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Le Mardi 6 janvier 2009 à 20:03

"Un fonctionnaire il obéit aux instructions de la République"

Paul-Jacques Guiot est l’inspecteur d’académie de Montpellier. À la veille de l’assemblée générale des professeurs des écoles prévue demain à 9h30 qui devra se prononcer sur une éventuelle grève le 13 janvier, Montpellier journal l’a interrogé sur les sanctions prises puis levées puis reprises à l’encontre de Bastien Cazals, instituteur désobéissant, et sur la suite qui pourrait être donnée aux 384 lettres écrites par ses collègues de l’Hérault et déposées à l’inspection académique le 17 décembre.

Paul-Jacques Guiot Inspecteur académie MontpellierLe rectorat parle d’un engagement pris par Bastien Cazals d’ « accomplir désormais l’intégralité de son service ». Cet engagement a été pris à quel moment ? Comment ? Par écrit ? Par oral ?
On ne peut pas vous le dire ça. Maintenant on communique quasiment plus sur Cazals. Il y a eu un engagement effectivement de Monsieur Cazals de reprendre son service (1). Immédiatement après il a fait une communication très forte sur le fait qu’il ne reprendrait pas dans les conditions prévues par les textes d’où le changement de posture que nous avons eu c’est à dire de revenir sur l’abandon des sanctions.
Sur son blog, il dit que « cela sera fait dans le cadre du dispositif déjà validé par l’Inspectrice de l’Education Nationale »

Ce n’est pas vrai. Elle n’a rien validé du tout. L’inspectrice ne peut valider que ce qui est règlementaire or ce que souhaitait faire Monsieur Cazals, dans sa reprise, c’était quelque chose qui ne l’était pas. C’est à dire certes il faisait deux heures mais pas deux heures conformes à ce que doit être l’aide personnalisée. C’était ça le problème qui est apparu (2).

C’est à dire le fait qu’il dise qu’il « accueillera tous les élèves dont les parents le souhaitent, sur le temps dévolu à l’aide personnalisée »
Ce n’est pas comme ça que c’est prévu. Une aide personnalisée c’est les enseignants qui disent aux parents que l’élève a quelques difficultés et si les parents l’acceptent ils ont droit aux deux heures de l’aide personnalisée pendant un temps qui n’est pas forcément, d’ailleurs, la totalité de l’année. C’est parfaitement géré par le texte. À partir du moment où un maître, quel qu’il soit, ne s’intègre pas à ce dispositif là – qu’il soit politiquement d’accord ou pas, ça c’est un autre sujet – il n’est pas dans les clous en tant que fonctionnaire.

Et sur les 384 lettres déposées le 17 décembre…
Il y en a 384 mais il y en beaucoup moins – une centaine je crois – … Parce qu’il y a plusieurs types de lettres. Il y a des lettres qui disent : « Voilà, nous on est contre la politique du ministre. » Ils développent un peu mais en gros c’est ça. Il y’en a qui disent : « On soutient ceux qui sont contre la politique du ministre. » Des gens qui disent « je ne ferai pas ci, pas ça », il y en a peu (3).

C’est à dire une centaine ?
Oui c’est ça. Et puis sur ceux qui disent « on fera pas ci, on fera pas ça », il y aura ceux qui feront effectivement pas. Moi je n’ai pas le sentiment qu’il risque d’y en avoir énormément. Parce que des gens qui s’étaient engagés à pas faire, on en a déjà eu. Quand on a été vérifier, ils faisaient.

Concrètement, qu’allez-vous faire ?
On leur laisse le temps de la première semaine pour se retourner pour qu’il y ait un rythme de croisière de pris après les vacances de Noël et après, de toute façon, on est habilité à aller vérifier si l’enseignement est donné selon les dispositions règlementaires. C’est clair que ça fait partie des choses qu’on ira voir.

