Skip to content


Le Vendredi 20 novembre 2009 à 17:54

"Je tolère très mal qu'un président de région ou d'agglomération dicte sa loi"

Raymond Couderc (UMP) est le troisième candidat aux régionales de 2010 à être interrogé par Montpellier journal sur la question des pressions exercées par certains élus sur les médias via la publicité et les annonces légales.

Pour vous, est-ce un problème d’utiliser l’arme des publicités et des annonces légales comme moyen de pression sur la presse ?
Je respecte la presse et les journalistes même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’ils écrivent. Je n’ai pas du tout l’intention d’utiliser l’arme des annonces légales et de la publicité pour faire pression sur ce qu’écrivent les journalistes. D’un autre côté, je tolère très mal qu’un président de région ou d’agglomération soit dans la situation où, parce qu’il achète énormément d’espace, de publicité et qu’il fait passer toutes ses annonces légales, dicte sa loi dans le média en question. Il y a un équilibre à trouver.

En tant que candidat, quelle solution voyez-vous ?
Il faut mettre en place un guide de bonnes pratiques. Il n’y a pas de loi ni de règlement particulier. Dans un pays démocratique comme la France, les responsables politiques tout comme les journalistes doivent trouver le bon équilibre dans ce domaine-là. Ce n’est peut-être pas très facile mais il y a un équilibre à trouver pour que personne ne perde sa dignité dans cette affaire là.

Si vous êtiez élu, publieriez-vous ce « guide de bonnes pratiques » ?
Déjà, c’est ce que j’applique à Béziers. Ce qu’on écrit sur moi dans le grand quotidien régional à Béziers ne me plait pas tous les jours et même c’est plutôt le contraire. Ce n’est pas pour autant que j’ai supprimé toute la publicité, tous les numéros spéciaux, toutes les annonces légales dans ce titre-là.
Regarder la vidéo (1) :

►Lire aussi :

Vous pouvez soutenir Montpellier journal et…

soutenir2

_______________
(1) Propos recueillis le 16 novembre dans les locaux du Medef que Montpellier journal remercie pour son accueil.

Publié dans Médias. Mots clés : , , .

2 commentaire(s)

Suivre les commentaires de cet article

  1. Philippe said
    on 20 novembre 2009

    à 23 h 46 min

    Rigolo:

    Pour l’instant, celui avec lequel je suis le plus d’accord est Christian Jeanjean, sur une partie de sa réponse… C’est bien en étant indépendants de la publicité, et uniquement dépendants de leurs lecteurs que les journaux ne subiront plus ces pressions.

    Des journaux comme Montpellier plus (pub de la ville de Montpellier l’an dernier) sont par nature dépendants de leurs fournisseurs de sous (par la pub), et donc forcément plus ou moins à leur service…
    Je crains ‘engagement d’un Couderc ou d’un Roumégas ne tienne que le temps d’une campagne. Si la presse subventionnée par la pub est franchement hostile, j’attends de voir leur réaction quand ils seront aux manettes (où aux cordons de la bourse…).

  2. Observateur said
    on 21 novembre 2009

    à 1 h 34 min

    Dans la panoplie des outils pour lutter contre cette collusion médias / financeurs, il existe aussi celui des commentaires en ligne sur les sites web des journaux.

    A nous lecteurs, chaque fois qu’on estime un article « déontologiquement limite », de le faire savoir par nos commentaires au(x) journaliste(s), au journal et aux autres lecteurs et de réclamer une transparence sur les liens médias / financeurs.