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Le Vendredi 6 mars 2009 à 19:05

"Le Monde" est-il un journal ?

Je n’attendais pas qu’un journal installé comme Le Monde dise du bien de Montpellier journal dans un de ses articles. Mais bon, signé par Anne Devailly, la présidente du Club de la presse de Montpellier, on pouvait attendre pour voir. Celle-ci avait, en effet, le mérite de bien connaître le sujet. Eh bien on a vu ! Retour sur l’article publié cet après-midi dans l’ancien « quotidien de référence » et titré Frêche, les blogueurs et les « cons ».

Montpellier journal comme Perpignan-Toutvabien sont qualifiés de « mi-blogs, mi-sites d’information ». La journaliste reprend, ici, un des griefs de ceux que Montpellier journal dérangent. Problème, la journaliste n’explique pas pourquoi elle utilise ce qualificatif. D’autant qu’elle poursuit plus loin en me qualifiant de « blogueur » alors que je réfute ce terme depuis le début. Je doute d’ailleurs que les lecteurs de Montpellier journal se retrouvent dans la définition de ce terme donnée, par exemple, par Wikipedia. Ceci étant dit, en regardant les performances de certains « journalistes » locaux ces derniers jours, j’en viens à me demander si je ne préfère pas qu’on me qualifie de blogueur.

Ensuite Montpellier journal serait « sans existence juridique bien définie ». Il est pourtant très clair depuis sa création que Montpellier journal est un site édité par Jacques-Olivier Teyssier. Je ne me suis jamais caché : mon nom et ma photo figure depuis le début sur le site et je suis dans l’annuaire téléphonique. J’ai même ajouté des mentions légales très claires depuis plus d’un mois alors que je travaillais sur un article sensible. Et puis on ne voit pas très bien ce qu’apporte cette information dans le cadre de cet article. Si ce n’est de relayer, à nouveau, un autre grief de ceux qui, ne pouvant attaquer le travail journalistique de Montpellier journal, cherchent et continueront à chercher des poux sur la tête de ceux qui les dérangent. Les seuls qui pourraient être véritablement intéressés par ces aspects juridiques devraient être les impôts et l’Urssaf. Sauf qu’avec 2000 € de dons, pour l’instant, ça m’étonnerait que Montpellier journal soit une priorité pour ces services. Ou alors ce serait une volonté délibérée de nuire.

Enfin, nous dit Anne Devailly, ce serait à la suite « des provocations répétées » de Montpellier journal que j’aurais été interdit de conférence de presse. C’est quoi des « provocations répétées » ? Dire des choses qui dérangent ? Et lesquelles ?

Quant aux soutiens de nombreux journalistes, et non des moindres, ah ben il ne devait pas y avoir assez de place dans l’article d’Anne Devailly pour en faire état.

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23 commentaire(s)

Suivre les commentaires de cet article

  1. Passionné par MJ said
    on 6 mars 2009

    à 19 h 58 min

    Et maintenant on attend un article d’Anne Devailly dans le Monde sur le publi-reportage pour le conseil régional qui a fait la Une de Midi Libre le 2 mars.
    Mais c’est quand même plus facile de s’attaquer à un journaliste intègre et sans moyen.
    Elle a une carte de presse ? Elle a pourtant oublié de dire aux lecteurs du Monde qu’elle bénéficie de subventions de G. Frêche au Club de la Presse…
    Dommage.

  2. Sylvie said
    on 6 mars 2009

    à 21 h 58 min

    *Indiquer « Montpellier journal est un site édité par Jacques-Olivier Teyssier » n’est absolument pas une existence juridique définie. Existence juridique : EURL, SARL, SA, SAS … Par ailleurs pour etre défini comme un organe de presse et donc média, et donc prétendre a etre journaliste, il faut un numéro de CPPAP !
    *Vous n’etes pas journaliste selon les textes de loi, vous ecrivez sur un blog, vous etes donc par definition un blogueur qui parle de l’actualité montpelliéraine !
    * »ce serait à la suite “des provocations répétées” de Montpellier journal que j’aurais été interdit de conférence de presse » : EXACT. Monsieur veut jouer au robin des bois, au martyr de la presse, au Robespierre… Comme on dit, qui sème le vent….

