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Le Mardi 24 mars 2009 à 20:41

"Georges Frêche divise la gauche"

C’est ce qu’écrivent Christine Lazerge (PS), François Liberti (PC), René Revol (Parti de gauche) et Jean-Louis Roumégas (Verts) dans un appel rendu public ce matin à Montpellier. Les quatre « militants » refusent que le président de région soit à nouveau tête de liste aux régionales de 2010.

René Revol, Jean-Louis Roumégas, Christine Lazerges, François Liberti le 24 mars 2009 (photo : Mj)Georges Frêche « est devenu le premier obstacle à l’indispensable adhésion à un grand projet régional et au développement des luttes ». Voilà pourquoi Christine Lazerge, François Liberti, René Revol et Jean-Louis Roumégas disent « refuser la perspective de sa [celle de Georges Frêche] candidature aux prochaines élections régionales (1)« . Ceux qui ont souligné qu’ils ne s’exprimaient pas au nom de leurs organisations respectives, ont développé ce matin, lors d’une conférence de presse, les raisons qui les ont poussés à lancer cet appel « aux noms des valeurs de gauche ».

André Vezinhet « porteur de message »
Michel Guibal, ancien adjoint (PS) au maire de Montpellier et candidat malheureux au poste de premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Hérault, était aussi présent dans l’assistance. Côté Verts, il y avait aussi Silvain Pastor, conseiller régional, Nicole Moschetti-Stamm et Mustapha Majdoul, conseillers municipaux. Mais au delà de ces quelques soutiens, la vraie interrogation aujourd’hui réside dans l’attitude que vont adopter d’autres personnalités et leurs organisations. Par exemple : André Vezinhet, député (PS) et président du conseil général, Éric Andrieu, premier fédéral socialiste de l’Aude et vice-président de la région (2), la direction nationale du PS, la direction nationale et les fédérations communistes de la région, etc. Christine Lazerges a précisé que la direction nationale du PS avait été informée de sa démarche via un message transmis par André Vezinhet. Alors simple porteur de message ou soutien de celui-ci ? « Porteur de message », répond Christine Lazerges. Selon une source proche des « quatre », ceux-ci auraient le projet de monter ensemble à Paris interpeler leurs directions nationales respectives sur la question de la tête de liste. Quant à l’entourage de Georges Frêche, il serait en train de préparer une réunion avec les 5 secrétaires fédéraux socialistes et les partenaires de la majorité.

« L’opinion de nombreux communistes »
Du côté de la fédération PC de l’Hérault, Jean-Louis Bousquet, son premier secrétaire, déclare à Montpellier journal : « François Liberti est un militant de valeur, posé et réfléchi. Lorsqu’il parle, il exprime l’opinion de nombreux communistes. Pour ma part, je pense, comme lui, que l’union de l’ensemble des forces de gauche, écologistes est nécessaire l’an prochain pour poursuivre, en appui sur le mouvement social, la politique de gauche à la région. On a mis 18 ans pour sortir Jacques Blanc et le Front national, ce n’est pas pour le remettre en place en 2010. En ce qui concerne le choix de la tête de liste, c’est enfoncer une porte ouverte que de dire qu’il y a débat au sein des militants de la gauche. Je crois que ce débat est naturel et c’est la liberté de chacun de s’exprimer là-dessus. [...] Ce que je constate quand même, c’est qu’ont été annoncées les têtes de listes par département sans discussion avec le PCF, a été annoncée une alliance avec le Modem sans discussion avec le PCF. Vous comprendrez que ce sont des choses qui posent question chez nous. » Et donc, celui qui est aussi conseiller régional exclue-t-il toute participation à une liste dirigée par Georges Frêche ? « Je n’exclue absolument rien. Je travaille au rassemblement de l’ensemble de force de gauche. Je cherche à réfléchir à ce qui est le plus efficace pour sortir de cette situation. »

