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Le Dimanche 7 mars 2010 à 21:29

L’âge du départ à la retraite selon Georges Frêche

Le président de région a prôné, mardi, « la retraite à la carte ». En présence de Josianne Collerais, candidate sur sa liste et communiste dissidente du PCF.

Josianne Collerais et Georges Frêche le 2 mars 2010 à Montpellier (photo : Mj)Lors de sa conférence de presse pour présenter son programme sur « l’intergénérationnel », Georges Frêche a déclaré : « Je sais qu’en France, on est champion de la démagogie. La retraite à 60 ans, c’est un faux problème. Il y a des gens qui ont envie de prendre leur retraite à 55 ans et c’est nécessaire parce qu’ils ont un boulot qui est casse pieds, fatigant et dangereux. Par contre, il y en d’autres… Moi par exemple j’ai pris ma retraite à la fac à 67 ans et j’aurais bien fait deux ans de plus facilement. Je pense qu’il faut s’inspirer de la social-démocratie d’Europe du nord avec la retraite à la carte. Il faut que les gens choisissent l’âge de la retraite. Et ça va devenir nécessaire avec la diminution du nombre de travailleurs parce que le baby boom de l’après-guerre arrive à l’âge de la retraite et donc ce sera possible [...] Je n’en parle pas dans le cadre des régionales parce que ça ne relève pas des régions. C’est un problème d’assemblée nationale. Je crois que la gauche devra, un jour, réfléchir à ça. La droite y réfléchit mais la gauche ne pourra pas… Martine Aubry, pour une fois, avait dit quelque chose d’intelligent et je regrette qu’elle soit revenue en arrière (1). [...] Il faut que la retraite s’étale entre 55 et 65 ans. [...] Ce sera indispensable à mettre en place en France dans les cinq ans qui viennent. Quels que soient ceux qui gouvernent, la droite ou la gauche, ils n’échapperont pas à cette évidence. »
Écouter le son :

Josianne Collerais, communiste dissidente du PCF, était assise à la droite de Georges Frêche lorsqu’il a prononcé ces propos. Et quand celui-ci lui a donné la parole quelques minutes plus tard, elle n’est pas revenue sur le sujet. Suite au propos de Martine Aubry, le Parti communiste, lui, avait réagi par un communiqué où il déclarait notamment : « À cet argument – toujours le même – qui consiste à présenter aux Français la facture de l’allongement de leur espérance de vie, le PCF oppose une toute autre logique. Il faut verser à la solidarité nationale les gains de productivité et les profits qui continuent de battre des records malgré la crise financière. Aussi le PCF propose de faire cotiser les entreprises en taxant les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d’emploi et d’investissement. Même modérément, cette cotisation est susceptible de financer les 70 ou 100 milliards d’euros manquants. »

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(1) La première secrétaire du PS s’est exprimé sur le sujet, le 17 janvier au Grand jury RTL (vers 18’45″ de l’enregistrement intégral).Elle est aussi revenue sur ses propos le 28 février dans Dimanche+ sur Canal+ (vers 28’15).

Publié dans Brèves, Politique. Mots clés : , , , .

4 commentaire(s)

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  1. Philippe Maréchal said
    on 7 mars 2010

    à 23 h 51 min

    Le réalisme de Georges Frêche risque de déranger. Il a néanmoins raison quand il propose une retraite à la carte aussi bien au niveau économique qu’humain. Il faut laisser le libre choix aux individus dans la mesure où ces derniers ont cotisé durant toute leur carrière professionnelle et qu’ils aspirent à une retraite bien méritée. Une retraite à la proportionnelle me semble la plus adaptée.
    Cordialement.

  2. Jeff said
    on 8 mars 2010

    à 12 h 19 min

    Pourtant, il semble que le front de gauche ait de bonnes solutions en ce qui concerne les retraites :
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/02/carnet-de-campagne-aquitain/

  3. le Bedeau said
    on 8 mars 2010

    à 14 h 39 min

    mais ce qui caractérise le front de gauche c’est qu’il n’a que de bonnes résolutions …

  4. Olivier34 said
    on 8 mars 2010

    à 14 h 53 min

    La question n’a pas de sens. Ce qui compte, c’est le nombre d’annuités pour avoir une retraite décente pas l’année de départ. Aujourd’hui, il suffit d’augmenter le nombre d’annuités pour que les gens ne puissent plus partir à 60 ans.
    Par ailleurs, faudrait arrêter de nous bassiner avec la retraite à 67 ans de Frêche. Cela fait des décennies qu’il ne donne que quelques heures de cours par semaine la moitié de l’année… C’est autre chose que de porter des poutres…