaire d’attaque ». (lefigaro.fr, 15/01)

Une nouvelle fois, on peut renvoyer le lecteurs aux déclarations de l’ancien premier ministre (de droite !) Dominique de Villepin sur l’erreur de « la guerre » (par exemple ici). Ou encore dans le Monde diplomatique de décembre 2014 : « La « guerre contre le terrorisme » est une erreur majeure. Elle légitime l’OEI [Organisation de l'État islamique] en lui donnant une visibilité mondiale, solidarise les populations sunnites autour d’elles et déresponsabilise les états de la région, tout à leurs arrière-pensées, d’Ankara à Riyad. » Quant aux députés Front de gauche, ils étaient contre la prolongation de l’intervention militaire en Irak. Mais ils se sont… abstenus. Allez comprendre.

« On n’est pas forcément d’accord sur tout »
Sur le détail de « l’état d’urgence », un militant d’Ensemble, une des composantes du Front de gauche, présente sur la liste Onesta, commentait le vote des députés ainsi : « On n’est pas forcément d’accord sur tout sinon je créerai mon parti politique perso avec moi comme membre. » La question qui est posée ici et aux électeurs c’est jusqu’à quel degré de compromis voire de compromission peut-on aller ou quelle taille de couleuvre peut-on avaler pour tenter de conquérir le pouvoir ?

Zina Bourguet, une colistière EELV de Gérard Onesta, s’est entourée de moins de précautions. Elle n’a pas hésité à tweeter (19/11) : « Merci à nos 15 députés EELV [tous n'étaient pas EELV en fait] d’avoir voté pour la prolongation de l’état d’urgence. » D’autres soutiens de la liste Onesta disent en substance : « Ce n’est pas les gens de la liste Onesta qui ont voté ceci. » Certes mais s’ils se désolidarisent de ces actes alors pourquoi garder les logos des partis dont les représentants ont voté ainsi ? La liste Onesta voudrait l’argent des logos et le beurre du « on n’y est pour rien » ?

« Charte éthique » ?
Cependant, pour ceux qui souhaiteraient dissocier le national du local, intéressons-nous à quelques pratiques des élus d’ici. Gérard Onesta affirme que la première mesure qu’il appliquerait en cas d’élection comme président, ce serait la mise en place de la « charte éthique » définie par la liste (L’agglorieuse, 25/11). Les électeurs ont pu voir comment une charte pouvant être juridiquement contraignante comme celle d’Anticor, pouvait ne pas être appliquée en toute impunité (lire : L’association « anti-corruption » se laisse balader par Philippe Saurel).

Ajoutons que dans la charte Onesta, comme dans celle d’Anticor, il est écrit : « Nous veillerons également à ce que, le cas échéant, les avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) soient suivis sans délai. » Il se trouve que Montpellier journal a pu évaluer l’application de ce précepte par un des colistiers de Gérard Onesta. En effet, depuis l’avis favorable de la Cada n° 20150406 du 05 mars 2015, un certain René Revol, colistier de Gérard Onesta, n’a toujours pas communiqué à Montpellier journal le document demandé.

Muriel Ressiguier « bloque » Montpellier journal
Le même René Revol faisait pourtant, après les attentats de Charlie hebdo, l’apologie de « la publicité des débats » (vers 1’30 de la vidéo). On pourrait également parler de Muriel Ressiguier, la tête de liste de l’Hérault de la liste Onesta, qui a « bloqué » Montpellier journal sur Twitter. Bel exemple de transparence avant même d’accéder au pouvoir. Sans parler de l’idiotie numérique d’une telle pratique.

On peut aussi évaluer l’action des élus EELV et Parti de gauche au sein des assemblées où ils siègent : Mustapha Majdoul (EELV) au conseil municipal et de métropole de Montpellier et René Revol au conseil de métropole. Comme par exemple sur les subventions aux compagnies low cost auxquelles sont normalement opposés EELV et le Front de gauche. Problème René Revol et Mustapha Majdoul n’ont fait que s’abstenir lors du vote de ces subventions et aucun des deux n’a pris la parole sur le sujet alors que ces subventions sont illégales selon l’association Anticor. Pendant ce temps, Hervé Martin (ex-PCF), bien seul, ferraillait et votait contre (lire ici).

