Ci-dessous un communiqué du Club de la presse diffusé cet après-midi (le titre est celui du Club). Montpellier journal s’y associe totalement. À un détail près : nous préférons l’expression « forces de police » à celle de « forces de l’ordre ». Tout particulièrement dans un tel contexte. De plus, Montpellier journal demande au Club de la presse de réclamer des explications au préfet sur ces pratiques.
« Vendredi 12 juin, des groupes d’agriculteurs en colère ont mené des actions commandos dans des plateformes Lidl et Système U, à Lunel et Vendargues. Plusieurs journalistes régionaux étaient présents. Les rédacteurs, photographes, caméramans… agissaient dans le cadre d’un événement d’actualité qui justifie que la presse s’y intéresse.
Peu de temps après, plusieurs rédactions ont été visitées par les gendarmes. Venus sur réquisition judiciaire demandée par un procureur, les forces de l’ordre ont demandé les photos en possession des journalistes.
Le Club de la Presse dénonce de telles pratiques. Il n’est pas normal que les forces de l’ordre cherchent à profiter du travail des journalistes. Nous dénonçons la faiblesse actuelle du Droit français, qui n’est pas assez protecteur des sources des journalistes. Il n’est pas normal que des gendarmes aient la possibilité, sur un coup de bluff, d’effectuer des perquisitions déguisées, sans autorisation réelle ni la présence d’un juge.
Alors que depuis les états généraux de la presse, l’État indique sa volonté de reconnaître pleinement la liberté de la presse et le respect des sources des journalistes, le Club s’insurge face à ces intimidations inacceptables. »


6 commentaire(s)
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à 12 h 06 min
Macabre.
à 9 h 10 min
La très large majorité des journalistes soutient le « système » qui est face à une contracdiction insoluble : le maintient de la liberté, notamment celle d’expression et l’augmentation structurelle des inégalités, particulièrement celles sociales qui peut causer la déroute générale de ce système. Pour résoudre cette contradiction et donc conserver le monde tel qu’il est il n’y a qu’une solution : instaurer un contrôle toujours plus prenant et donc réduire la liberté. Heureusement tous les journalistes ne mangent pas à la gamelle idéologique de ce système et adoptent une attitude cohérente face à cette contradiction. Combien sont ils au club de la presse ?
à 16 h 08 min
Lamentable mais de plus en plus répandu…
Je ne comprends pas trop le discours binaire du précédent message. « La très grande majorité des journalistes soutient le système »? Raccourci un tant soit peu simpliste.
Aujourd’hui ce n’est pas la question d’un contrôle qui pose problème mais d’un vide juridique sur la protection des sources journalistiques, ça n’a rien à voir.
à 12 h 54 min
Ce qui me frappe le plus (en plus de me choquer sur le principe), c’est la raison pour laquelle les « forces de police » sont arrivées à cette extrémité. Etait-ce face à un risque terroriste ? Pour démanteler un réseau de pédophiles ? Non, simplement pour protéger les intérets de grands groupes de distribution. Les patrons ou actionnaires majoritaires de ces enseignes ont de la chance d’avoir des copains haut placés
à 20 h 30 min
Mais est-ce que les journalistes en tenter de refuser l’entrée des policiers? Certains l’ont déjà fait (le Canard Enchaîné l’avait raconté, à la manière d’un roman photo très amusant), mais les autres?
à 11 h 49 min
bien dit »l’heraultais » totalement d’accord avec toi