  3. Aurel said
    on 6 mars 2009

    à 22 h 01 min

    « dans l’ancien “quotidien de référence” »…
    Mouais,
    c’est pas parce qu’ils publient mes mickeys que je vais défendre Le Monde, mais c’est pas non plus parce qu’ils ont pas soutenu Montpellier Journal qu’ils ne sont plus journal de référence…
    Allons allons, la passion est l’ennemi de la raison (je sais pas si quelqu’un a dit ça, mais si c’est le cas, je souscris).
    Avec toute mon amitié :)

  4. Aurel said
    on 6 mars 2009

    à 22 h 13 min

    @sylvie.
    C’est quoi un journaliste selon les textes de loi, au juste?
    Un journaliste qui a une carte de presse (celui qui fait des brèves dans Voici par exemple)?
    Ou alors peut-être est-ce quelqu’un reconnu comme tel par les impots et qui a donc droit à l’abbattement journalistique (dans ce cas la carte de presse n’est pas nécessaire), il lui suffit donc de justifier de fiches de paye avec mention journaliste ou rédacteur, comme les « journalistes » institutionnels ?
    Ou alors est-ce quelqu’un qui fait un boulot de journaliste selon des critères établis notamment par le rapport charon de 99 ? http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/charon/formation.htm

  5. Observateur said
    on 6 mars 2009

    à 22 h 21 min

    Continuez votre travail JOT. S’il suscite autant de réactions, c’est qu’il soulève des vérités qui dérangent le pouvoir local et les médias à sa botte. Le fait qu’ils soient EURL, SARL, SA, SAS n’est malheureusement absolument pas un gage de qualité de l’information délivrée.

  6. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 6 mars 2009

    à 23 h 37 min

    @Aurel : c’est vrai que je n’ai pas été très clair. Cela fait bien longtemps que Le Monde n’est plus le « quotidien de référence » cela n’a, bien sûr, rien à voir avec cet article. Ce serait pour le moins réducteur. Voir les nombreux articles sur le sujet sur le site d’Acrimed.

    @Sylvie : J’attends toujours que vous me citiez les « provocations répétées ». Et puis, comme je l’ai écrit, finalement je veux bien être un blogueur. Du moins en comparaison de certains journalistes encartés qui travaillent pour certaines entreprises de presse.

  7. LOURY said
    on 7 mars 2009

    à 9 h 51 min

    Cher JOT, l’indépendance sera toujours un combat. Mais je ne t’apprends rien, tu le sais.

    J’ai perdu toutes mes illusions sur le Monde pour l’avoir vu fonctionner quand il s’est emparé de Midi Libre. Il m’était difficile d’imaginer tant de fausseté de la part du journal créé par Beuve-Méry. J’ai cru que les choses s’amenderaient une fois chassés Colombani et Minc, les désastreuses âmes damnées de cette pitoyable épopée.
    Le traitement de l’affaire Péan-Kouchner m’a montré que le Monde demeurait un monument d’hypocrisie. Sur ce, voici le papier d’Anne Devailly qui vaut confirmation.

    Je m’étonne un peu d’un tel traitement de la part d’une consoeur qui connaît bien l’affaire, qui me paraissait plutôt nuancée et sans a priori excessif et qui s’est efforcée de garder la mesure des choses à la tête du club de la presse.
    Mais Anne Devailly me semble être en plein dans ce système qui ne peut que rejeter Montpellier-Journal. Elle collabore à Objectif, expression accomplie de la collusion/communication, et c’est évidemment tout dire.

    Continue à mettre en ligne tes « provocations répétées » dont parle cette Sylvie que j’aimerais bien connaître. Elles sont un de ces petits filets d’air frais sans lesquels notre belle région serait irrespirable, toutes portes et volets fermées, avec Midi Libre et la Gazette pour seules fenêtres.
    Et tu parles de fenêtres !!!