Vote pour le projet Oz la gare de la Mogère
La liste Onesta a fait de la gare TGV de la Mogère, un de ses chevaux de bataille. Mais lors des votes du 31 juillet 2014 sur le quartier Oz auquel la gare est liée et vice-versa, René Revol a voté pour et n’a pas dit un mot sur le sujet (vers 3h51 de la vidéo). Ce n’est que très récemment – c’est-à-dire à une dizaine de semaines du premier tour des régionales – qu’on a de nouveau entendu la voix de René Revol sur le sujet pour dire son opposition à la gare de la Mogère.

Il a même déclaré avec un bel aplomb : « Moi personnellement [sic] je n’ai voté aucune des délibérations qui concernent la gare de la Mogère. » (vers 26′ de la vidéo) Quant à Mustapha Majdoul, il ne s’est jamais exprimé sur le sujet et était absent lors du vote du 31 juillet 2014 et n’a donné procuration à personne. Il faut dire que seuls les élus FN ont voté contre. « Quand on croit au rail, on n’y croit pas que pendant les élections ! », tweetait Gérard Onesta le 5 novembre.

Silence sur la ligne 5 de tramway
Autre cheval de bataille de la liste Onesta, la ligne 5 de tramway de Montpellier pour laquelle les candidats ont fait récemment un happening, un style d’expression qu’ils affectionnent. À nouveau, on a peu ou pas du tout entendu René Revol et Mustapha Majdoul pour défendre la réalisation de cette ligne suspendue par Philippe Saurel.

La régie publique de l’eau ? Comme déjà dit, René Revol a accepté et a justifié le choix de prolonger la délégation de service public à Véolia pour l’assainissement dans des conditions qui posent questions (lire : Saurel et Revol font-ils perdre 10,5 M€ aux usagers de l’agglo de Montpellier ?). Comme l’a souligné le blog Pas de roses sans épines, au même moment le Parti de gauche lançait une campagne « L’eau, un bien commun » où on peut lire notamment : « Droit à l’eau et l’assainissement, vivent les régies publiques ! » Et surtout : « Multinationales, assez profité, qu’elles s’en aillent toutes ! »

Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Quant à Mustapha Majdoul, il a aussi voté le maintien de l’assainissement à Veolia.

Mustapha Majdoul soutient Philippe Saurel
Il faut dire que René Revol après avoir dit pis que pendre de Philippe Saurel (lire : Saurel qualifié de « mégalomane » et d’ « aventurier » par son vice-président Revol) et a milité pour qu’il n’y ait pas d’accord technique avec lui entre les deux tours (qui aurait permis à des élus Front de gauche de siéger aux deux conseils et ainsi ne pas laisser le champ libre au FN) a accepté, l’élection passée, une vice-présidence à la métropole – et les indemnités associées. Mustapha Majdoul, quant à lui, a annoncé son soutien à… Philippe Saurel (divers droite), quatre jours avant le premier tour des régionales. Il sera intéressant d’observer, après les élections, s’il sera remercié et comment (délégation, poste d’adjoint, etc.).

Certains diront que Mustapha Majdoul ne représente pas EELV mais il a été investi par le groupe EELV de Montpellier pour les élections municipales et il a passé un accord avec la liste Moure (PS) avec le soutien ostensible du député Roumégas présent lors de la conférence de presse de présentation de l’accord. Il est quasi muet lors des conseils ? Pourquoi ne pas lui préparer au moins des déclarations à lire ? Il ne veut pas les lire ? Pourquoi EELV ne s’est-il pas désolidarisé de lui publiquement voire ne l’a pas exclu ?

« Accord technique » ? Silence
Reste enfin une question dont on va reparler dans les prochains jours : la question de la fusion de la liste Onesta entre les deux tours avec la liste PS dont Gérard Onesta dit le plus grand mal – après que EELV ait fait binômes communs notamment dans l’Hérault avec le PS pour les départementales, c’était il y a environ 9 mois. Gérard Onesta a déclaré (Midi Libre, 12/11) que seul un « accord technique » avec le PS était envisageable pour le second tour. Un tel accord signifie dans le langage Front de gauche que les listes fusionnent mais qu’il n’y a pas de participation à l’exécutif donc pas de vice-présidence et de vote automatique du budget.

