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Le Mercredi 1 avril 2009 à 19:35

IBM condamnée par les prud'hommes

Le conseil des prud'hommes de Montpellier (photo : Mj)C’est un jugement qui pourrait mal tomber pour la direction d’IBM. Selon la CGT (1), l’entreprise a été condamnée hier par le conseil des prud’hommes à requalifier en CDI le contrat d’un salarié en CDD. Soit deux jours avant les élections professionnelles qui auront donc lieu demain dans l’entreprise. L’occasion pour le syndicat de dénoncer, dans un tract distribué aux salariés, le fait qu’IBM emploierait « de plus en plus de travailleurs précaires qui occupent illégalement des postes permanents ».

Selon Jean-Claude Arfelix, le délégué syndical CGT, seuls « cinq ou six » de ces CDD correspondent à des remplacements de salariés absents. Pour les autres (120 en moyenne mensuelle sur 1400 salariés, CDD et sous-traitant compris) la vision de la direction et de la CGT divergent. Pour la première c’est un surcroît temporaire d’activité qui justifie le recours au CDD. Pour Jean-Claude Arfelix, il s’agit de « jouer sur la précarité, la soumission aussi ».

Et cela durerait depuis plus de 15 ans avec pour certains, une période de 10 ans entre le premier et le dernier contrat. Même si aujourd’hui, selon le syndicaliste, les personnes restent moins longtemps. Il faut aussi noter que les salariés qui saisissent les prud’hommes dans de tels cas sont rares à IBM. En 1996, une enquête de l’inspection du travail avait constaté « qu’il y avait plus de 6 CDD sur un effectif de 12 ou 15 salariés et que c’étaient des emplois permanents », se souvient Jean-Claude Arfelix. Suite au refus de la direction de les titulariser, une seule salariée s’était risquée à donner son accord à la CGT pour saisir les prud’hommes. « Dès qu’ils ont reçu la convocation, elle a été convoquée et mise à la porte aussi sec. » Sans motif. De quoi faire passer l’envie aux autres d’entamer de telles démarches même si l’entreprise a été condamnée ensuite pour « licenciement abusif ».

Il ne faut pas oublier, non plus, les sous-traitants qui travaillent chez IBM mais qui sont payés par une autre entreprise. Une autre façon pour IBM, comme beaucoup d’autres entreprises, de ne pas employer ces personnes en CDI avec les contraintes que cela implique pour l’entreprise. Mais aussi avec la relative protection associée pour le salarié.

►Lire aussi : le tract de la CGT distribué aux salariés d’IBM

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(1) Contactée, la direction d’IBM Montpellier n’a pas souhaité répondre à nos questions et nous a renvoyés vers un interlocuteur parisien qui nous a indiqué qu’il n’avait pas connaissance de la décision des prud’hommes, qu’il ne commentait ni les décisions de justice ni les déclarations de la CGT et qui n’a pas voulu confirmer certains chiffres.

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Un commentaire

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  1. Cornélius said
    on 5 avril 2009

    à 8 h 25 min

    O réaction au bout de plusieurs jours. Les luttes sociales passionnent manifestement moins que les petites histoires entre politiciens locaux ( des politiciens locaux d’ailleurs bien absents lorsqu’il s’agit de dénoncer les patrons voyous… qu’ils subventionnent .