  8. Nouvel Obs said
    on 7 mars 2009

    à 12 h 26 min

    En effet, si l’auteur de cet article du Monde précisait qu’elle gère des subventions publiques demandées et obtenues auprès de Frêche pour présider le Club de la Presse, cela change la lecture. Et l’on comprend mieux le dénigrement du remarquable travail indépendant de JOT. Ce n’est pas la presse « aux ordres et à la subvention » qui révèle de tels propos.
    C’est, hélas, encore la preuve que le Club de la presse (où il y a plus d’attachés de presse que de journalistes) est contrôlé par le système Frêche, avec l’argent des contribuables de la région la plus pauvre de France. Un comble!
    Les impôts doivent-ils aller arrondir les marges des patrons de presse serviles et nullissimes? Voila un beau sujet pour le Monde qui est venu un temps profiter des subventions de Frêche et des autres. Comme les « Gazette », l’Indépendant, Objectif LR, etc…
    Racontez dans le Monde, les manipulations et tout ce qui se passe réellement à Montpellier autour de la presse, Madame la présidente du Club de la presse.

  9. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 7 mars 2009

    à 14 h 11 min

    Je ne suis pas sûr que la position d’Anne Devailly puisse se résumer à présider une association subventionnée par les collectivités. Il faut aussi ajouter le rôle joué au sein du Club par le groupe Midi Libre dont certains journalistes ont combattu le fait que le Club de la presse puisse me soutenir. Vous allez me dire, que Midi Libre est aussi subventionné par Georges Frêche puisque le président de région emploie ce mot pour qualifier l’achat d’espace (pub et annonces légales) pour « ses » collectivités dans les médias.

    Bref, la position d’Anne Devailly n’est pas facile surtout qu’elle a fait le choix d’éviter l’explosion du Club de la presse. Ceci dit, s’il était trop difficile pour elle d’écrire sur le sujet, il aurait peut-être mieux valu qu’elle s’abstînt et qu’elle laisse faire le travail à un collègue.

  10. Club's member said
    on 7 mars 2009

    à 14 h 43 min

    Confirmation: Midi Libre contrôle le Club et sa présidente. Tout simplement par la directrice de cette association subventionnée quasi intégralement, compagne d’un rédacteur en chef très « humaniste » du quotidien.
    Le monde est petit, le contrôle est total à Montpellier.

  11. observateur said
    on 7 mars 2009

    à 14 h 59 min

    Les articles de JOT sont éclairants et à part dans le paysage médiatique local. Mais les commentaires sur le site le deviennent tout autant. J’ai vraiment l’impression d’assister à la levée d’un voile sur un système « pouvoir en place / média » qui était bien huilé et quasi invisible pour le citoyen lambda. Si même le Monde s’y met, où va-t-on dans notre démocratie ?

    Merci à JOT et aux journalistes qui le soutiennent d’offrir cet espace de respiration et de débat.

  12. Michel said
    on 7 mars 2009

    à 15 h 51 min

    Lorsque je lis, j’entends ou je vois certaines choses, chaque jour, dans des journaux, à la radio ou à la télévision, je suis heureux de ne plus appartenir, depuis longtemps, à cette corporation de journalistes au sein de laquelle pourtant je me suis régalé. Aujourd’hui, retraité, je consigne régulièrement les dérives de notre presse régionale (cela suffit à m’occuper), dont l’épisode du « faux corbeau » n’est que le plus récent exemple. Aussi, je vous encourage à poursuivre votre action de salubrité publique, même si je conçois qu’elle n’est guère aisée dans un tel environnement politico- médiatique.

  13. narvic said
    on 7 mars 2009

    à 22 h 51 min

    La remarque – fausse – selon laquelle Montpellier Journal serait “sans existence juridique bien définie” (ainsi que le commentaire mal informé de Sylvie) me font bondir.

    Serait-il donc utile de rappeler aux journalistes qui publient sous le couvert d’une publication professionnelle que leur responsabilité juridique éditoriale vis à vis de leurs propres écrits est très atténuée par rapport à celle de l’auteur d’un site tel que Montpellier Journal ?

    Le responsable juridique, celui qui assume vraiment ce qui est écrit (c’est à dire pénalement et financièrement), ce n’est pas celui qui écrit (le journaliste) c’est celui qui publie (le directeur de la publication, ou éditeur).