Montpellier journal a donc posé la question suivante à la liste Onesta : « Pouvez-vous me confirmer – après avoir vérifié avec Gérard Onesta – que cela signifie donc que, dans le cas où la liste Nouveau monde arriverait derrière celle du PS au premier tour, elle fusionnerait avec cette dernière mais refuserait de participer à l’exécutif c’est-à-dire qu’il n’y aurait, dans ce cas, aucun membre de la liste Nouveau monde qui serait vice-président de la région dans le cas où ce serait une personnalité du PS (probablement Carole Delga) qui serait présidente de la grande région ? Autre façon de poser la question : dans quel cas Gérard Onesta envisage-t-il que des membres de sa liste occupent des postes de vice-président ? Uniquement dans le cas où Gérard Onesta serait président de région ? »

On n’a pas obtenu de réponse. On a donc relancé le 24 novembre. Et on n’a toujours pas obtenu de réponse. La question était pourtant simple et précise. Les électeurs sont prévenus.

Tout récemment, Eric Piolle, le maire (EELV-Parti de gauche) est venu à Montpellier soutenir Gérard Onesta. C’est le même Eric Piolle qui a décidé l’évacuation d’un camp de Roms de 300 personnes dans la torpeur estivale (29 juillet) dans sa bonne ville de Grenoble en avançant les arguments habituels des « réseaux mafieux », de la « sécurité des personnes », etc. (écouter ici et voir ici).

Bon dimanche !

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27 commentaire(s)

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  1. yanhel said
    on 4 décembre 2015

    à 18 h 49 min

    Sale temps pour un électeur ! ce dimanche ce sera pour moi NI Parti S (je ne les appelle plus socialistes ) NI REVOL et autres tartuffes NI SAUREL et ces citoyens vérolés et affidés à son seul pouvoir et ces trois articles confirment mon choix. J’espère que nos concitoyens balaieront le tenants du mensonge et de la caste. Bon courage à tous.

  2. gilles said
    on 4 décembre 2015

    à 19 h 56 min

    Oui sale dimanche..surtout quand l’on voit le dernier sondage de la Dépêche publié ce jour..On peut dire que nos élus locaux auront tout fait pour en arriver là. Mais ce qui me sidère le plus est le manque de rendu compte du mandat précédent: Il me semble bien que Gérard Onesta était dans la majorité de l’exécutif régional avec ses adversaires et/ou partenaires actuels ( PS)…. Il en va de même pour tous les membres de ces deux exécutifs régionaux?? je n’ai pas tout lu dans cette campagne atone, mais je n’ai pas vu de compte rendu de mandat…

  3. sandra said
    on 4 décembre 2015

    à 22 h 00 min

    Ce journal démolit beaucoup de monde, en cherchant bien on y arrive toujours.
    Quelles propositions ? L’abstention ?

  4. Philogm said
    on 4 décembre 2015

    à 22 h 08 min

    « On n’a pas obtenu de réponse. On a donc relancé le 24 novembre. Et on n’a toujours pas obtenu de réponse. La question était pourtant simple et précise. Les électeurs sont prévenus. »

    Ben en fait, c’est peut-être parce qu’ils ne peuvent plus répondre, car il semblerait que la fusion, fut-elle technique, ne soit pas (plus) forcément ce qui se fera, car il y aurait quelques réticences. Difficile de répondre avant lundi ou mardi.
    Et si c’est juste sur le fait e la précision sur la non participation effective à l’exécutif s’il y avait fusion technique avec tête de liste PS, la réponse est très certainement donnée dans la question. Donc inutile de répondre.