Michel Passet, président du groupe communiste au conseil municipal, est sur ligne assez proche : « Je signale que, dès le mois de novembre 2006, lorsqu’il y a eu un certain nombre de problèmes [l'affaire des "Blacks"], j’avais dit que la gouvernance de Georges Frêche à l’agglo ne nous convenait pas. Donc ce n’est pas une question nouvelle qui se pose et effectivement elle doit se régler avant les régionales. [...] Pour l’instant, je ne dis pas que Georges Frêche est le bon ou le mauvais candidat, je considère qu’il devrait y avoir une réunion des composantes de la majorité au conseil régional pour réfléchir à la meilleure tête de liste possible. Et je considère qu’il était très prématuré que Georges Frêche dise : « Je conduirai, point. » Sans consulter personne d’autant qu’il n’est pas membre du Parti socialiste. »

Quelques extraits des prises de parole et des échanges lors des questions/réponses :

Christine Lazerges : « Nous voulons tout simplement la démocratie »
« La rupture que nous voulons signifier par cet appel c’est une rupture morale, une rupture éthique avec un système qui est devenu insupportable, intolérable. C’est une rupture qui a un objet : redonner l’envie de la politique autrement, redonner l’envie de la politique dans l’écoute et je dirais même dans le respect. Le fonctionnement de Georges Frêche et de certains qui l’entourent est centré sur le mépris, y compris de l’électeur. À la place du mépris, nous voulons le respect. À la place du « tout est décidé », nous voulons l’écoute. À la place du « moi tout seul sur le devant de la scène », nous voulons le partage. Autrement dit, nous voulons tout simplement la démocratie. [...] Le système actuellement en place en Languedoc-Roussillon a privatisé la politique dans un cercle extrêmement étroit. Rouvrons les fenêtres, discutons et construisons. Je ne crois pas du tout à la victoire de Georges Frêche dans cette situation de solitude qu’il s’est créé tout seul. Il s’agit de gagner la région, pas de la perdre. [...] Je pense que notre appel est suffisamment fort, qu’il y a suffisamment de gens qui ne demandent qu’à ce qu’on soulève le couvercle de la marmite. Dans les sections socialistes je peux dire que c’est le cas. Maintenant, le clientélisme est-il si fort ? Vous savez, la peur règne. »

François Liberti : « Une parole d’espérance »
« En lançant cet appel avec mes collègues, j’ai le sentiment de traduire l’immense majorité de ce que pensent aujourd’hui les militants communistes dans cette région. [...] Nous le disons aujourd’hui parce qu’il y a un certain nombre d’éléments qui font que c’est aujourd’hui qu’on doit le dire. Au regard des enseignements tirés de ces dernières années, au regard de l’exigence que dans cette region la gauche puisse poursuivre er apporter une réponse crédible sur le plan politique à tous ceux qui souffrent aujourd’hui. Et parce que, effectivement, les dérives que nous venons d’évoquer sont à ce point dangereuses aujourd’hui qu’elles peuvent mettre en échec la possibilité pour la gauche d’apporter une réponse crédible à la perspective que les gens attendent. Le pire ennemi de la gauche, c’est ce qu’incarne Frêche dans ses pratiques. Nous souhaitons que cet élément là soit pris en compte dans nos formations respectives, par les citoyens, les acteurs du mouvement social, etc. Ce n’est donc pas une parole de désespérés, c’est une parole d’espérance que nous avons aujourd’hui. »