    Les journalistes qui publient dans les médias « collectifs » ne sont jamais leurs propres éditeurs. En cas de poursuite, ils sont – au pire – poursuivis comme « complices », l’auteur principal étant le directeur de la publication (selon la loi, c’est toujours le propriétaire du média) et ce dernier est tenu à une obligation de solidarité avec son auteur, c’est à dire qu’il ne peut pas se défausser de sa responsabilité sur son salarié (quitte à lui reprocher éventuellement une faute professionnelle par ailleurs, c’est un tout autre débat).

    Dans le format de publication adopté par JOT, il est dans une situation juridique définie par la loi et la jurisprudence de manière très… définie, précisément : c’est lui qui assume la totalité de la responsabilité éditoriale pénale (c’est d’ailleurs la même chose pour tous les blogueurs, qui sont également leurs propres éditeurs, au sens de la loi).

    Ça commence à suffire que les journalistes professionnels, bien protégés dans les médias « collectifs », se retranchent derrière ce genre d’arguments fallacieux pour prétendre qu’ils en assument plus, juridiquement, que les anciens médias, et qu’ils seraient donc juridiquement plus « responsables » que les nouveaux médias, alors que dans la situation actuelle : c’est exactement le contraire qui se produit.

    Les lois sur la presse (1881) et leur adaptation au net n’ont jamais eu pour but d’affirmer une responsabilité juridique particulière des journalistes, mais bien au contraire de les protéger des poursuites. JOT, dans le format de sa publication, ne bénéficie pas d’autant d’égards de la législation. Il est en première ligne, là où d’autres sont dans des cocons douillets.

    A mon avis, ça méritait d’être rectifié. ;-)

  14. dfitz said
    on 17 mars 2009

    à 23 h 10 min

    Bonjour Jacques-Olivier,
    Je viens de lire le récit de vos aventures sur le site d’Acrimed et je souhaitais juste apporter un témoignage complémentaire.
    J’ai été journaliste professionnel de 1997 à 2002, sans jamais avoir demandé ma carte de presse pour des raisons assez proches de celles que vous avez soulignées dans le témoignage d’Acrimed : elle n’est en rien un gage d’indépendance de la part des journalistes.
    J’ai continué à écrire comme pigiste occasionnel jusqu’à 2007, sans chercher à gagner sérieusement ma vie avec, étant passé à d’autres activités pour assurer mon revenu principal.
    Lorsque je suis venu un été dans l’Hérault, j’ai cherché à voir s’il été possible de trouver un poste de journaliste dans l’un des quotidiens de la région. Vous devinerez sans mal lequel.
    Il m’a été donné de rencontrer l’un des responsables de bureau. La conversation a vite tourné court sur cette question de la CP.
    Ma position étant essentiellement fondée sur la prééminence de la vocation versus la corporation, et donc de l’engagement moral personnel contre la garantie statutaire, il ne pouvait y avoir de dialogue possible. Les mots furent assez violents. J’ai compris plus tard que la PQR tenait absolument, structurellement à distinguer le permanent du localier et que la CP en était la marque. Les localiers sont des correspondants sans statuts, des informateurs, à peine rédacteurs. Les permanents, eux, sont de « vrais » journalistes.
    Une distinction qui n’a aucun sens à Paris. Informer est une mission qui s’inscrit dans notre édifice démocratique. l’institution de la carte de presse est nécessaire mais non suffisante.
    Or les insuffisances de la presse vis-à-vis de sa mission démocratique aujourd’hui sont telles qu’il est absolument nécessaire de proposer de nouvelle posture journalistique comme la vôtre susceptible de rétablir un lien avec le lecteur-citoyen. Ce sera long et difficile et je loue votre persévérance.
    Bien à vous.

  15. jhen said
    on 18 mars 2009

    à 20 h 42 min

    Je viens de lire votre article à propos du Monde ; cela confirme malheureusement les analyses actuelles à propos de ce journal : gazette de club néo-libéral, porte-voix de la pensée unique, mais en tout cas pas un quotidien de référence. Faut-il une carte de presse pour être journaliste ? Et bien, je ne le, pense pas ! La plupart des « encartés » ne font que reprendre dépêches d’agences et communiqués généreusement diffusés par des attachés (sic !) de presse aux ordres. La crise de la presse papier est là, entre autres. Pourquoi acheter (cher) des quotidiens « de référence » quand Métro ou 20 minutes disent exactement la même chose ?..
    Etre journaliste, c’est surtout pratiquer une éthique et une déontologie que la plupart ont oublié…
    Continuez, car aux yeux de beaucoup, oui, vous êtes journaliste, c’est-à-dire uniquement encarté par la considération de ceux qui vous lisent.
    Merci