    Pour ce qui est de l’état d’urgence, d’accord.
    Il faut voir cependant que les députés « EELV » dont beaucoup ont rendu la carte trouvant EELV trop à gauche, ne sont pas vraiment représentants des positions des adhérents (on est bien d’accord que c’est un problème).
    En revanche, le vote des « Front de Gauche » est plus problématique à mon avis.
    Autant chez EELV qu’au FDG les députés semblent être des électrons libres qui ne rendent aucun compte à leurs partis d’origine… Inquiétant.
    Cependant, je crois bien que certains députés de « gauche » commencent à regretter leur vote (pas les 6 qui ont bien voté, les autres), et leur nombre ne va pas baisser dans les semaines qui viennent. Il va y avoir du rétropédalage plus ou moins contrôlé…

    Concernant l’évacuation du camp Rom à Grenoble, je me suis posé la question l’époque, et je ne sais pas ce que j’aurai fait si j’avais été à la place de Piolle (ce qui, certes, est hypothèse peu crédible :-)

    Assez d’accord en revanche avec l’image assez catastrophique de la présence de R. Revol sur la liste après son attitude post-municipales ou ses attaques contre MJ.
    Et j’avais voté pour ce monsieur aux précédentes régionales…

    Et, bon, je ne suivrai pas, en conclusion, la consigne de non-vote de MJ…
    Tout en soutenant et faisant la promotion de MJ, je voterai avec conviction pour le programme de la liste « Nouveau Monde en commun ».

  5. mjulier said
    on 4 décembre 2015

    à 23 h 28 min

    Vous précisez que vous n’êtes pas impartial, et dans votre situation je ne le serais pas plus, mais tout de même:

    1) le « soutien » d’Onesta à l’action de Revol: il dit qu’il ne connaît rien à la dispute entre Revol et vous. Il dit juste que s’il était diffamé, il réagirait très méchamment. Et alors? Moi aussi! Je critique la Gazette depuis des années parce qu’ils m’ont un jour diffamé (sur ordre de Frêche), et je n’aurais eu aucun scrupule à les traîner en justice si j’en avais eu besoin pour me défendre.

    2) Sur Majdoul: là c’est un peu facile! Les Verts avaient fait la faute incompréhensible de se mettre derrière lui aux municipales de Montpellier, mais il faut croire qu’ils ont compris puisque cette fois-ci le premier Vert dans l’Hérault c’est Dupraz, et Majdoul n’y est même pas. Est-ce que vous avez autant de choses à dire contre Dupraz? Pas moi.

    Bref, vous dénoncez une personne qui n’est pas sur la liste et une autre qui est tout à la fin. Il faudrait mieux parler de celles qui sont en position éligible. Pour un peu vous parleriez de Jean-Vincent Placé.

  6. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 5 décembre 2015

    à 8 h 44 min

    sandra : Montpellier journal a toujours pratiqué de la sorte. Quant aux solutions, je me suis déjà beaucoup mouillé en appelant à ne pas voter pour la liste Onesta – mes proches ne savent même pas ce que j’ai voté aux dernières municipales. Je peux quand même ajouter, ayant toujours dit que j’étais de gauche, que, pour moi, la solution ne se trouve pas à droite et encore moins à l’extrême droite.

    J’ajoute qu’en fonction de la sensibilité de chacun, certaines pratiques ou actes peuvent être rédhibitoires ou pas. Chacun peut faire son marché.

    Si j’osais, je reprendrais l’expression chère à J.-L. Mélenchon : « Qu’ils s’en aillent tous ! » :-D

  7. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 5 décembre 2015

    à 8 h 49 min

    Philogm : sur la fusion technique, je ne suis pas d’accord, la réponse ne va pas de soit. Et il est tout à fait possible qu’elle ne soit pas donnée pour ne pas effrayer certains électeurs allergiques au PS. Si je devais prendre un pari, ce serait celui qu’EELV va prendre des postes de vice-président-e-s. Mais j’ai prévu de suivre ça de près et j’ai déjà stocké quelques éléments.

  8. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 5 décembre 2015

    à 9 h 01 min

    mjulier :
    1/ On peut se défendre de façon proportionnée. Je vous rappelle que R. Revol me réclame un an de salaire alors que j’ai publié son très long droit de réponse. Et Gérard Onesta dit qu’il ferait la même chose que R. Revol.