Vous avez les effectifs suffisants pour aller contrôler ? Même pour une centaine ?
Il y a 5500 enseignants qui sont inspectés assez régulièrement par les 20 inspecteurs de l’éducation nationale du département donc vous faites 100 divisé par 20, voilà (4). Il peut y avoir des concentrations un peu plus importantes dans certains endroits qui feront que les inspecteurs mettront un peu plus de temps. J’ai pas dit qu’on le ferait immédiatement. J’ai dit qu’on peut le faire. Le but ce n’est pas de faire la répression à tout craint. Moi on m’a fait porter là un rôle… Bon, quand il faut réprimer, on réprime mais le but final c’est qu’ils fassent. Que l’enseignement soit dispensé selon les règles édictées par la République. Le but n’est pas de donner des sanctions mais quand il faut donner des sanctions, il faut donner des sanctions. Parce qu’un fonctionnaire il obéit aux instructions de la République, il n’y a même pas à discuter. C’est même ce qui fait l’honneur des fonctionnaires de l’État.
Quand Monsieur Cazals – et éventuellement d’autres, Monsieur Cazals en est un symbole, sa médiatisation a été forte, il l’a aussi un peu cherchée sa médiatisation – déclare qu’il ne fera que ce qu’il a envie de faire et qu’il engage tous ceux qui sont du même avis que lui à désobéir, il porte une ombre terrible à l’honneur professionnel de tous les enseignants de ce département qui font leur travail avec une conscience professionnelle absolue. Le vrai sujet il est là. On en a un tout petit nombre qui disent qui ne veulent pas appliquer les règles de la République et qui ne veulent pas finalement faire ce pourquoi ils sont payés par le contribuable en oubliant tous ceux qui font leur travail comme il doit être fait. Un enseignant ne choisit pas ses tâches.

Eux, ils disent que c’est dans l’intérêt des enfants…
L’intérêt des enfants, c’est les instances supérieures de l’État qui décident comment ça se passe parce qu’on est dans la fonction publique d’État. Si monsieur Cazals veut que l’enseignement soit privatisé, il fait ce qu’il veut comme il veut où il veut. À ce moment-là, on est sur autre chose. Ce n’est pas monsieur Cazals qui décide quel est l’intérêt supérieur des enfants. Il est décidé par une politique d’État, celle de la république à laquelle doit se contraindre la totalité des fonctionnaires de l’État. La République a été créée sous ces principes-là, ce n’est pas monsieur Cazals qui va les changer. Je m’excuse, je suis extrêmement ferme parce que c’est intolérable.

La grève du 13 janvier vous inquiète-t-elle ?
Non. On verra. On rentre plus dans le politique que dans le fonctionnement administratif et pédagogique de l’éducation nationale. J’ai pas d’inquiétude particulière sur cette grève-là. Évidemment, en fonction du nombre de grévistes, on analyse et on regarde. Je n’ai pas l’impression qu’on soit sur quelque chose de massif.

Pour aller plus loin :
Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
Ministère de l’éducation nationale

____________
(1) Nous avons sollicité un entretien avec Bastien Cazals via la personne qui l’aide dans sa communication. Sans succès.
(2) Sur son blog, Bastien Cazals indique qu’il a reçu, aujourd’hui, la visite de son inspectrice.
(3) Nous avons eu confirmation que les lettres n’étaient pas toutes identiques mais ne les avons pas consultées.
(4) D’après un syndicaliste du SNUIPP et un de la CNT, ce contrôle ne sera pas si facile que ça à réaliser. D’autant plus que les inspecteurs auraient d’autres chats à fouetter dans une période où ils préparent la carte scolaire pour la rentrée 2009.

