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Le Mardi 7 juin 2016 à 21:17

Les élus de Grabels veulent plus de « Grabellois » dans le club de foot


Le dynamique USG foot revendique plus de 330 licenciés composés notamment d’enfants de la Paillade, quartier populaire de Montpellier, voisin du village. Mais René Revol, le maire (Parti de gauche) et Christine Galant, son adjointe aux sports, ont demandé aux dirigeants du club « d’augmenter la proportion de jeunes grabellois au sein du club, beaucoup trop faible à ce jour ». Cette question de « proportion » revient régulièrement sur le tapis depuis l’élection de Mustapha Nassiri à la présidence du club. (2 650 mots)

Par Jacques-Olivier Teyssier

René Revol, maire (Parti de gauche) de Grabels, le 25 mars 2015 (photo : J.-O. T.)

Si ce n’est pas une obsession, cela semble une préoccupation récurrente depuis au moins deux ans : la proportion de Grabellois au sein de l’US Grabels foot, le club du village voisin de la Paillade. Mustapha Nassiri, celui qui n’est encore que président du club par intérim, déclare à Midi Libre le 21 juin 2014 : « L’objectif n’est pas de signer des adhésions à tout prix et la priorité sera donnée aux enfants de Grabels. » Le 13 avril 2015, c’est Monique Lanot, conseillère municipale (droite), qui demande en conseil « combien d’enfants inscrits à l’USG football sont Grabellois ». Ce sera la seule question posée sur la délibération concernant les attributions de subventions à toutes les associations du village. La réponse de l’adjointe aux sports sera reprise dans Midi Libre (16/04/15) : « Une petite cinquantaine de Grabellois inscrits sur un effectif de 200 enfants. »

« Origine de ses 310 licenciés »
Le sujet revient dans Midi Libre, 18 décembre 2015 : « Et le club de brandir une mixité parfaite avec 22 nationalités représentées parmi l’origine de ses 310 licenciés ; moins d’un quart des licenciés seraient grabellois. » Le quotidien régional nous apprend aussi, le 1er février 2016, que pour le stage des vacances d’hiver, « un tarif préférentiel de 10 € / journée sera accordé à tout enfant domicilié à Grabels désireux de jouer au football ». Un tarif plus bas que pour les enfants licenciés au club (60 € pour cinq jours soit 12 € par jour).

En mai 2016, alors que les relations tendues entre les élus et les dirigeants du club sont mises sur la place publique, les choses deviennent un tout petit peu plus explicites. « L’US Grabels a aussi montré sa bonne intention en suivant vos directives lorsque vous nous avez demandé une mixité sociale au sein du club », écrit Moustapha Nassiri, président dans un courrier adressé le 23 mai à René Revol. On passe donc d’une mixité géographique (Grabels ou ailleurs) à une « mixité sociale ».

« 80 % de vos licenciés sont extérieurs à notre commune »
Le maire et son adjointe aux sports, dans leur réponse sous forme de mise au point, ne contestent pas les « directives » ni le terme « mixité sociale » et écrivent : « Concernant les effectifs et selon les chiffres que vous nous avez communiqués, seulement 20 % sont Grabellois (335 licenciés, 47 enfants grabellois et 20 adultes grabellois), c’est-à-dire que 80 % de vos licenciés sont extérieurs à notre commune. » Enfin, dans sa lettre aux habitants diffusée le 3 juin, René Revol écrit : « Nous leur avons demandé d’augmenter la proportion de jeunes Grabellois au sein du club, beaucoup trop faible à ce jour. »

Interrogé par Montpellier journal pour savoir ce qu’il pense de l’évolution du club depuis son départ, Yvan Bernardi, le précédent président du club – par ailleurs 6e sur la liste FN aux municipales 2014 à Montpellier – déclare : « Mon petit-fils y joue encore. Il y a des entraîneurs qui se montrent à la hauteur. Par contre, le club présente quand même des gros défauts de fonctionnement de par la proximité de la Paillade. » C’est-à-dire ? « Je ne voudrais pas paraître raciste parce que ce n’est pas mon propos du tout puisque j’ai dirigé ce club mais il y a une forte islamisation du groupe. Le communautarisme joue à plein. » Ça se traduit comment ? « Il y a 95 % de gens de la Paillade contre 5 % de gens de Grabels. » Tout en reconnaissant que cette proportion était « la même » sous sa présidence qu’il dit avoir quittée après avoir reçu des menaces de mort.