René Revol : « On a besoin de citoyens émancipés et libres »
« Il ne s’agit pas seulement d’un homme, il s’agit d’un système politique qui, au plan local, est en train de s’effondrer parce qu’il représente le passé, il représente un fonctionnement avec lequel les citoyens ne veulent plus fonctionner. On veut de la démocratie, de la transparence, de la prise de parole, de l’écoute, de l’attention, de la modestie, de l’humilité, du courage. On veut autre chose que ce système du fait accompli « parce que je suis là, je reste là ». Non. Aucune position n’est acquise et quelles que soient les réalisations qui ont pu être très positives au niveau de toute cette région, il faut voir qu’aujourd’hui, nous sommes à la veille d’un renouvellement et que ce renouvellement, il faut avoir le courage de le porter. Ici, on n’est pas à l’étape d’une élaboration mais à l’étape du coup de gueule aux noms des valeurs qui nous rassemblent malgré les différences politiques. [...] On prend nos responsabilités à titre personnel. Jusqu’à ces dernières années, on nous disait toujours qu’on ne pouvait pas le faire parce qu’on allait perdre des choses. En ce qui me concerne, on m’a dit : « Il ne faut pas que tu te présentes aux élections municipales [de Grabels], tu ne seras jamais élu puisqu’on sait que tu n’auras jamais les subventions de la région, de l’agglomération. » Les citoyens de ma commune sont arrivés à une conclusion inverse. Et maintenant on me dit : « Il faut que tu te taises si tu veux conserver les subventions. » Je vais conserver les subventions parce que je me situais du point de vue de l’intérêt général, du point de vue de cette commune. Et depuis que je suis en position, il n’y a pas de modification de ce point de vue. Et je garde ma parole libre et tout le monde garde sa parole libre. Il faut passer à une autre façon de faire de la politique non pas se faire acheter, non pas dire ce que les gens attendent que vous disiez pour plaire au prince. On a besoin de citoyens émancipés et libres. Et pour avoir des citoyens émancipés et libres, il faut commencer par avoir des élus émancipés et libres. »

Jean-Louis Roumégas : « Nous ne nous laisserons pas acheter »
« Nous sommes là pour pousser un coup de gueule et lancer un appel aux consciences. Si c’est naturel que nous le fassions ensemble, c’est que chacun a incarné, à un moment dans son parcours politique, une résistance à ce système qui a été mis en place dans la gauche régionale, malheureusement, qui a trahi les valeurs de gauche et qui a tué le débat. [...] Nous n’accepterons pas cette chape de plomb qui pèse sur la région non pas parce que nous, organisations ou militants politiques, serions exclus de ce système – d’abord nous avons choisi de nous en exclure, nous refusons la corruption, le clientélisme, nous ne nous laisserons pas acheter. Aujourd’hui, nous pensons surtout que ce sont les électeurs de gauche qui sont désespérés dans cette région et qu’on ne peut pas se permettre de laisser 20-25 % d’électeurs de gauche sans issue politique parce que c’est la défaite assurée. »

► Lire le texte de l’appel sur le site « Au nom des valeurs de gauche« 

► Voir aussi : La politique du fait accompli au PS ?

► Vous pouvez soutenir Montpellier journal.


____________
(1) Sollicité, Georges Frêche n’a pas donné suite à notre demande de réaction.
(2) Sollicités, André Vezinhet et Éric Andrieu, n’ont pas donné suite à notre demande d’entretien.

Publié dans Politique. Mots clés : , , , , , , , , , .

16 commentaire(s)

Suivre les commentaires de cet article

  1. Marion Julien said
    on 24 mars 2009

    à 22 h 03 min

    Rien de surprenant dans cet appel, entre Christine Lazerges, placardisée du PS héraultais, François Liberti qui n’a toujours pas dirigé ses dernières défaites électorales et du soutien à demi-mot de Frêche au maire de Sète, Revol qui de toute manière se lancera dans la course régionale (avec qui?) mais qui se ralliera entre les deux tours.
    Le gros problème, ils viennent tous les quatre du même département et on le sait bien, on ne construit rien dans une élection régionale sans soutien dans les 5 départements. Qui les suivera en Lozère où Frêche s’est spectaculairement implanté, dans le Gard faudra bien chercher, je ne vois pas grand monde non plus dans l’Aude, où Eric Andrieu est sur le point de prendre une ampleur nationale. Quant au Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin ne tuera jamais le père et ses opposants de gauche sont clairement pro-Frêche (Codognès, Garcia, verts…).
    Pour cela je pense que ce mouvement aura bien du mal à trouver un débouché politique. L’anti-frêchisme primaire est plutôt facile en ce moment mais je ne pense pas qu’il menera bien loin.
    Si j’avais été à la conférence de presse, j’aurais aimé leur demander si ils pensaient qu’une seule décision approuvée par le Conseil Régional étaient mauvaises!

