Suite aux interview de Montpellier journal des candidats aux élections régionales sur les pressions des collectivités sur les médias locaux via la publicité et les annonces légales (voir ci-dessous), j’ai écrit un article pour Acrimed sur la question :
Il est un secteur de la presse écrite dont l’indépendance préoccupe trop peu, voire pas du tout, les instances nationales (syndicats de journalistes, États généraux de la presse, députés, gouvernement, président de la république, etc.). C’est pourtant un secteur qui compte 18 millions de lecteurs chaque jour, 7 millions de visiteurs uniques par mois sur le Web et 5600 journalistes (source : SQPR). C’est la presse quotidienne régionale. Est-elle pour autant exempte de toute pression ? Rien n’est moins sûr.
La suite sur le site d’Acrimed (Action-critique-médias)
► Lire aussi :
- René Revol (À gauche maintenant) : « Aucune grande presse ne nous sera favorable ! »
- Marc Dufour (Modem) : « Il devrait y avoir une répartition égale de l’aide à la presse »
- France Jamet (FN) : « Tenir la presse avec des subsides c’est délétère et antidémocratique »
- François Liberti (PC) : « Je trouve ça scandaleux et inacceptable »
- Raymond Couderc (UMP) : « Je tolère très mal qu’un président de région ou d’agglomération dicte sa loi »
- Jean-Louis Roumégas (Europe écologie) : « C’est aux médias eux-mêmes de résister »
- Pression sur les médias : Jeanjean (divers droite) ne voit pas de solution locale
- Frêche met Midi Libre sous pression (l’Accroche n°5)
- La mairie coupe la pub à Montpellier plus
- Sondage non publié : La Marseillaise a-t-elle subi des pressions ?
- Midi Libre confond quotidien régional et journal de la région


4 commentaire(s)
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à 13 h 17 min
Vu la situation actuelle, il aurait été plus objectif de citer dans l’article ACRIMED la même attitude d’Hélène MANDOUX avec Montpellier Plus. Par ailleurs, malgré leurs déclarations, peut-on espérer qu’un seul de ces élus ou candidats ne fassent pas pression sur la presse dès qu’ils en ont (ou auront) les moyens ?
à 13 h 28 min
J’aurais pu la citer c’est vrai et renvoyer vers les articles de Montpellier journal sur le sujet. Ceci dit, les pressions et les méthodes de la frêchie sont bien plus brutales et plus fortes que celles de la mairie.
De plus Hélène Mandroux a, depuis, fait preuve d’une plus grande ouverture vis à vis des médias que Georges Frêche. Et ses équipes savent très bien que si elle revient en arrière, Montpellier journal et sûrement L’Agglorieuse ne manqueront pas d’en parler.
Pour la deuxième partie de votre commentaire, je vous renvoie au dernier paragraphe de l’article : « Faut-il maintenant attendre que les choses changent d’elles-mêmes en espérant que les belles déclarations de principe des hommes politiques soient enfin appliquées plutôt que d’être oubliées sitôt le pouvoir conquis ? »
à 22 h 49 min
Pour un journal, il me semble évident que dépendre de ses annonceurs à plus de 40 %, qu’ils soient acteurs politiques ou économiques, entrainera « au moins « une certaine forme d’auto-censure sur certains sujets (par exemple sur le traitement de certains conflits sociaux : http://eco.rue89.com/2009/05/29/licencies-de-leclerc-pour-avoir-reintroduit-la-greve ).
De plus, il est souvent difficile de varier ses annonceurs sur le principe que la page de pub payée par la grande distribution ou par la collectivité locale rapporte plus que la boulangerie de Mdme Bellepaire.
La question pour un journal , a laquelle je n’ai pas de réponses, c’est comment se financer en sortant de sa dépendance publicitaire sans multiplier son prix de vente par 10.
On a bien l’exemple de certains journaux comme le canard enchainé, mais il n’a tout de même pas les moyens de couvrir l’international…
Si quelqu’un a des pistes….
à 1 h 18 min
Remarquable article de JOT. Félicitations. Il pose un problème de fond de la démocratie. La démocratie n’existe pas sans une véritable liberté de parole des journalistes. On peut envisager certaines solutions. Désolé de ne pas les évoquer ici mais ce commentaire est écrit de très loin (géographiquement) avec un accès internet pas facile.