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20 commentaire(s)

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  1. Abes said
    on 6 janvier 2009

    à 22 h 10 min

    Monsieur l’inspecteur a bien raison: un fonctionnaire ça obéit ou on le sanctionne!
    Je suis un des 1099 enseignants désobéisseurs en France, et cette action est une action politique que nous revendiquons haut et fort.
    Notre niveau de conscience professionnelle est certainement plus important que ce qu’en dit cet IA, et c’est d’ailleurs pourquoi nous désobéissons.
    Face à un pouvoir qui met en pièces l’éducation nationale pour favoriser la privatisation de l’éducation (Lire « Main basse sur l’école publique » pour comprendre) on peut adopter plusieurs postures:
    Attendre et appliquer sagement la réforme, ce que font la grande majorité des fonctionnaires.
    Mettre de l’huile dans les rouages et manier le bâton, ce que font beaucoup d’IA au nom de la loyauté.Sauf que la loyauté ne doit pas s’exercer que dans le sens montant de la hiérarchie, on doit aussi être loyal, honnête et respectueux envers les subordonnés et surtout envers le publicque l’on sert.
    On peut aussi désobéir. C’est vilain, mais si plus de fonctionnaires l’avaient fait en des temps plus sombres, notre honneur national en aurait été moins marqué.

    J’ajoute que quand l’État modifie unilatéralement le contrat qui le lie à ses fonctionnaires, en leur imposant de travailler 2,5 ans de plus avant de prendre leur retraite, l’État est coupable de violation de ce contrat ce qui s’apparente à une forme de désobéissance.
    Quand nos inspecteurs nous demandent de mettre en place l’aide personnalisée mais pas pour les enfants les plus en difficulté, car il relèvent des Rased, et que le ministre détruit les Rased, le mensonge règne en maître.
    Quand le ministre affirme que la majorité des enseignants a approuvé les nouveaux programmes, il suffit de lire la synthèse nationale de nos synthèses pour dénoncer encore le mensonge.
    Quand le ministre maintien pendant plusieurs semaines qu’il n’a pas parlé de couches culottes à propos des enseignants de maternelle, pour ensuite avouer qu’il a menti, quand on sait qu’il est lié à des associations dont le seul objectif officiel est de développer l’école privée…quand tout cela et bien des choses encore, comment ne plus se taire? C’est ça avoir une conscience. Alors monsieur l’inspecteur a peut-être une autre idée de l’école publique que nous, mais pour tous les désobéisseurs j’affirme que c’est au nom des valeurs de gratuité, d’égalité et de laïcité que nous défendons l’école de la république.
    L’histoire jugera, le combat est engagé, et nous ne nous laisserons pas intimider.
    Nous sommes du côté du peuple et c’est le seul juge en démocratie.
    Abes

  2. Anonymous said
    on 6 janvier 2009

    à 23 h 31 min

    J’ajouterai seulement que quand cet IA prétend que « certains prétendent ne pas faire et font quand même », il ment effrontément, car la réalité du terrain prouve le contraire: beaucoup ne disent rien et NE FONT PAS.

    Prétendre que le dispositif n’a pas été validé par l’inspectrice concernant l’aide personnalisée, c’est encore abuser les lecteurs qu’il désinforme sciemment: J’AFFIRME que cette aide a été validée par chacun des inspecteurs concernés car c’est une de leurs OBLIGATIONS DE SERVICE. La vérité, c’est que nombre d’entre eux désaprouvent cette atteinte à la République et ferment les yeux.

    Je n’y passerai pas la soirée, mais cet IA manie la langue de bois et la désinformation et doit manquer de sérénité pour affronter les jours qui viennent, car un mouvement national, qui compte TOUS LES CITOYENS Y COMPRIS LES PARENTS est en marche. Et il le sait.

    Tout cela transpire la peur!

  3. VMD said
    on 7 janvier 2009

    à 7 h 53 min

    A voir, d’autres mensonges de M. Darcos. ici : http://fr.youtube.com/watch?v=V878bOw7rFM
    Comment obéir à un menteur ?

  4. celuiquisait said
    on 7 janvier 2009

    à 9 h 28 min

    Seul le peuple est souverain en effet mais en démocratie le peuple se prononce lors des élections. En tout cas c’est le contrat social qui existe en france grace à la république. Je suis socialiste et fonctionnaire. Je suis extrêmement choqué par le comportement de certains activistes qui, utilisant des raccourcis historiques, se prennent pour de soi disant résistant ( on pourrait leur rappeler simplement que le gouvernement de Vichy auquel ils se réfèrent n’avait pas de légitimité électorale ). Dans notre pays le combat politique se mène avec des idées. Prôner la désobéissance civile c’est donner l’impression qu’il n’y a plus de recours possible hormis la violence. C’est peut être ce que recherche certain apprenti sorcier.

