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Le Samedi 15 février 2014 à 16:49

Une centaine de pompiers fait plier le préfet Pierre Bousquet de Florian


Malgré la présence de CRS et de gendarmes, les soldats du feu en grève sont parvenus à empêcher la tenue d’une réunion. Autres sujets de la revue de presse : l’absence de débat sur la métropole dans la campagne des municipales. André Vezinhet ne veut plus participer à des meetings avec Robert Navarro (ex PS). Hélène Mandroux en promenade au Portugal aux frais du MAHB. La baisse spectaculaire des ventes de Midi Libre en 2013. Etc.

Pierre de Bousquet de Florian le 8 mai 2013 (photo : J.-O. T.)

Urbanisme

  • « Changer d’échelle, changer d’enjeu. Le non-dit des municipales encombre (enfume ?) l’horizon », c’est le titre d’une tribune de Dominique Crozat, professeur de géographie à l’université Montpellier III que publie le collectif Montpellier 4020 sur son site (12/02). Dans ce texte, le géographe déplore la faiblesse voire l’absence de débat sur « l’enjeu véritable des municipales » : « Le pilotage des communautés d’agglomérations et de communes et des futures métropoles. »
  • Michel Lenthéric, élu écologiste à Saint-Jean-de-Védas, ne manque pas une occasion, en conseil d’agglomération, de dénoncer le projet Oz, prévu au sud d’Odysseum. Il en a remis une couche le 6 février dernier en abordant également la question de la métropole et s’est heurté, comme habituellement, à un tir nourri des soutiens du président Moure. La vidéo est ici et c’est vers 1h.

Politique

  • Alors que le conseil d’agglo de Montpellier a voté le 25 juillet une reconduction de la délégation de service publique (DSP) de la gestion de l’eau de 7 ans, le candidat Jean-Pierre Moure a promis en décembre un passage en régie publique « au plus tard à mi-mandat ». René Revol, le maire (PG) de Grabels, a interpellé sur ce sujet le président de l’agglo lors du conseil du 6 février en ces termes : « On n’a des informations que par la presse pour savoir si on est engagé dans une DSP de 7 ans ou si on aura une régie publique dans les trois ans. […] Je crois que ça peut être le lieu, monsieur le président, pour que vous précisiez votre pensée. » Réponse de Jean-Pierre Moure : « La responsabilité de cette affaire sera concrétisée par le prochain conseil communautaire. Me concernant, j’ai pris des dispositions pour qu’on intègre un avenant au cahier des charges qui a été soumis aux entreprises retenues pour participer à l’appel d’offres, pour qu’elles intègrent l’hypothèse d’un passage à la régie en trois ans. Donc ça fait partie d’un élément supplémentaire sur lequel planchent les entreprises soumissionnaires comme je m’y étais avancé  [engagé ?]. » (La vidéo est ici et c’est vers 31’20 »)
  • Le parquet a requis le renvoi de Robert Navarro (l’ancien premier fédéral de l’Hérault et exclu du PS) devant le tribunal correctionnel pour l’affaire d’abus de confiance qui oppose le sénateur à son ancien parti. (France 3 Languedoc-Roussillon, 11/02) On attend maintenant de savoir si le juge d’instruction va suivre les réquisitions du parquet. Si cette affaire vient de franchir une étape, ce n’est pas le cas de celle concernant une éventuelle fraude électorale à la CCI de Montpellier qui a éclaté quelques mois avant l’affaire Navarro et pour laquelle, sauf erreur, une quinzaine de personnes sont toujours placées en examen et Gabrielle Deloncle, élue présidente de la CCI à l’issue du vote de fin 2010, sous le statut de témoin assisté. Très réactive au début de l’affaire, la justice aujourd’hui semble prendre son temps. Il faut dire que le Medef a retiré sa plainte après un accord passé avec Gabrielle Deloncle par ailleurs vice-présidente de l’Agglo et soutien de Jean-Pierre Moure pour les municipales.
  • Le lendemain de l’annonce de la position du parquet dans l’affaire Navarro, André Vezinhet, président du conseil général, présent au meeting de Jean-Pierre Moure vendredi 7 et assis à quelques places de Robert Navarro, se souvient subitement qu’il ne souhaite pas fréquenter Robert Navarro. Il déclare : « Je n’irai plus à un meeting où il y aura Robert Navarro, qui a tout fait pour tuer le PS. » (20 minutes, 13/02)
  • Pour l’instant et sauf erreur, Philippe Saurel est le seul candidat aux municipales à Montpellier à avoir déclaré vouloir signer la charte Anticor (en attente de validation par l’association).
  • Le sigle du PCF a fait son retour sur le site de Jean-Pierre Moure depuis au moins le 9 février. Jusqu’au 14 février, il était en Une et le 15 février dans la page Actualités, avec cette phrase : « Le PCF rejoint notre dynamique. ». Ce qui, on l’a vu, est totalement faux : seuls cinq élus PCF dissidents ont rejoint la liste PS-EELV pas le PCF qui est engagé dans liste Front de gauche. Ils ne sont d’ailleurs plus que quatre aujourd’hui puisque Michel Passet, secrétaire fédéral du PCF, a indiqué son retrait. De plus, rappelons que le conseil national du PCF a interdit l’utilisation du logo du parti à toute autre liste que celle du Front de gauche. Sollicité via Twitter pour expliquer la présence du sigle, un membre de l’équipe de campagne de Jean-Pierre Moure a répondu (14/02) : « Ce doit être une page récalcitrante de l’ancien site. » Toujours récalcitrante, 24 heures plus tard.
  • Hélène Mandroux est invitée par le MAHB à suivre le match de poule que le club de handball doit disputer ce soir au Portugal en coupe EHF, « qui n’a pas le lustre de la Ligue des champions » (midilibre.fr, 14/02). Selon le quotidien, le déplacement devait durer plus de deux jours (arrivée jeudi soir et départ dimanche matin). L’histoire ne dit pas si Hélène Mandroux (5 500 € d’indemnités de maire et 2800 € d’indemnités de vice-présidente de l’agglo) a pris ses dossiers avec elle lors de ce déplacement qu’on imagine crucial pour le rayonnement de sa ville…