    2/ Le pb avec les Verts et avec EELV, c’est qu’ils disent toujours : « Non mais là c’est bon, on a fait le ménage, maintenant ça va aller. » Cf. les épisode Pietrasanta, JC Biau, etc. par exemple. Si je parle de M. Majdoul – comme de René Revol – c’est parce qu’il s’agit d’un élu EELV en place que j’ai pu observer. J’ai aussi dit qu’EELV aurait pu lui faire passer des déclarations à lire en conseils. Et qu’EELV aurait pu l’exclure. Dois-je également vous rappeler qu’EELV n’a pas discuter du tout de Oz dans l’accord avec la liste Moure ? (lire l’interview de M. Majdoul ici : http://www.montpellier-journal.fr/2014/01/quartier-oz-on-na-pas-aborde-le-sujet-dans-les-negociations-avec-le-ps.html) Cela devrait vous parler, vous qui vous opposez, avec EELV, à la gare de la Mogère.

    Sur C. Dupraz, dois-je vous rappeler qu’il était allié avec le PS aux départementales ?

    C’est vrai que j’aurais pu parler un peu plus de la tête de liste de l’Hérault, Muriel Ressiguier. Mais ça aurait été dévastateur. Discutez en un peu avec des personnes qui l’ont côtoyée de près, et vous verrez. Au minimum, elle n’est pas au niveau. Et elle pourrait devenir vice-présidente ? Tout ça avec la bénédiction de René Revol, bien sûr.

  9. Philogm said
    on 5 décembre 2015

    à 13 h 42 min

    Je prends unilatéralement le pari (qui pourrait être) lancé, Jacques-Olivier Teyssier !
    Si EELV prend une vice-présidence, le compteur des dons 2015 de MJ aura un nombre « rond » !

    Je ne crois pas que ce soit pour ne pas effrayer les électeurs allergiques au PS. C’est seulement parce que les électeurs « allergiques » au PS, y compris au sein des candidats EELV – pas uniquement des électeurs – , pèsent un peu trop pour prendre le risque d’envisager une vice-présidence après victoire d’une tête de liste du parti « socialiste ». (ce qui ne veut pas dire que certains ne s’y verraient pas, à une vice-présidence. Mais ils n’y seront pas!)

    Et j’espère bien que MJ suivra un peu ce qui se passera après ces élections !

  10. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 5 décembre 2015

    à 14 h 49 min

    Donc s’il n’y avait aucune crainte, pourquoi ne pas avoir répondu ? J’y vois dans ce cas une forme de mépris.

    Bien sûr que Mj va suivre, c’est là que ça va devenir intéressant. ;-)

  11. Falafel said
    on 5 décembre 2015

    à 15 h 17 min

    À Philogm, je ne crois pas non plus qu’il y aura une vice-présidence onestienne en 2015 mais seulement après un temps de décence et d’usure démocratique (usure au sens financier). Il faudrait prolonger le pari un peu plus loin.
    En fait je suis assez mal informé sur ces élections et je ne sais pas à quelles conditions les fusions sont possible.

    Pour être complet l’article aurait pu évoquer la liste Cavard qui ne semble avoir pour objectif que d’éroder celle d’Onesta et dont la tête de liste député a lui aussi voté la prolongation de l’état d’urgence et dont la tête de liste départementale me semble être au niveau de Mme Ressiguier.

  12. mjulier said
    on 5 décembre 2015

    à 15 h 57 min

    JOT:
    1) une diffamation peut aussi condamner la carrière d’un politicien! Je ne donnerais pas tort à Onesta pour le simple fait de dire qu’il réagirait très fort s’il était diffamé.

    2) chez les Verts, peut-être que les horribles sont virés (ou juste écartés) pour être remplacés par des affreux, mais je préfère toujours ça aux partis où les mêmes horribles restent pendant 40 ans…

    Je précise que je ne m’oppose pas à la gare de la Mogère « avec EELV »: je m’y oppose, et si EELV reprend mes arguments, j’en suis heureux mais c’est leur décision. Soit qu’ils soient convaincus, soit qu’ils estiment que c’est ce qu’attendent leurs électeurs, soit un peu des deux.

    Être allié au PS n’est pas condamnable en soi, c’est le code électoral qui veut ça, la question c’est: Dupraz a-t-il trahi ses électeurs?