« Français de souche »
Et d’ajouter : « Je n’ai aucune rancœur si ce n’est que j’ai été victime de ce communautarisme et que, petit à petit, on verra au sein du club de foot de Grabels, disparaître les Français de souche. Mais bon, ça n’engage que moi. » Mais en quoi cette proportion trop faible de Grabellois poserait un problème ? Réponse d’Yvan Bernardi : « Au niveau de la mairie de Grabels, il y a aujourd’hui des réticences peut-être à délivrer des aides qui seraient nécessaires parce que ça concerne de moins en moins les Grabellois. »

Pourtant, comme l’a souligné (1/06) sur son blog Pascal Heymès, opposant de René Revol, ce dernier déclarait en 2012 : « Je tiens à signaler aussi que nous sommes un club ouvert c’est-à-dire que nous tenons beaucoup à notre village, nous nous battons pour nos couleurs, il n’y a pas de souci mais nous le faisons sans rejeter les autres et c’est pour ça que c’est avec plaisir que nous accueillons tous les enfants de la Mosson et de la Paillade qui sont dans ce club et qui créent par là-même quelque chose de fondamental qui est dans le sport et qui devrait bien irriguer partout : le respect mutuel. Le sport c’est l’école du respect mutuel. » On retrouve le même type de propos dans le discours d’investiture d’avril 2014 de René Revol où le maire prône les vertus de « l’accueil » à Grabels, des « valeurs de fraternité » portées par les sportifs. (1)

Baisse de la subvention
C’est notamment l’annonce d’une nouvelle baisse de la subvention à l’USG foot qui a déclenché le courrier du président à René Revol le 23 mai. Elle est passée de 13 750 € en 2012, selon Pascal Heymès, à 8 000 € annoncés aujourd’hui soit 42 % de baisse même si elle est de loin la subvention la plus élevée de la commune à un club sportif (le hand, 2e club le mieux doté touche 2 000 €). Elle était encore de 11 000 € en 2014 et 2015 soit une baisse de 27 % par rapport à l’an passé. On peut aussi prendre l’exemple du club voisin de l’Atlas Paillade qui revendique 160 licenciés. La subvention 2016 par la ville de Montpellier se monte à 11 500 € soit 44 % de plus que l’USG pour moitié moins de licenciés, donc.

Soulignons également que la baisse de la subvention de l’USG est supérieure aux 20 % annoncés pour effort d’économie demandé aux associations (Midi Libre, 3/06). Sans compter que certaines associations n’ont pas vu leur subvention baisser  : le judo, le tambourin (que pratique l’adjointe aux sports), la pétanque et le hand. Ou encore la bibliothèque de l’école « identique à 2015 du fait de l’augmentation des effectifs ».

« L’enfance et la jeunesse grabelloises »
Pour justifier la baisse des subventions, René Revol parle, dans sa lettre aux habitants d’un « contexte budgétaire très serré » pour économiser environ 10 000 €. Sauf que l’an passé, il déclarait : « Je n’attends pas après 180 000 € pour boucler un budget de plus de 8 M€. » (Midi Libre, 21/05/2015) René Revol explique également les choix de son équipe : « Nous avons voulu privilégier toutes les associations qui encadrent l’enfance et la jeunesse grabelloises et qui jouent donc un rôle éducatif. » Faut-il en déduire que l’USG foot n’encadre pas l’enfance et la jeunesse grabelloises ?

Mais cette perte se cumulerait avec une autre. En effet, le président Nassiri évoque dans sa lettre du 23 mai « une enveloppe allouée généreusement par un promoteur local à l’attention des associations grabelloise » et dont il affirme n’avoir « pas vu le moindre centime ». Tous les regards se tournent alors vers GGL, très actif, on l’a vu (ici et ici), sur la commune. Pascal Heymès a d’ailleurs exhumé un article de Midi Libre (26/05/2010) qui rapportait que l’USG avait bénéficié d’une partie de l’enveloppe de 10 000 € en 2010. Mais ça, c’était bien avant la présidence Nassiri. Et René Revol et son adjointe ne répondent pas sur ce point dans leur courrier du 26 mai.

Location du terrain à l’équipe de Montarnaud
Autre menace pour le club, la décision de la municipalité de louer le terrain pelousé au club de… Montarnaud. Motif avancé par l’équipe municipale ? « Une volonté de leur venir en aide dans un souci d’ouverture métropolitain. » Visiblement, dans ce cas, le côté non « grabellois » de l’équipe ne semble pas poser de problème. Il est vrai que la ville devrait obtenir une contre-partie financière. On parle de 7 000 € pour une saison. Pour l’USG, c’est en revanche la crainte d’avoir moins de créneaux pour ses adhérents.