  2. MA said
    on 24 mars 2009

    à 23 h 27 min

    Les frontistes écolo-jacobins frustés sentant que la roue tourne-manège joue petit bras face à Frêche.M.A.

  3. Anna said
    on 25 mars 2009

    à 7 h 19 min

    enfin le mode de gouvernance du système Frêche mis en débat public. La question n’est plus si les décisions prises par le CR sont bonnes ou mauvaises, elles sont souvent dans l’axe. Mais plutôt est-on prêt à accepter encore un fonctionnement autocrate qui pour garder la main, n’hésite pas jusqu’à aller contre les valeurs de la gauche. j’ai toujours voté Frêche. Mais aujourd’hui je suis écoeurée, lassée, ce système a vécu, ce César malade et ses clones doivent être mis de côté. Il y a ceux qui sont en politique et dont c’est l’intérêt, mais il y a aussi tous ceux qui votent et qui votent à gauche, simples citoyens de la Région, qui ne veulent plus de ce système de gouvernance inhumain d’un autre âge.

  4. Observateur said
    on 25 mars 2009

    à 9 h 01 min

    Totalement d’accord avec Anna. On n’est plus dans le registre de l’action mais dans celui des valeurs. Les méthodes de Frêche sont devenues insupportables, il pourri la politique au sens noble du terme.
    Dommage par exemple que l’article paru dans le ML aujourd’hui sur Pierre Bouldoire (président de l’agglo de Sète) ne soit sorti que dans l’édition de Sète. Il montre bien comment un élu, son équipe et l’opposition peuvent fonctionner intelligemment pour faire avancer un territoire sans pour autant être dans le rapport de force permanent et la communication à outrance.

    Sur la registre des actions, en réponse à Marion Julien, je serais beaucoup plus nuancé. La pertinence des actions ne peut se juger seulement sur le critère simpliste d’un vote à l’unanimité au CR. Quand on est dans un tel régime autocratique, je pense que les élus aux positions un peu décalées doivent y réfléchir à 2 fois avant de voter contre car Frêche tient les cordons de beaucoup de bourses. Quand on voit aussi que des groupes politiques au CR LR comme le PC ou les verts sont présidés par des gens comme Jean-Claude Gayssot ou Yves Piétrasanta, on comprend mieux pourquoi les élus de ces groupes ne votent pas contre.
    Enfin, quels sont les sources d’information offertes au citoyen de base pour juger véritablement l’action du CR LR ? Là, on touche au pb des médias locaux et des supports de com de nos collectivités locales, sujet largement abordé dans ce blog.

  5. Anonyme said
    on 25 mars 2009

    à 11 h 19 min

    C’est le Modem et M.Dufour qui a pris place dans le microcosme, M.Roumégas était plus discret quand il en faisait parti, son action au zoo, est- elle dans la ligne du parti dont il est le porte parole, si on proméne la caméra thermique, on verra vite le coût en énergie, vous verrez qu’il sera discret également, sur ce qu’annonce l’Agglo-rieuse, le nouveau DGS de la Mairie de Montpellier embauche sa femme,il ne peut rien dire, car il a laissé installer la meme chose au zoo (directrice et vétérinaire) voila la pression sur les agents,sans compter l’impossibilté de controle, mais cela ne déroge pas au systéme du Président de région.

  6. sdr said
    on 25 mars 2009

    à 16 h 48 min

    Monsieur anonyme de 11h19, bon, bravo de lire l’Agglo rieuse mais pour la directrice du Zoo, je crois bien savoir qu’elle a passé un concours il y a quelques années en venant du zoo de Dunkerque, obtenu le poste à Montpellier, et rencontré sur place ici le vétérinaire dont elle est tombée amoureuse, etc etc… So what ? Et pour le coût en énergie du zoo du Lunaret, je suis plus que sceptique. Quand au DGS de Montpellier qui embauche sa femme, je n’en sais rien mais ça ne me parait pas si facile maintenant. Pas autant que Mme Frêche aux logements de la ville il y a plus longtemps. Mais c’est tout ce que vous avez à dire sur les valeurs de gauche et le système Frêche, quelques ragots ?