  13. Philogm said
    on 5 décembre 2015

    à 16 h 01 min

    à Fafafel:
    maintien possible pour les listes qui on fait 10% ou plus. (et fusion possible aussi).

    Fusion possible si la liste fait plus de 5 % avec une autre liste ayant obtenu plus de 10 %.

  14. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 5 décembre 2015

    à 16 h 07 min

    Falafel : le vote de C. Cavard est évoqué dans l’article sur la liste Delga.

  15. pheymes said
    on 5 décembre 2015

    à 17 h 39 min

    à mjmulier
    J’ajoute, pour compléter la réponse de JOT sur la défense de René Revol face à ce qu’il considère comme une diffamation, que René revol utilise, pour se défendre, l’argent public (celui des contribuables grabellois) sans aucune limite. C’est facile d’attaquer dans ces conditions.
    C’est comme pour la gare de la Moègère, à laquelle il s’oppose très médiatiquement maintenant à l’approche des élections. Même si je trouve que ce combat, que vous menez également, est juste sur le fond, ce qui me gêne (pour ne pas dire plus) avec Revol c’est son opportunisme.
    Je suis effaré de constater qu’il dépose un recours en s’aidant d’un avocat, qui est payé avec on ne sait quels moyens, mais que l’on connait bien à Grabels.
    René Revol l’avait fait intervenir début 2010, au conseil municipal (en le présentant comme l’avocat du groupe GGL), pour qu’il présente aux élus les grands avantages d’une forme de partenariat public privé, pour la construction d’une crèche municipale, au motif que l’opération était complexe et que cela permettait en quelque sorte d’éviter les règles du marché public .
    Le même Revol, avec le même avocat , dépose un recours 5 ans plus tard contre des modalités de financement et en contestant des arguments (celui de la complexité) qu’ils avaient eux mêmes défendus 5 ans plus tôt pour une crèche municipale. Laquelle crèche municipale a été effectivement construite sans règles de publicité et de mise en concurrence prévues dans le code des marchés publics, dans le cadre d’une opération immobilière, de logements social certes, mais avec des cessions de terrains entre mairie et groupe GGL, cessions qui n’ont pas été défavorables à l’aménageur privé intervenant beaucoup sur Grabels depuis 2008 .
    Vous n’êtes pas évidemment responsable des agissements des hommes politiques qui mènent le même combat que vous, mais il ne faut pas perdre la lucidité que l’on doit avoir sur les motivations des agissements de ces mêmes hommes politiques

  16. Freche said
    on 5 décembre 2015

    à 20 h 00 min

    Je rejoins assez le point de vue de Yanhel. Déjà que ce n’était pas simple voilà qu’en plus ça se complique ! L’appel à soutenir « Montpellier Journal » n’est en tout cas pas tombé dans à côté de l’oreille d’un électeur !

  17. mjulier said
    on 5 décembre 2015

    à 21 h 10 min

    à pheymes : j’ignorais cet épisode avec l’avocat de Revol. Pour l’avocat c’est normal: il est compétent dans les contrats publics, donc il représente ses clients dans un sens ou dans l’autre (c’est aussi notre avocat dans l’action contre le PPP de la gare). Son action en diffamation est plus surprenante: ce n’est pas son domaine.

    Je suis pas un doux rêveur: on donne des arguments montrant l’absurdité de la gare et on dénonce publiquement les mensonges de ses défenseurs, j’ose espérer que ça donne une motivation et des munitions à des hommes politiques pour s’y opposer, et pour respecter leurs engagements.

  18. pheymes said
    on 6 décembre 2015

    à 0 h 07 min

    Votre avocat et celui de René Revol a plus d’une corde à son arc : c’était encore lui que René Revol avait choisi pour le défendre (euh non pardon pour défendre la commune !) lorsque j’avais contesté au TA le refus du maire de Grabels d’accorder au conseiller municipal d’opposition, que j’étais à l’époque, un droit d’expression dans le journal municipal comme le prévoyait pourtant la loi et la jurisprudence en la matière

  19. Jean de Laguionie said
    on 6 décembre 2015

    à 1 h 22 min

    Juste pour répondre à mjulier attaquer « La Gazette » (qui à pignon sur rue depuis des décennies et des moyens qui vont avec pub des collectivités locales et pubs des privés et attaquer un site indépendant ce n’est bien entendu pas pareil du tout c’est même le jour et la nuit. Revol le sait pertinement. D’abord on réclame un droit de réponse si on conteste ce qui est écrit. On dira ensuite et après rien à craindre d’un procès si ce qu’on dit est vrai. Sauf que la justice c’est parfois une roulette et ce n’est pas parce qu’on a raison qu’on gagne !