Social

  • Si on en croit 20 minutes et Midi Libre (14/02), entre 100 et 200 pompiers (voire même seulement 60 selon l’état major) ont empêché, sans violence, la tenue d’une réunion, à l’endroit prévu initialement, jeudi 13 à Vailhauquès. Et ce malgré la vingtaine de cars de CRS et de gendarmes présents. Le préfet Pierre de Bousquet de Florian semble faire preuve de plus de fermeté quand il s’agit d’expulser une famille de retraités d’un appartement du Petit Bard pour environ 7000 € d’impayés de loyer ou des demandeurs d’asile Somaliens. Fort avec les faibles et faible avec les forts, le préfet ? A propos de l’action de jeudi 13, Frédéric Loiseau, directeur de cabinet du préfet, a déclaré : « Ce n’est pas normal d’empêcher que ça se passe. » Les pompiers en tremblent encore. Cet épisode démontre en tout cas que des manifestants déterminés peuvent obtenir des résultats.

Environnement

  • D’après le dossier de presse (14/02) décrivant « les travaux dans le centre-ville de Montpellier » de la ligne 5 de tramway, les deux rangées de platanes du boulevard Henri IV ne devraient pas être touchées. Et on repense alors aux platanes de l’avenue de Lodève abattus avant le passage de la ligne 3…

Sécuritaire

  • A l’occasion, de la présentation du nouveau plan Vigipirate, on apprend que nous sommes au niveau rouge depuis les attentats de Londres en juillet 2005 (francetvinfo.fr, 13/02).
  • « A droite comme à gauche, l’antiterrorisme est un mode de gouvernement. […] Nous disions, à peine arrêtés, que l’antiterrorisme ne ciblait pas centralement ceux sur qui il s’abat, mais l’ensemble de la population ; qu’il n’était donc pas une procédure judiciaire, mais un mode de gouvernement.» (« Groupe de Tarnac », Le Monde, 15/02)

Médias

  • À de nombreuses reprises, le commentaire de Christian Bourquin suite à la décision de la cour de cassation rendant sa condamnation définitive, a été diffusé, repris, commenté. Problème, la source est très souvent Midi Libre dont l’impact dans l’opinion n’est pas contestable. Or le quotidien s’est trompé dans la retranscription (27/01) des propos du président de région. Il les a d’ailleurs sans doute repris de L’indépendant (25/01) qui s’est lui-même trompé : « Vous savez ce que je pense de la justice, il faut limiter ses pouvoirs et les contourner. » Or il suffit d’aller voir la vidéo sur le site de France 3 Languedoc-Roussillon pour constater, vidéo à l’appui, que Christian Bourquin a dit : « Regardez mes actions au Sénat et vous verrez qu’il faut quand même limiter les pouvoirs de la justice et les contrôler. » Contourner et contrôler, ce n’est pas vraiment pareil. Faire une erreur de retranscription, cela arrive à tout le monde. Problème, sauf erreur, ni L’Indépendant ni Midi Libre n’ont rectifié.
  • Bonne nouvelle pour la presse. La situation financière de Midi Libre semble s’être améliorée. En effet, le quotidien régional envoie un journaliste, plusieurs jours au Portugal pour un match du MAHB dans les phases de poules d’une coupe européenne de handball de seconde zone. Et notre Tintin nous ramène (14/02) des informations de première bourre : l’équipe a dû changer d’hôtel en raison du confort sommaire de celui prévu initialement… Ne doutons pas qu’avec une telle proximité avec l’équipe et les dirigeants, d’autres informations, par exemple sur la situation financière réelle du MAHB, vont suivre.
  • « Depuis quelques années, le quotidien régional perd bon an mal an 4000 acheteurs par an […] puis brusquement la perte s’est accélérée : 11 597 acheteurs perdus en 2013. » (La Gazette de Montpellier, 13/02) On comprend que la situation financière du journal soit tendue… Il s’agit des chiffres OJD de Midi Libre semaine. Mais sur 7 jours, les chiffres sont semblables.

