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Le Dimanche 3 mai 2009 à 22:43

Les élections régionales se préparent

Officiellement, l’échéance qui préoccupe les partis politiques en ce moment, ce sont les européennes. Mais trois événements de la semaine passée peuvent indiquer que l’échéance de 2010 n’est pas si lointaine. D’autant qu’ils ont impliqué cinq des principaux acteurs présumés de la bataille annoncée à gauche contre Georges Frêche.

Hélène Mandroux, Eric Andrieu, André Vezinhet (photo : Xavier Malafosse)

Une première image symbolique : Eric Andrieu défilant à Montpellier le 1er mai entouré d’Hélène Mandroux et d’André Vezinhet. Certes le premier secrétaire de la fédération PS de l’Aude est candidat aux européennes mais il est aussi souvent cité comme alternative à Georges Frêche pour la tête de liste de la gauche aux régionales. Et quand on sait que les relations ne sont pas au beau fixe entre le sortant et ses anciens adjoints aujourd’hui maire de Montpellier et président du conseil général de l’Hérault, on pourrait en déduire que cette image pourrait refléter la situation au PS dans les prochaines semaines.

Eric Andrieu et Jean-Louis Roumégas à la fin du défilé du 1er mai (photo : Xavier Malafosse)

Christian Assaf et on apperçoit derrière Alban Zanchiello (photo : Xavier Malafosse)D’autant que ce n’est pas tout : à la fin de la manifestation, Éric Andrieu discutait avec Jean-Louis Roumégas, opposant, lui, déclaré, à Georges Frêche sous le regard bienveillant de Christian Assaf et d’Alban Zanchiello. Aujourd’hui à la mairie (1), les deux anciens membres du cabinet de Georges Frêche à la région ne portent pas ce dernier dans leur cœur après qu’il les eut remerciés suite à l’affaire des « Blacks ». De là à penser que la jonction entre Eric Andrieu et la fronde anti-Frêche est sur le point d’être effectuée, il n’y a qu’un pas. Que l’Audois refuse de franchir pour le moment puisqu’il dit ne penser, pour l’instant, qu’aux européennes.

« Je ne suis pas un vassal »
Plus à gauche, c’est Jean-Louis Bousquet qui a fait l’actualité la semaine passée. Le président du groupe communiste à la région a confirmé à Montpellier journal l’information révélée par Direct Montpellier plus, jeudi : il y a bien eu, mercredi, un accrochage entre lui et Frédéric Bort, directeur de cabinet de Georges Frêche à la région. Objet de la discorde : la prise de position de Jean-Louis Bousquet contre le village de marques, lors du conseil municipal de Béziers. « Il [Frédéric Bort] me demandait la solidarité avec le président. J’ai dit : « Je suis solidaire avec une majorité. Je suis un allié mais je ne suis pas un vassal. »«  Et l’élu communiste de nous expliquer : « Dans ce pays, je crois qu’il n’y a pas, à un endroit, un élu communiste qui a été favorable aux villages de marques. Moi je suis pour que la gauche gagne les prochaines élections régionales et je pense qu’une des conditions c’est qu’elle soit rassemblée mais aussi dans sa diversité. » Ce n’est qu’un incident mais il n’est peut-être pas aussi anodin qu’il n’y paraît. D’abord parce que l’équipe de Georges Frêche apparaît nerveuse. Ensuite parce qu’un élu communiste n’hésite pas à faire entendre une parole différente de celle du président de région. Sur un sujet très médiatisé, de surcroît.

► Du côté de Georges Frêche, on l’a vu, l’échéance est aussi bien présente. Lire : “Nous sommes bourrés de fric à l’agglomération”

► Et si vous souteniez, même modestement,
Montpellier journal
?

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(1) Alban Zanchiello vient d’être choisi comme futur manager du centre ville. Même s’il reste une formalité à franchir, on peut dire qu’il a rejoint officiellement Christian Assaf dans l’équipe d’Hélène Mandroux.