Reste que dans cette affaire, Christine Galant est en première ligne. D’abord bien sûr parce qu’elle est adjointe aux sports. C’est d’ailleurs elle qui avait « orchestré la remise des chèques » issus de l’enveloppe GGL en 2010 (Midi Libre, 26/05/2010). Ensuite parce que le stade en pelouse synthétique construit sous la mandature Revol pour un investissement de plus de 2 M€ – avant la présidence Nassiri – porte le nom du père de l’élue (Serge Oltra). Mais aussi parce que les dirigeants du club de foot semblent avoir plus de problèmes avec cette adjointe, classée à droite voire très à droite, qu’avec René Revol. Il y a aussi un détail qui peut surprendre : alors que l’équipe municipale demande « plus de Grabellois » dans le club, l’adjointe aux sports ne montre pas vraiment l’exemple puisqu’elle a inscrit son fils dans le club de… Lattes, à une vingtaine de kilomètres de Grabels.

Jeunes « pris en otages »
Il sont plusieurs à ne pas comprendre le soutien sans faille de René Revol à son adjointe. Le maire allant même jusqu’à utiliser les termes de « chantage » (par deux fois) et de jeunes « pris en otages » en général bien éloignés du vocabulaire d’un élu du Parti de gauche face à des revendications de militants associatifs. Il a également demandé, dans l’attente d’une réunion avec les dirigeants du club, le gel de la subvention à l’USG qui n’a pas été votée, comme initialement prévu, lors du conseil municipal du 30 mai.

Ces tensions interviennent alors que le dynamisme du club est de plus en plus visible : déplacement d’enfants à Fès (Maroc), en Corse, rencontre avec des joueurs professionnels à Paris, participation à la Danone cup, tournoi « Euro 2016 », une section féminine qui fait la fierté de ses dirigeants (Midi Libre, 28/12). « On avait 260 enfants quand j’ai repris, aujourd’hui le club compte 365 licenciés avec les éducateurs », déclare le président à Midi Libre (23/03). Même Yvan Bernardi reconnaît certains mérites : « Ce que je constate à travers mon petit-fils, c’est que, bon gré mal gré, ce club tourne. Ils les ont amenés cette année au Maroc. Pour mon petit-fils qui est grabellois, c’est quand même une bonne chose d’aller voir ce qu’il se passe ailleurs. »

« Stade municipal des momos »
Aucun élément ne permet aujourd’hui de dire que des conseillers municipaux rejoindraient la position d’Yvan Bernardi sur les craintes de voir disparaître les « Français de souche » du club de foot. Mais une ambiance délétère est-elle en train de s’installer dans ce village alors que le FN a fait 31 % des voix au second tour des régionales ? Alors que la mention « stade municipal des momos » (des Mohamed) a été taguée en janvier dernier sur les vestiaires du stade (Midi Libre, 11/01). Alors qu’aucune plainte n’aurait été déposée par la ville ni aucun communiqué de condamnation diffusé suite à ce tag. Alors qu’un commentaire sous un article concernant l’équipe féminine a été posté sur Facebook (31/12) : « Que des gris. » Puis, quelques heures plus tard : « Une honte. » Alors que la situation fait envisager à Pascal Heymès, sur son blog, parmi plusieurs hypothèses futures de la politique municipale en faveur du foot, celle-ci : « La reconstruction d’un autre club avec des joueurs grabellos-grabellois et d’autres venant des villages voisins, hors quartiers montpelliérains de la Paillade et de la Mosson. »

Sollicité, Mustapha Nassiri n’a d’abord pas souhaité s’exprimer préférant « tempérer », en attendant la réunion prévue avec les élus. Montpellier journal a également sollicité René Revol et Christine Galant pour recueillir leurs positions « sur les relations des élus de Grabels avec l’USG foot ». René Revol nous a fait parvenir un communiqué consultable ici. Rappelé par Montpellier journal en lui indiquant le contenu du communiqué, Mustapha Nassiri a alors décidé de s’exprimer.

Prise de rendez-vous difficile
René Revol écrit que les dirigeants du club « n’ont toujours pas pris rendez-vous avec les élus » depuis le gel de la subvention il y a une semaine. Mustapha Nassiri affirme pour sa part avoir appelé René Revol et lui avoir laissé un message. Celui-ci ne l’aurait pas rappelé. A l’inverse, René Revol ne dit pas, dans son communiqué, avoir contacté les dirigeants du club pour prendre rendez-vous.

Alors que jusqu’à aujourd’hui, la question des finances du club n’avait pas été abordée par les élus, René Revol écrit : « Les comptes fournis par l’association USG Foot ont de quoi inquiéter avec un budget prévisionnel pharaonique supérieur à 100 000 euros, sans les ressources correspondantes, sans commissaire aux comptes ni vérificateur financier, la trésorière envisageant de surcroît de donner sa démission ! » Mustapha Nassiri dément, pour sa part, toute volonté de la trésorière de démissionner. Sur le budget, il confirme le chiffre de 100 000 € mais souligne qu’il ne s’agit que d’un budget prévisionnel réalisé « avec un comptable ». Ont été indiquées toutes les recettes espérées et toutes les actions envisagées.