  5. Anonymous said
    on 7 janvier 2009

    à 13 h 08 min

    En 1942, les fonctionnaires aussi obéissaient !
    mais d’autres, heureusement ont résisté et DESOBEI

  6. Anonymous said
    on 7 janvier 2009

    à 20 h 59 min

    Lettre ouverte à Monsieur l’inspecteur d’académie de Montpellier

    par Jean-Marie Muller, écrivain

    Monsieur l’inspecteur,

    J’ai lu avec attention l’interview que vous avez donné le 6 janvier 2009 à Montpellier journal au sujet du mouvement de désobéissance civile des professeurs des écoles qui se développe dans votre département.
    Si je vous ai bien compris, l’essentiel du message que vous avez voulu faire passer se résume par ces propos : « Un fonctionnaire obéit aux instructions de la République, il n’y a même pas à discuter. C’est même ce qui fait l’honneur des fonctionnaires de l’État. » Ainsi, toute votre argumentation se réduit à prétendre que « la totalité des fonctionnaires de l’État » doit se soumettre à la politique décidée par l’État. Dès lors, vous croyez pouvoir affirmer que Monsieur Bastien Cazals, en désobéissant à cette politique et en engageant tous ceux qui sont du même avis que lui à désobéir, « porte une ombre terrible à l’honneur professionnel de tous les enseignants de ce département qui font leur travail avec une conscience professionnelle absolue ». Vous vous excusez d’être sur ce point « extrêmement ferme parce que c’est intolérable ».

    Permettez-moi de venir contester radicalement l’idée que vous vous faites de la déontologie d’un fonctionnaire de l’État. Vous vous faites une bien piètre conception de l’honneur d’un fonctionnaire en affirmant ainsi sans détour qu’il consiste seulement à obéir sans discuter aux décisions prises par l’État. Un fonctionnaire est un homme responsable avant d’être un sujet obéissant. Et un homme responsable obéit aux exigences de sa conscience avant de se soumettre aux injonctions de l’État. Et vous-même, Monsieur l’inspecteur, vous vous faites une bien piètre idée de la démocratie en voulant caporaliser tous les enseignants qui travaillent sous votre responsabilité. N’auriez-vous jamais entendu parler de l’obligation même pour les baïonnettes d’être intelligentes ? Vous alléguerez probablement qu’en France nous sommes en démocratie et que, de ce fait, les décisions prises par la majorité valent pour tous. Mais, précisément, l’histoire l’a amplement montré, la démocratie est beaucoup plus menacée par l’obéissance passive des citoyens que par leur désobéissance. Les enseignants désobéisseurs ne sont pas des délinquants, ils sont des dissidents. Et la grandeur de la démocratie, c’est de ne pas traiter des dissidents comme des délinquants. La grandeur de la démocratie, c’est de ne pas criminaliser la dissidence, mais de la reconnaître comme l’expression de la liberté de citoyens qui entendent exercer pleinement leur responsabilité de citoyens. La grandeur de la démocratie, c’est de reconnaître le droit à un civisme de dissentiment.

    Á l’évidence, les enseignants désobéisseurs n’ont pas agi pour défendre leurs intérêts personnels, ni aucun autre intérêt particulier. S’ils ont pris les risques de la désobéissance civile, c’est manifestement pour défendre l’intérêt général, plus précisément l’intérêt des élèves dont ils ont la charge. Comment peut-il se faire que vous n’ayez pas compris que les enseignants qui s’insoumettent le font par conscience professionnelle ? Et que c’est précisément tout à leur honneur. Pourquoi donc n’avez-vous pas tenté de comprendre les raisons profondes de leur insoumission ? N’est-ce point l’une des responsabilités de votre fonction d’être à l’écoute des enseignants ? Pourquoi ne savez-vous parler que de sanctions quand il faudrait faire preuve d’attention ?