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9 commentaire(s)

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  1. espoir said
    on 5 mai 2009

    à 8 h 59 min

    Allez, je me fends du premier commentaire. Je suis heureux de voir cette petite photo : Mandroux, Vézinhet, Andrieux, côte à côte en première ligne de contestation, et Roumégas en apparté dans le même cortège. Peut être que la gauche locale va – enfin – se renouveler et s’unir sur des bases plus saines et plus démocratiques. Vive le printemps. Merci JOT de fournir une vraie piste et de la bonne info, dégagée des pressions archaiques que nous connaissons.

  2. ko said
    on 5 mai 2009

    à 13 h 05 min

    Mandroux, Vézinhet, Andrieux, un « renouvellement » ? sur des « bases plus démocratiques » ? Et pourquoi pas croire qu’ils sont vraiment de gauche, aussi ! Mouarf !

    Le « problème Frêche » va bien au-delà du seul bonhomme : ce personnage, tout imposant qu’il soit, ne doit pas occulter le système qu’il a mis en place, depuis de si longues années et si profondément. En outre, le problème de la gauche – la vraie – dans la région ne se limite pas à éjecter Frêche – ou ses afffidés – du jeu politique. Derrière, ce sont des libéraux à peine déguisés, et pour certains assumés, qui rongent leurs freins.

  3. Anonyme said
    on 6 mai 2009

    à 8 h 35 min

    Rien ne dit que GF ne sera pas le candidat du PS, Mme Tapié présidente de « l’assemblée des femmes » en LR a déclaré sur FR3 <> quelle ne comprenait pas pourquoi Fréche n’était pas réintégré au PS, du fait que la justice était passée et l »avait blanchi, donc acte.Et on connait les changements rapides des positions dans notre région!!!!

  4. Jack.B said
    on 6 mai 2009

    à 12 h 15 min

    Et le maire de Lattes, vous le situez ou dans vos listes parce qu’il a plus d’ambition que de restez simple maire ?

  5. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 6 mai 2009

    à 12 h 33 min

    Pour l’instant, je n’ai pas d’information sur la question. Ceci dit, en terme d’influence, Cyril Meunier me paraît peser bien moins, aujourd’hui, que les personnes citées dans mon article.

  6. pierrot le zygo said
    on 10 mai 2009

    à 21 h 19 min

    aujourd-hui dimanche 10 mai, encore d »enormes articles favorable a big georges dans le midi-libre !
    Comme quoi tout s’achète ! même les âmes de journaux !

  7. Paulo said
    on 11 mai 2009

    à 10 h 28 min

    @pierrot: en effet, les impôts coulent à flot dans les pages de Midi Libre. Tous les dimanches on a droit à la bonne parole électorale. Cette fois ce n’est pas Frêche et les femmes mais le shéma has been de consommation à l’américaine des années 70 porté aux nues. Le journaliste est devenu l’attaché de presse de service. Dans son interview, Frêche parle même à la troisième personne! Il est très content de construire des supermarchés et des parkings payants pour les « cons » pendant que la ville et la région bat des records de chômage et de pauvreté.
    Même le directeur de la rédaction en personne (très proche de la patronne du club de la presse), y va de sa pseudo analyse politique pour dire que son maître GF contrôle tout, tout, tout. Il a oublié Midi Libre, devenu le service de com vendu au président des cons.

  8. Marie Julie said
    on 11 mai 2009

    à 12 h 00 min

    Roumégas comme fer de lance d’une opposition au grand timonier, il y a de quoi se marrer, une peu de mémoire pour ce que furent ses positions de gentil exécutant des basses oeuvres lors du précédant mandat !

  9. Anonyme said
    on 11 mai 2009

    à 13 h 56 min

    Comme Paris n’est pas la France, Montpellier n’est pas le Languedoc Roussillon, quelle est la cote de GF hors de son sanctuaire?