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Le Mercredi 27 janvier 2010 à 17:17

En campagne Georges Frêche résout tous les problèmes

Du moins en paroles. Exemple avec le lycée d’Argelès-sur-mer dont l’État ne voulait pas entendre parler. Le président de région annonce un « accord du recteur ». Avant que Montpellier journal lui demande des précisions…

Hier matin, lors de sa présentation des mesures pour la formation professionnelle, le candidat Frêche déclare : « Nous voulons créer un autre lycée hôtelier à Argelès-sur-mer. Et là, je crois que nous avons l’accord du recteur. Je voudrais créer un autre lycée hôtelier dans l’Aude. Nous cherchons à savoir si nous le mettons sur Carcassonne ou Narbonne. C’est en cours. »
Écouter le son :

« Il continue à étudier »
Étonnante annonce alors que la construction de ce lycée est un sujet de friction entre la région et l’État depuis plusieurs années. Du coup Montpellier journal interroge le président sortant pour avoir confirmation. Et là, les propos de Georges Frêche sont plus nuancés : « On a l’accord quasiment du recteur pour faire un lycée professionnel. Le problème c’est qu’il y a une incompréhension entre le maire d’Argelès et le recteur. Le maire, lui, il veut un lycée classique. Alors on verra. On va essayer de faire un truc qui mélange les deux. S’il faut on fera 1/3 polyvalent, 2/3 professionnel. Ça me paraît être un bon accord. Vous pensez bien que le recteur ne va pas nous donner une réponse favorable à deux mois des élections. Je l’ai vu avant hier [donc dimanche !] mais il continue à étudier. Mais dans une optique favorable. »
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« Une logique politique »
Problème, le recteur ne veut pas confirmer car, selon son service de presse, Christian Philip est en « période de réserve » et il ne communique pas depuis la rentrée de janvier sur les chantiers partagés entre l’État et la région. Ce qui laisse un boulevard à Georges Frêche jusqu’au 21 mars, date du deuxième tour des élections régionales. Il reste quand même une déclaration de l’inspecteur d’académie de l’Aude sur le projet de la région de construire un lycée à Lézignan, autre point de désaccord entre les deux institutions. Ainsi, Daniel Koch déclarait (Midi Libre, 8/09) : « Le lycée de Lézignan n’ouvrira pas ses portes en 2010, et sans doute pas en 2011. » Il explique : « Nous ne sommes pas dans une logique politique. » Georges Frêche, lui, est bien dans cette logique. Ainsi, le 11 septembre, il avait invité les habitants d’Argelès à venir manifester sur l’emplacement prévu pour le lycée. Faible mobilisation et absence de la député UMP de la circonscription, Jacqueline Irles, font dire au président de région : « lci, les Catalans, vous avez un art résolu d’être cocus et de payer la chambre. » (hebdocatalan.com, 11/9, vers 1’30″)

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