Le délégué régional de Cap21 a expliqué, ce matin à Montpellier, la décision de son parti de rejoindre la liste menée par Jean-Louis Roumégas pour les régionales de 2010. Ce choix serait basé sur une vision commune tant sur le programme que sur la gouvernance. Et donc sur le refus de toute alliance avec Georges Frêche, le président sortant.
Ce matin, Georges Fandos a expliqué la décision de Cap21 de participer à la liste Europe écologie pour les régionales de mars 2010. Jean-Louis Roumégas, tête de cette liste, était d’ailleurs, lors de la conférence de presse, aux côtés du délégué régional Cap21. Celui-ci a indiqué que la décision de Cap21 Languedoc-Roussillon avait été prise à la « quasi unanimité » des votants de son parti et l’a qualifiée de « moment historique ». En expliquant : « C’est la fédération des principales forces écologistes sur la région. »
Pour deux raisons
Georges Fandos explique dans son communiqué : « Cap21 pense que ce regroupement constitue le meilleur cadre pour présenter aux électeurs languedociens et catalans un projet différent de tout le reste de l’offre politique régionale. » Et ce pour deux raisons : le programme basé sur « un aménagement du territoire équilibré, harmonieux, préoccupé de développement durable et créateur d’emplois nouveaux ». Et aussi sur « une gestion démocratique de la vie publique ». Et pour que les choses soient bien claires, Georges Fandos ajoute que ces deux axes « sont aux antipodes de la vision de l’avenir de notre région que défend son actuel président ».
C’est pourquoi Cap21 a souhaité s’assurer que les « partenaires » de la liste Europe écologie refuseraient « tout soutien à l’actuel président de région ». Et c’est aussi cet argument qu’avance Cap21 pour se désolidariser du Mouvement démocrate : « Nous regrettons que le Modem (dont participe Cap21 comme membre fondateur) ne clarifie pas sa position face à ces enjeux. Alors que le Modem, au niveau national, souhaite des listes autonomes, le coordinateur régional du Modem, M. Marc Dufour, déclare régulièrement souhaiter que le mouvement figure sur la liste du président de région (1). »
« La liste soutenue par M. Frêche »
Et d’enfoncer le clou : « Nous ne souhaitons pas nous trouver dans la situation des dernières élections municipales à Montpellier où sans consultation démocratique des adhérents, M. Dufour et ses amis avaient décidé, au tout dernier moment, de participer à la liste soutenue par M. Frêche. En désaccord avec ces manières, nous avons dû monter dans l’urgence (en 15 jours) une liste autonome. » Cette liste avait obtenu 3,45 %.
Et qu’en pense la direction nationale de Cap21 ? (question de Patrick Napez, Midi Libre) Réponse de Georges Fandos : « Corinne Lepage nous soutient parce que, pour elle, la gouvernance de Georges Frêche est assez insupportable donc elle dit : « Je ne vois pas comment, avec les valeurs démocratiques que nous défendons au sein du Modem, on peut envisager de s’allier à Georges Frêche. »«
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Cap21, fondateur du Modem, est-il compatible avec un rassemblement à gauche prôné par Europe écologie (question d’Olivier Roirand, 7LTV) ? Georges Fandos se définit comme « écologiste avant tout », souligne que la liste Europe écologie n’est pas à droite et ne s’en plaint « pas du tout » mais, pour lui, il faut « sortir du clivage droite/gauche ». Jean-Louis Roumégas complète : « Écologiste avant tout et on se retrouve sur un projet. »
Écouter le son :
Cette conférence de presse est aussi l’occasion d’évoquer l’éventuelle candidature de Patrice Drevet. Et, après les propos de Jean-Louis Roumégas, une alliance d’Europe écologie avec l’ancien présentateur météo paraît difficilement envisageable : « C’est pas parce qu’on a présenté la météo, qu’on a nécessairement un brevet d’écologie », lâche le Montpelliérain.
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Cap21 a-t-il obtenu des places sur la liste ?
Regarder la réponse de Jean-Louis Roumégas :
Y-a-t-il une contradiction entre développer le tourisme qui génère, par nature des déplacements et une liste écologiste ?
Regarder la réponse de Jean-Louis Roumégas et de Georges Fandos :
Pour sauver la planète, faut-il sortir du capitalisme ?
Regarder la réponse de Jean-Louis Roumégas et de Georges Fandos :
[Mise à jour à 19h30 : dans un communiqué diffusé à 19h, "les présidents de fédération du Languedoc-Roussillon" demandent aux "instances nationales" du Modem, "afin de lever toute ambiguïté, que toutes les conséquences soient tirées de tels agissements et de prendre les décisions d’exclusions qui s’imposent".]
► Lire aussi :
« Mettre en avant mes idées plutôt que mon nom » (Interview de Patrice Drevet dans L’Indépendant, 12/11)
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(1) Midi Libre (3/10) citait ces propos, attribués à Marc Dufour : « Nous restons en faveur d’une liste commune avec Georges Frêche dès le premier tour. » Le lendemain, le quotidien régional faisait état d’un désaccord au Modem (notamment de Catherine Labrousse) suite à ces propos de Marc Dufour et écrivait ceci : « Afin de calmer la fronde, hier, en fin de journée, le patron du MoDem nous faisait parvenir un communiqué pour démentir les propos qu’il avait tenus, la veille, dans ces mêmes colonnes : « Je tiens à affirmer que ma position concernant le premier tour des élections régionales n’a pas changé et est conforme à ce qu’a déclaré François Bayrou lors de son discours de clôture aux universités du MoDem à La Grande-Motte : il y aura une liste MoDem autonome au premier tour. D’ailleurs, en accord avec les décisions nationales, nous sommes entrés au niveau régional dans une phase de recueil des candidatures, qui s’achèvera le 31 octobre. »«


9 commentaire(s)
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à 19 h 39 min
Felicitations pour cette présentation scripto-audio-visuelle, il y a un apport de sens certain à voir les mimiques accompagnant les propos tenus… A renouveler le + souvent possible…
à 23 h 54 min
Article très intéressant. Merci JOT. Il y a dans la dernière réponse une magnifique langue de bois. Roumégas déféni le type d’économie qu’il souhaite (en fait très semblable à ce qui existe actuellement à la différence presque anecdotique de la régulation des marchés) mais ne répond pas à la question, il ne fait pas le lien entre le type d’économie qui a court et les problème environnementaux. C’est certainement que ceux-ci n’ont rien à voir avec celle-là ?! hihi
à 0 h 16 min
oui, hhhiiiii ! hhhhiiii !