  7. Anonyme said
    on 25 mars 2009

    à 18 h 03 min

    @SDR pour l’embauche de la femme du DGS achetez l’Agglo-rieuse pour 1,30€ par semaine vous pourrez lire des choses sur tous les bords( les années passent les démons restent), vous avez vu ces blockaus de béton brut, j’ai cherché sur internet il faut un minimun de 15° pour des rhinos pour qu’ils soient bien et je ne parle pas de la serre pour avoir 28°quand il fait 0°à l’extérieur, c’est un reportage de France 2 sur les économies d’énergies, qu’il fallait faire des doublages par l’extérieur qui m’a interpelé.Pour le reste on ne commence pas une information » je crois bien savoir » vous savez ce que disait Coluche. Sur internet vous trouverez les pouvoirs de la directrice et approfondissez le fonctionnement d’un service territorial et vous verrez que cela est trés important pour les employés et pour nos impots, vous dites ragots, je vous réponds aux choix magouille, combine, petit copain et cela ne devrait pas etre dans un service public de quel bord qu’il soit!!!!

  8. pierrot le zygo said
    on 25 mars 2009

    à 22 h 08 min

    les valeurs de gauche ! ça existe ce truc ?
    Le clientellisme tout les politiques en font qqs le parti !

  9. Gypette said
    on 25 mars 2009

    à 23 h 17 min

    Si, P.S., P.C. et verts lorsqu’ils étaient aux affaires depuis 1981 (15 ans au total ), avaient répondu au souhait des citoyens concernant les élu-e-s : 1 seul mandat renouvelable 1 fois, il y a bien longtemps que le père Frêche aurait dégagé, les cimetières étant pleins d’indispensables la vie aurait continué avec bien plus de femmes élues et le clientélisme en aurait pris un coup.

  10. soyonsclairs said
    on 26 mars 2009

    à 8 h 39 min

    Cette réflexion reçue de quelqu’un et que je trouve si pertinente que je vous l’envoie . A méditer…
    « Cette conférence de presse : constater en direct live la reconstitution de la gauche plurielle, sur le dos de Frêche, épouvantail commode aujourd’hui ? En cette avant-veille d’élection régionale, nous découvrons ébahis les « clientélisme, autoritarisme, dérapages, omerta et terreur » du Monsieur : toutes choses bénignes et inconnues qui n’ont pas mérité pas pendant des années qu’on casse la sacro-sainte entente de gauche dans la direction des collectivités territoriales… Que de courage soudain ! Nous sommes entrés peu ou prou dans l’après fréchisme – et c’est une bonne nouvelle, mais à quel prix ?.
    La question de la suite politique se pose quand Révol, Liberti, Lazerges et Roumégas appellent  » à éviter toute union de la gauche derrière lui » qu’on peut traduire sans trop se tromper par « faire l’union de la gauche sans et contre lui ». Et là, revient en perspective la fameuse impasse maintes fois empruntée par la Gauche de la carpe et du lapin, avec à la clé l’impossibilité de construire l’alternative antilibérale/anticapitaliste. Exit le changement de société, vive la nouvelle équipe régionale de gauche aux valeurs retrouvées après avoir été « abimées » par le Monsieur ; pas abimées par le social-libéralisme, l’écolo-libéralisme, par l’abdication devant ces politiques, non, par le Monsieur !
    Je me pose par ailleurs la question de la date choisie pour l’annonce de cette (tentative ?) reconstitution de l’union de la gauche dans le L-R via le vecteur anti-Frêche : juste au démarrage de la campagne des Européennes… Ce timing qui choisit d’établir un lien entre les deux élections et les deux campagnes, dessine la proposition politique suivante (à vérifier dans les prochains temps) : que vous votiez Europe Ecologie, PS ou Front de gauche aux européennes, vous serez appelé-es à voter aux prochaines échéances régionales pour l’union de la gauche. Un retour vers le futur unitaire propre à redonner confiance, enthousiasme, clarté…
    Je pense que cette conférence de presse à quatre partis correspond au choix délibéré de donner à (re)voir ce quartet là – et pas un autre – pour l’après-européennes ; c’est un message clairement d’offre politique sans le NPA et la fédération des CUALS. Alors si j’ai bien compris (à vérifier) la teneur du message et le moment de le dire, je suis en colère. »