  20. mjulier said
    on 6 décembre 2015

    à 8 h 30 min

    À pheymes:
    Votre recours au TA à propos du bulletin municipal de Grabels est dans les cordes de notre avocat, puisqu’il est spécialisé en droit public. Vous avez gagné?
    Ce qui est plus étonnant comme je le disais, c’est qu’il engage une action pénale, au tribunal correctionnel: ce sont en général les avocats pénalistes qui font cela, même si un avocat est théoriquement capable de faire n’importe quelle action.
    D’ailleurs l’épaisseur du dossier reçu par JOT me donne l’impression que l’avocat a fait comme devant le TA, où la procédure est écrite. Si l’audience au tribunal correctionnel dure un quart d’heure, est-ce que le tribunal va lire tout ça?

  21. pheymes said
    on 6 décembre 2015

    à 10 h 54 min

    A mjulier
    J’avais déposé un recours au TA devant le refus, par courrier (non rédigé par un avocat, cela se voyait), exprimé par René Revol de m’accorder ce droit d’expression. Peu de temps après le dépôt de ce recours, avec mémoire très argumenté, j’ai reçu un autre courrier (là rédigé par un avocat, ça se voyait) signé Revol, m’accordant ce que je souhaitais. Du coup j’ai abandonné le recours.
    Si j’ai fait part de tout cela, qui peut paraître éloigné du propos de l’article de JOT (encore que !), c’est simplement pour montrer que l’affable et en apparence très sympathique René Revol, donneur de leçons à l’occasion (faites ce que dis), se comporte très souvent comme le pire des hommes politique qu’il pourfend, lui et son parti, régulièrement dans ses discours, en usant et abusant des moyens que lui donne sa fonction de maire pour attaquer ceux qui éclairent le citoyens sur son comportement (en ce sens c’est : ne faites pas savoir ce que je fais).

  22. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 10 décembre 2015

    à 20 h 06 min

    @philogm : ton don se rapproche de plus en plus : http://www.montpellier-journal.fr/2015/12/onesta-nexclue-absolument-pas-une-participation-a-lexecutif-ps.html

    ;-)

  23. Philogm said
    on 10 décembre 2015

    à 20 h 44 min

    Ben forcément… si on n’a la réponse qu’en janvier, par prudence, je vais être obligé de faire un don avant le 31 décembre (sinon ça ne fera pas un nombre rond pour 2015)…
    :P

  24. Philogm said
    on 10 décembre 2015

    à 20 h 52 min

    Ah ben je viens de regarder le compteur… le nombre rond que je visais est dépassé… le prochain nombre rond est un peu proche pour être honnête… Et le suivant un peu loin…
    Ça va finir par me coûter cher ce pari unilatéral !
    ;)

  25. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 10 décembre 2015

    à 20 h 56 min

    :-D

  26. Philogm said
    on 21 décembre 2015

    à 16 h 40 min

    Bon, la carte est sortie, suite à mon pari unilatéral perdu:
    http://m.lamarseillaise.fr/herault/politique/44725-carole-delga-et-gerard-onesta-ont-constitue-une-majorite
    (Agnès Langevine 3ème vice-présidente).
    Dès qu’il y a des sous dessus ( avant le 31) ce sera fait…
    :P

  27. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 21 décembre 2015

    à 17 h 03 min

    Bravo pour ton fair play !
    Sans oublier : Jean-Luc Gibelin (PCF), Guillaume Cros (EELV) et Marie Piqué (PCF), tous trois issus de la liste Onesta du 1er tour.

    Ceci dit, au-delà des postes de vice-président(e)s, ce sont les votes qui seront intéressants à observer.

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