Lire aussi : toutes les précédentes revues de presse de Montpellier journal (en accès libre, sauf les deux dernières)


Publié dans Accès libre, Environnement, Médias, Politique, Sécuritaire, Social. Mots clés : .

4 commentaire(s)

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  1. Philou.fute said
    on 16 février 2014

    à 12 h 38 min

    ne touchez pas aux platanes du boulevard Henri IV ou ce sera comme pour la Canourgue ! ils font partie du secteur protégé

  2. AntoineMontpellier said
    on 19 février 2014

    à 1 h 49 min

    A propos de la phrase de Bourquin sur contrôler et non contourner les pouvoirs de la justice : en contrôle ou en contournement, de la justice, il y a, chez cet homme la constance, dans le rejet de la condamnation qui le frappe, de l’affirmation que le politique doit « peser » sur la justice ! On peut même penser que, dans la version restituée des propos, le pouvoir politique s’affiche plus ouvertement en légitimité de se soumettre la justice, en prolongement sémantique plus cohérent encore avec l’idée de limiter celle-ci, alors que la formule erronée du contournement était, elle, entachée, d’une connotation d’illégitimité : celle du délinquant en col blanc qui traque le moyen d’échapper au juge ! Le « contrôle » reste dans le champ lexical-sémantique du politique, au contraire du « contournement ». De ce point de vue-là la nouvelle version est plus inquiétante par ce qu’elle dit d’un syndrome d’autoritarisme chez notre homme de pouvoir en lieu et place de celui, qu’on croyait être, d’un pitoyable manoeuvrier rancunier !

    Antoine

  3. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 19 février 2014

    à 14 h 30 min

    Le contrôle d’un pouvoir, fut-ce-t-il la Justice, ne me choque pas. Il me paraît même souhaitable à condition qu’il le soit par une instance indépendante. Évidemment quand c’est le pouvoir politique qui veut contrôler la Justice, c’est plus gênant. Mais Christian Bourquoi n’a pas été précis sur ce point.

  4. AntoineMontpellier said
    on 20 février 2014

    à 3 h 08 min

    Il s’agit bien ici, dans le commentaire que je fais, du contrôle par le pouvoir politique tel que le suggère, plus d’ailleurs que vous ne le dites, C Bourquin. Du moins si l’on en croit ce que l’Indépendant rapporte : « Vous savez ce que je pense de la justice, il faut limiter ses pouvoirs et les contourner. Je suis sénateur de la France, et je vote les lois », a lâché un Bourquin visiblement amer après la décision de mercredi. »
    Que signifie cette mise en continuité de phrase entre l’idée qu’il faut, rectifions ici, « contrôler » les pouvoirs de justice et l’idée que l’on est sénateur et qu’on vote les lois ? Je vous concède que cela manque de précision mais ce serait faire un trop beau cadeau à un tel personnage « installé » dans la conscience de sa propre valeur, soit une certaine suffisance d’homme d’appareil, que de le laisser impunément jouer du sous-entendu. A ce petit jeu on peut à bon droit lui renvoyer la « précision » que ce qu’il dit est 1/ une menace voilée et 2/ que du coup on va l’aider à se dévoiler en présupposant que celle-ci pose le législateur, ce type de législateur à crédibilité politique chancelante, dans sa capacité à formater la justice à convenance personnelle. Si ceci peut-être reçu comme procès d’intention, il suffira de rappeler que c’est le prix à payer de l’imprécision. Dans des questions comme celle-ci en particulier, dans le contexte politique du néofrêchisme qu’incarne C Bourquin, le devoir premier incombe avant tout à l’homme politique : celui d’être clair dans ce que l’on veut signifier sur la justice. Qui plus est quand celle-ci vous ramène au statut commun d’un justiciable ! Commun, oui, ce n’est pas toujours très bien vécu par les hommes de pouvoir…