    Que, de manière à peine voilée, vous suggériez à Monsieur Bastien Cazals d’aller faire son métier dans l’enseignement privé manque singulièrement d’élégance. Mais, surtout, cela manque totalement de pertinence. Par son geste, Monsieur Cazals entend affirmer qu’il croit plus que jamais à sa mission d’enseignant de l’école publique et qu’il veut pleinement l’assumer.

    Soyez en certain, les sanctions que vous avez prises et reprises après les avoir levées, comme celles que vous prendrez, ne sont pas de nature à dissuader les enseignants qui entendent agir en conscience pour le bien de leurs élèves. « La désobéissance civile, affirme Gandhi, est le droit imprescriptible de tout citoyen. Il ne saurait y renoncer sans cesser d’être un homme. (…) Ce serait vouloir emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile. » Vous conviendrez que les enseignants désobéisseurs ont bien choisi leur maître et qu’ils sont donc … à bonne école.

    Je veux croire qu’en définitive, vous saurez faire prévaloir la raison.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur l’inspecteur, l’expression, des mes sentiments respectueux.
    Jean-Marie Muller
    Écrivain

  7. Anonymous said
    on 7 janvier 2009

    à 21 h 10 min

    Celuiquisait est socialiste et fonctionnaire, alors il devrait savoir que le seul pouvoir actuel des socialistes consiste à proposer des milliers d’amendements stupides pour retarder le vote des lois…qui sont votées quand même.
    Quand à se battre avec des idées, on voit ce que ça donne au PS.
    Nous on se bat avec des actes de désobéissance civile:c’est plus concrêt et plus courageux, c’est non violent et c’est au service d’une idée qui nous tient à coeur : l’égalité des chances devant le service public d’éducation.
    Enfin, pour ce qui est de la qualité démocratique du régime en place, permettez-moi de sourire jaune (télé publique, juge d’instruction…)
    Abes

  8. celuiquisait said
    on 9 janvier 2009

    à 14 h 58 min

    la démocratie et la république c’est le règne de la raison et de l’argumentation. Avec vos arguments comment pourrons nous alors lutter contre les commando anti IVG qui manifestent devant le planning familiale avec la certitude d’avoir raison. Une majorité de français ont choisit une certaine politique. Notre rôle d’opposant est de manifester pacifiquement, de faire des contre propositions mais pas de remettre en cause la république. Les pseudo résistants qui se la jouent Jean Moulin au petit pied doivent apprendre que la démocratie est un combat de tous les jours qui demande réflexion et patience.

  9. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 9 janvier 2009

    à 17 h 53 min

    Je viens de supprimer mon premier commentaire en près de 3 mois d’existence car je trouvais des parties du message – anonyme de surcroît – insultantes.

    Ce site se veut un endroit de débat et je doute que l’insulte y apporte quelque chose.

  10. Lapin Blanc said
    on 10 janvier 2009

    à 6 h 03 min

    Merci M. le censeur..

    Il n’y a rien d’insultant d’appeler un chat un chat

  11. Jacques-Olivier Teyssier said
    on 10 janvier 2009

    à 10 h 00 min

    Votre réponse est, malheureusement, banale.

  12. Nicolas said
    on 11 janvier 2009

    à 20 h 26 min

    Je suis socialiste aussi, et je pense que la désobéissance civile doit figurer dans l’arsenal des outils du combat politique que nous menons contre la droite telle qu’elle est depuis l’ère Sarkozy, violente, injuste, libérale, inégalitaire, dangereuse pour l’avenir de notre société, et j’en passe.

    J’enprofite pour adresser un petit message sympathique à JOT : migration sous WP, série d’articles appronfondis et travaillés sur Bastien Cazals et les revirements hasardeux de l’IA qui démontrent à quel point l’Education Nationale ne sait plus assumer sur le terrain les réformes désastreuses engagées par son ministre.