  16. Sébastien Nègre said
    on 20 mars 2009

    à 19 h 58 min

    « Et puis, comme je l’ai écrit, finalement je veux bien être un blogueur. Du moins en comparaison de certains journalistes encartés qui travaillent pour certaines entreprises de presse. »
    Non JOT. Tu n’es pas un blogueur. Que tu gagnes ta vie par un salaire, des piges ou des dons, tu fais un travail de journaliste. Tu es journaliste. Point final.

    Amitiés
    Sébastien Nègre

  17. HARKI 34 said
    on 20 mars 2009

    à 21 h 04 min

    JOT EST GENIAL

    Pourquoi est-il génial ?
    Parce que c’est un génie!
    Mais à quoi reconnait -on un génie?

    Au nombre d’imbéciles qui se liguent contre lui,§

    A commencer par certains journalistes serviles et autres plumitifs achetés ET a LA SOLDE DE G Freche qui se reconnaitront aisément….

  18. C Coffinier said
    on 21 mars 2009

    à 17 h 02 min

    Ah, la grande question, « qu’est-ce qu’un journaliste? »
    S’il suffisait de détenir une carte de presse, cela se saurait. Par des artifices qui m’échappent, je connais un responsable de communication d’une mairie qui détient une carte de presse. Et si la presse lui donne 50% de ses revenus, cela veut dire que Golf Magazine (véridique) qui est la seule entreprise de presse qui l’emploie, lui verse au moins lm’équivalent de son salaire en mairie.
    C’est pas forcémént un exemple flagrant, aussi, je vais en citer un autre: le mien.
    je suis journaliste à La marseillaise, salarié depuis décembre 1999, et à ce titre pouvant prétendre à l’obtention de ladite carte. Mais le problème a été que lors de ma première demande mon casier judiciaire n’était, disons pas au clair (une manière pour la justice de vous faire payer longtemps des erreurs de jeunesse)
    Je n’ai tout simplement jamais redemandé la carte professionnelle, et pourtant j’exerce donc depuis bientôt 10 ans, quotidiennement et exclusivement ce métier. Suis-je un journaliste?
    Quant à la tentative de certains de définir la « qualité » de journaliste, ne sert-elle pas en excluant M Teyssier, surtout à empêcher que l’on devine que nombre d’entre eux sont d’abord là pourt des raisons de promotions sociale? je m’explique: souvent les journalistes, en tout cas là ou je suis, se réjouissent de leur proximité avec les autorités locales, et « jouent » à faire partie d’une intelligentsia. Rien d’étonnant, du coup que la plupart du temps, ils ne remettent pas en cause la communicaiton de ces autorités, et que cette dernièrer est prise pour de l’info. Cette tendance serait plutôt en train de disparaitre, mais quand même… Le sésame qui vous proclame journaliste à la face de ce beau monde, c’est encore la carte de presse.
    Maintenant d’autres ici, posent le problème du statut de l’entreprise de presse. Là encore, il est facile, au nom de la défense d’une profession, de tenter de justifier l’exclusion des titres édités par des associations. Pourtant, au vu de ce que disait le conseil national de la résistance au lendemain de la Libération, les entreprises de presse reconnues d’aujourd’hui, sont tout ce que nos anciens ne voulaien tplus voir émerger. Concentration, détention par des intérêts privés (industriel ou financiers)… le dépeçage d’une presse « libre » a copmmencé depuis bien longtemps en France, au point que des centaines de titres qui pourtant avaient « pignon sur rue » ont aujourd’hui bel et bien disparu. S’ajoute le fait Internet… en décidant quels sont les supports ad hoc, là encore, on détourne le débat: il s’agit pourtant bien d’écrit, et l’on peut se rendre compte très vite si les auteurs de papiers, sur internet ou ailleurs font leur travail correctement. Et honnêtement, chers confrères, n’ya -t-il pas à votre connaissance des titres « qui ont pignon sur rue » qui font très mal leur boulot, voire qui maipulent? non? c’est pas beau de se réfugier derrière la confraternité pour pouvoir continuer à manger la soupe…
    je crois, moi que ceux qui dérangent sont ceux qui crachent dans la soupe. Parce qu’elle est bonne, et que d’autres veulent continuer à gameler.
    le problème, et qu’au final, la presse l’a mauvaise, parce qu’elle fait mal son métier.
    ceux qui s’honorent aujourd’hui du titre de journalistes, devraient se pencher sur l’histoire de la presse dans notre pays. Du vivier qu’on été les années de liberté avant la deuxième république, de la chappe de plomb du second empire, avec l’autorisation de parution, des lois liberticides de la troisième république, toujours en vigueur (lois du 29 juillet 1881…) et des « lois scélérates » de 1892, qui n’avaient pour seul but que d’empêcher la parution de feuilles anarchistes, seules vraiment critiques de la société de l’époque.
    A propos, des lois du 29 juillet 1881. savez vous qu’elles régissent aussi bien la parution d’un journal papier qu’un blog, un site internet, enfin toute sorte de publication? A ce titre, un site informatif, bénéficie du même « statut » juridique qu’une autre publication. Voilà pour les censeurs, qui évitent de se positionner pour défendre un journaliste qui n’en serait pas un…
    Pour info: la loi du 29 juillet 1881, est en annexe du code électoral.