« Mixité »
Enfin, René Revol écrit : « La Ville de Grabels est très attachée à l’USG Foot et à la mixité qu’il privilégie depuis toujours entre les quartiers montpelliérains et Grabels. »

Mustapha Nassiri confirme : « Le club n’a jamais dépassé les 25 ou 30 % de Grabellois. C’est aujourd’hui qu’on nous dit qu’il n’y a que 20 % alors que ça a toujours existé depuis l’époque du père de Galant. J’ai une photo des années 2000 où il y a 60 % des gens du quartier de la Paillade. Son père venait à la Paillade pour récupérer des joueurs et il buvait le café avec nous. Elle, depuis que je suis président, n’a jamais mis les pieds au club, n’est jamais venue voir des gamins. »

Il précise également que, lors de l’assemblée générale du club le 20 mai, « des gens de Grabels sont rentrés au bureau : Charles, Ernesto, Philippe, Jacky,… ». Et d’ajouter : « Mon objectif principal c’est de mettre le club en place et que, dans un futur, ce soit un Grabelois qui soit président. Et que la municipalité soit contente. » On en est là.

[Mise à jour le 22 juin à 19h25 : René Revol a mis un peu plus la pression sur le club et persiste sur le terrain financier. Dans un courrier adressé au président de l'USG et publié sur la page Facebook du club (16/06), le maire demande à ce que l'USG fasse appel à "un commissaire aux comptes indépendant" pour "procéder à un audit financier des comptes de l'association". Il annonce par ailleurs la suspension des créneaux de mise à disposition des infrastructures de la commune.]

[Màj le 5 juillet à 14h30 : sur la page Facebook de l'USG, il est écrit (3/07) : "La réponse écrite de la Municipalité de Grabels est arrivée et elle est plus que positive. Nous tenions à remercier sincèrement monsieur le maire, René Revol, et son adjointe aux sports, madame Christine Galant. L'US Grabels 2014 sera bien présent pour la rentrée footballistique." Il semble donc que les choses se soient arrangées mais les lecteurs n'en sauront pas plus puisque le courrier n'a pas été publié sur la page Facebook, contrairement au précédent. René Revol aurait eu raison du "souci de transparence" de l'USG ?]

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(1) Vers 11’45 de la vidéo : « Dans un monde si complaisant avec les puissants et si dur avec les faibles, il revient à la puissance publique à l’échelon modeste d’une commune ou à un échelon supérieur, de venir en soutien des plus faibles pour garantir le maximum de justice dans cet accès à une vie réussie. Aussi, nous allons nous employer à améliorer ce qu’on pourrait appeler ‘l’accueil’. […] Il est fondamental pour nous d’améliorer cet accueil. »

Vers 14’20 : « Rendre la vie plus douce, c’est surtout favoriser, plus de fraternité, plus de liens, plus de fraternité entre nous. […] Allez faire un tour dans les stades de sport, sur les terrains car les valeurs qui sont portées par les sportifs sont des valeurs de fraternité et non des valeurs de rivalité absolue. Il faut comprendre ça. Cette fraternité, c’est l’objectif important. Si nous arrivons à créer cette ambiance de fraternité au sein de notre commune, nous créons par là-même une protection pour tous. Et ceux qui dans leur vie personnelle se trouvent dans la difficulté pourront par là-même se sentir mieux défendus. »

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3 commentaire(s)

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  1. thieraliege said
    on 7 juin 2016

    à 23 h 03 min

    Bonsoir,
    Pour compléter un peu cet excellent article, il n’y aurait pas moyen d’en savoir un peu plus sur le budget du club ? Ce qui est évoqué est assez vague.

  2. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 7 juin 2016

    à 23 h 14 min

    Je n’ai pas cherché dans cette direction mais si je reviens sur le sujet, pourquoi pas ?

  3. pepito said
    on 8 juin 2016

    à 9 h 55 min

    Voici 2 liens intéressants pour compléter l’article

    http://www.midilibre.fr/2014/05/21/demission-du-president-de-l-us-grabels,863905.php

    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/06/15/1578262_mais-qui-veut-un-deuxieme-terrain-de-foot-homologue-a-grabels.html avec interview du maire en fin d’article

    Cette installation sportive « pharaonique » (le mot semble très en vogue à Grabels) n’est motivé que part la politique politicienne : au niveau du village, réunir les 2 fronts pour la réélection (FG +FN= score RR), au niveau régional, s’assurer le vote des quartiers populaires et de la « diversité »…

    Plusieurs générations de grabellois devront payer le goût de leur maire pour le petit frisson politique de celui-ci à toutes les échéances électorales.

    Je vous confirme, la très mauvaise ambiance sur Grabels, où tous les coups sont permis…

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