  11. JCB said
    on 26 mars 2009

    à 10 h 06 min

    Un quatuor se voulant les représentants d’un ordre moral politique ont lancé un appel dont le seul but est « on ne veut pas de Georges FRECHE ».
    Voila bien tout un programme politique !
    Ses personnes ne doivent pas se rappeler que cette région vient de sortir de 18 ans de gestion de la droite en alliance avec le Front national.
    Ses personnes ne doivent pas savoir que cette droite ne rêve que de reconquérir cette région à moins que…
    Un peu d’histoire pour se rappeler qu’en 1992, la droite avec Jacques BLANC été réélu avec le soutient d’élus Verts du Conseil régional et que François LIBERTI maintenait sa candidature contre le candidat écologiste Yves PIETRASANTA et empêchait ainsi la Gauche de reprendre cette région.
    Au moment ou des alliances ont lieu à saint de Védas, Aigues Mortes…entre des Verts et des listes de droite ont peut légitimement se posé des questions.

  12. Bernard Dalbe said
    on 26 mars 2009

    à 17 h 49 min

    Dans La Gazette, je lis ce matin que le « quatuor » ne remet pas en cause les réalisations de Frêche mais uniquement ses méthodes. Or ce qui compte pour les gens, ce sont les réalisations, pas le mauvais caractère ou les manières brutales d’untel ou d’une telle ! C’est peut-être pour cela que Frêche a toujours été réélu, tandis que ses détracteurs ont souvent été battus, n’est-ce-pas, Monsieur l’ancien député et ancien maire de Sète ?

  13. Observateur said
    on 26 mars 2009

    à 18 h 08 min

    @Bernard Dalbe
    « Monsieur l’ancien député et ancien maire de Sète » a été battu parce que Frêche, ex-tête de liste d’ »Union toute » a fait débouler un candidat socialiste sur la piste électorale sétoise, contre Liberti… C’est bien pour la gauche et les sétois, tout ça… Beurk!

  14. Julien Marion said
    on 26 mars 2009

    à 19 h 49 min

    Juste pour l’observateur 18.08, étant d’origine sétoise et connaissant bien la situation locale, je tiens juste à signaler que Lubrano n’a pa déboulé comme ça, il est dans le microcosme politique sétois depuis près de 20 ans et je pense que c’est plus le demi-soutien de Frêche à Commeinhes qui a fait du mal à François Liberti. A noter que les mauvais rapport entre Lubrano et Liberti ne date pas d’hier puisqu’ils étaient déjà assez mauvais (voir très mauvais) lorsque Liberti était maire de la ville…

  15. observateur said
    on 27 mars 2009

    à 3 h 37 min

    @Bernard Dalbe. Si votre seule source d’information est la Gazette de Montpellier, je comprends que vous soyez en admiration devant GF. Moi aussi, j’ai lu cet article. Il est d’une partialité absolue : le « journaliste » n’a retenu que ce qui l’intéressait dans le texte des 4 élus et parmi les commentaires déposés sur leur site pour donner une vision complètement biaisée de la situation. Mais avec la Gazette, plus rien ne me surprend et Pierre Serre ne cache d’ailleurs absolument pas ses positions. Le seul pb est qu’il devrait l’afficher clairement en gros sur la Une de chaque numéro: « CECI EST UN ORGANE DE PROPAGANDE AU SERVICE DE GEORGES FRECHE ». Au moins, les choses seraient encore plus claires et éviterait d’avoir des posts comme le votre.

  16. karak said
    on 1 avril 2009

    à 14 h 53 min

    Si Frêche avait voulu de Roumégas à Montpellier serait-il la aujourd’hui? Liberti me semble le plus honnête de la bande des quatre. Le PC qui s’allie avec le modem est-il prêt à lacher la proie pour l’ombre…Demandez à Gayssot (voir exellent article plus bas)