  13. Nicolas said
    on 11 janvier 2009

    à 20 h 27 min

    La fin a été zappée ça terminait par « bravo JOT et sans rancune, la critique, c’est toujours constructif ;)  »

  14. celuiquisait said
    on 12 janvier 2009

    à 12 h 41 min

    Bravo, Nicolas. Et quand la gauche reviendra au pouvoir, que ferons nous face aux fonctionnaires qui en leurs âmes et consciences feront de la désobéissance civile face à nos orientations ? Ce sera la fin de la République.

  15. Nicolas said
    on 12 janvier 2009

    à 18 h 32 min

    Mais pourquoi pratiqueraient-ils la désobéissance civile ? et pourquoi la pratiquent-ils , que ce soit sous la droite, ou sous la gauche, que ce soient des enseignanst ou des anti-ogm ?
    La désobéissance civile peut êter une arme politique à utiliser, avec parcimonie forcément, quand toutes les autres formes de contestation ont été épuisées. Ou quand on est confronté à un gouvernement qui méprise l’action par la grève ou la manifestation, qui décrète de nouvelles lois sans concertation préalable, se contre-fiche des arguments avancés par l’opposition, par ceux qui sont concernés par telle ou telle « réforme », par ceux qui en subiront conséquences.
    C’est peut-être ces gesn-là qui mettent le plus en péril la République dont la stabilité est aussi (principalement ?) assurée par le contrat passé entre les citoyens et la société.

  16. Sully said
    on 12 janvier 2009

    à 19 h 18 min

    Comment faire confiance à ces nobles salariés de l’Education Nationale qui refusent de faire le boulot tel que demandé …
    Comment confier nos enfants à ces agités qui reçoivent le Président élu ,venu leur présenter ses vœux par des horions et des insulte…Bel exemple pour des chargés d’éducation…
    Désormais il importe de ne plus avoir à faire avec ces civils désobéissants ! Tous les enfants dans l’enseignement privé et au diable ceux du public, ils précipitent ce faisant l’issue qui leur sera fatale !

  17. Anonyme said
    on 13 janvier 2009

    à 16 h 43 min

    bravo, du grand nimporte quoi ce dernier commentaire…

  18. jm said
    on 13 janvier 2009

    à 16 h 50 min

    Celuiquisait a-t-il oublié que des maires de gauche ont récemment désobéi à l’Etat qui les obligeait au Service Minimum d’Accueil.
    Ce grand mouvement de désobéissance civile a eu un impact non négligeable puisque les communes en question n’ont finalement pas été sanctionnées.

  19. celuiquisait said
    on 14 janvier 2009

    à 11 h 30 min

    vous me parlez de maire, qui sont des élus et d’arracheurs d’ogm, qui sont des citoyens. Moi je vous parle d’un fonctionnaire dans le cadre de son travail. Il peut faire grève, il peut manifester. Mais une fois que ces voies sont épuisées il se doit de faire son travail. Le contrat démocratique qui est le notre implique qu’un gouvernement doit mettre en oeuvre la politique pour laquelle il a été élu. Les rêveries de certaine personne qui pense qu’on peut imposer dans la rue ce que l’on a perdu dans les urnes sont, je le répète, dangereuses. Le vote est un droit et un devoir parce qu’il conditionne la vie de la cité. Tout autre système est pour moi une dictature. Et il est malhonnête de prétendre aujourd’hui que l’on vit dans un tel régime, ce serait une insulte à ceux qui pour le coup sont réellement sous la botte des dictateurs. Cazals est courageux mais en l’occurrence les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Facile de l’encourager sur des blogs pendant que lui il trinque. Moi je lui dit, camarade, perdre un combat ce n’est rien, ce qu’il faut c’est gagner la guerre. Il faut parfois savoir s’adapter.

  20. beru34 said
    on 16 février 2009

    à 10 h 07 min

    « Il peut faire grève, il peut manifester. Mais une fois que ces voies sont épuisées il se doit de faire son travail. »

    C’est un discours de droite, je ne pense pas que tu sois réellement socialiste. Tu votes peut être socialiste mais ça n’a rien à voir.