Envisager le rassemblement avec la gauche de la gauche, ne va pas être coton.
Enfin ! on a compris que seul le résultat du premier tour des régionales, n’a d’intérêt pour ces messieurs !
à 12 h 59 min
Enfin une troisième voie ! La politique ne peut pas se partager entre deux solutions, la gauche qui ne sait plus qui elle est, et la droite qui ne veut que conserver le pouvoir à tout prix. Le changement climatique et la fin du pétrole sont des faits certains et proches. Finie la démagogie ! Des actes et vite ! Vive le Rassemblement de tous les Ecologistes !
à 20 h 46 min
Des personnes un peu politiquement isolées ( comme Patrice Drevet), qui se sentent pousser des ailes pour voler dans le ciel bleu de l’écologie politique, il y en a eu beaucoup,il y en a encore d’autres …. cela montre surtout que l’écologie politique véhicule les ferments politiques de ce 21 ème siècle, qu’elle attire de plus en plus, qu’elle influence de plus en plus le climat dans les vieux partis et dans le vieux clivage gauche/droite ; celui là même qui est brandi à chaque élection par les caciques, cumulards, professionnels de la politique, alors qu’eux-mêmes n’y croient plus des qu’il s’agit de gérer concrètement le quotidien des Français. Et de plus, pour être plus efficace, ils débauchent chez leurs concurrents à tour de bras ( c’est le manager N. Sarkosy qui atteint des sommets en la matière).
Oui, l’écologie politique attire des personnalités et des intelligences qui ont échappé à ces ornières du passé.
Ceci étant, Patrice Devret veut aussi échapper aux gros orages de la politique électoraliste (il faut bien rassembler les électeurs pour crée un minimum de consensus et des majorités d’action),c’est là une nécéssité incontournable pour un fonctionnement démocratique apaisé. Il pense sans doute qu’avec quelques idées, même bonnes, il va changer fondamentalement cet entrelac de passions, d’ intérèts, et d’espoirs qui agitent un peuple de 44 millions de citoyens ! Il pense sans doute qu’il peut « apporter » quelque chose à la région derrière Freche comme derrière Couderc, à travers sa seule personne, sans avoir un poids électoral fort.
Il pense sans doute qu’il échappera facilement aux éclairs ou à l’OPA lancée sur son électorat par l’un ou par l’autre des qu’il aura rassemblé quelques % sous son nom.
Pour moi qui adhère globalement aux thèses écologistes depuis près de 40 ans et qui se réjouit de ce pas en avant ( vers le rassemblement des écologistes en France, j’ hésite entre deux possibilités pour expliquer une candidature telle que celle de Patrice Devret:
- c’est celle d’un homme courageux, téméraire, mais d’une grande naiveté concernant le fonctionnement d’une démocratie moderne,
- c’est celle d’un sous-marin ( de Freche, de Couderc?) pour faire en sorte que les deux vieux partis fonctionnant sur des idéaux de 19 ème siècle se retrouvent à nouveau face à face au 2 ème tour, pour jouer à l’alternance » un coup je gagne, un coup c’est toi » mais de toute façon nous mènerons pratiquement la même politique après !
à 14 h 33 min
Ah région écologie et les verts: un peu de Modem, un peu de droite (cap 21), un zest de communautariste (avec des anciens de l’EMF), une grosse dose d’ultralibéraux (cohn Bendit), un pincée d’altermondialiste carriériste… comment un tel mélange pourra faire changer les choses en profondeur ! Roumégas ou le nouveau Fréche… à gauche, à droite, au milieu, dans l’espace… mais surtout pour sa pomme…
à 20 h 19 min
Le commentaire de Pierre A. a été supprimé car il présentait un caractère diffamatoire.
à 16 h 24 min
Pour chaque élection on parle de bilan,il n’y a pas que le tram et le vélo,le zoo est un symbole pour l’écologie, quand est il? alors que grace à un directeur visionnaire malheureusement décédé, il était dans le droit fil de ce que nous bassinent les écolos aujourd’hui,mis entre les mains de mégalomanes, il s’est bétonner, venu énergivore avec un coût de gestion prohibitif pour la ville, qui va etre obligé de le rendre payant( on mettra en cause la politique de Sarkozy) ,tout cela c’est fait avec Roumégas 2éme ou 3éme adjoints, je me demande si il y a une écologie quand on est en place et une autre quand on veut prendre la place, surtout quand on veut prendre la place de celui avec qui on était en place.
à 9 h 47 min
Emission intéressante sur l’avenir des verts sur France 5 » c’est dans l’air « ou j’ai appris que nos verts n’étaitent pas tout à fait sur la meme longueur d’onde que le groupe verts qui siégent à Bruxelle qui eux acceptent l’économie de marché et ne parlent pas de décroissance, à méditer, je crois que la vidéo est disponible sur le site pendant une semaine.