    Christophe Coffinier,
    journaliste à La Marseillaise à Avignon

  19. c coffinier said
    on 21 mars 2009

    à 17 h 11 min

    Pour infos, toujours, et ceux qui ne connaitraient pas le programme du CNR: http://pagesperso-orange.fr/felina/social/programme_cnr.htm
    Voir la partie II « Mesures à appliquer dès la libération du territoire »
    Il est important de savoir que la politque de la France dans les premiers mois qui ont suivi la libération avait pour orientation ce document, fondateur de notre « république sociale », dont l’essentiel des attendus est encore repris dans le préambule de la constitution de la Vème république.
    ce sont ces références que Denis Kessler du MEDEF veut voir disparaitre quand il dit « il faut en finir avec le programme du CNR », parce qu’il sait, lui ce que notre société doit à cet héritage (sécurité sociale, assurances vieillesses, droit du travail…)

  20. c cofinier said
    on 21 mars 2009

    à 19 h 58 min

    après, j’arrête, mais pour en savoir encore plus, voir cette video (jusqu’au bout, c’est mieux) : http://www.youtube.com/watch?v=vrA9zvqXW-I

  21. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 21 mars 2009

    à 20 h 38 min

    Merci pour ce lien. Je retiens plus particulièrement de cette vidéo, ce passage dit par Lise London : « Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens, les grands parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse. Ils ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »

  22. carte de presse said
    on 21 mars 2009

    à 21 h 14 min

    CARTE DE PRESSE

    eST6CE QUE LES JOURNALISTES DE LA MAIRIE DE MONTPELLIER DE SON AGGLO ET DU CONSEIL REGIONAL ONT UNE CARTE DE PRESSE,???
    Non !
    Pourtant ils assistent bien aux conférences de presse de leurs chefs suprêmes mais aussi à toutes les conférences de presse .

    Conformémént au principe d’égalité , j’invite G Freche a retenir ses journalistes et les empécher d’assister aux conf de presse tant qu’ils n’auront pas en bonne et due forme leurs cartes de presse

  23. c coffinier said
    on 21 mars 2009

    à 21 h 20 min

    @ jot: oui je crois qu’elle fait une synthèse de ce qui devrait tous nous préoccuper au lie de gloser sur l’usage de la carte de presse.
    A ce propos, si les journalistes des medias municipaux, de l’agglo ou de la région disposaient d’un tel document, ce serait en toute illégalité (voir sur le site de la commission de la carte de presse).
    je sais qu’on appelle ces opuscules des journaux, ou des magazines, mais pour bien faire on devrait dire des tracts… à Avignon, on peut avoir jusqu’à trois photos du maire par page (on se demande à quoi ça sert…) Du coup, en période électorale, la suspension de ce type de document est salutaire…