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Le Dimanche 18 janvier 2009 à 21:05

"Montpellier journal" a besoin de vous

Je vous avais prévenu que j’allais bientôt vous parler d’argent. Eh bien c’est aujourd’hui ! Pour savoir comment donner, c’est ici. Si vous hésitez encore, lisez la suite.

Les luxueux locaux de Montpellier journal (photo : Mj)Aussi minimaliste que soit la structure de Montpellier journal – un homme (1), un vélo, un F2, un ordinateur, une connexion Internet, un téléphone, un cahier, un stylo, un enregistreur mp3 et un appareil photo – elle ne peut subsister qu’avec un minimum de revenus. Ceux-ci proviennent, pour l’instant, de mes économies et de quelques allocations. Malheureusement, tout cela n’est ni infini ni éternel et il fallait bien qu’un jour ou l’autre, je vous parle d’argent.

Payer mon loyer
C’est assez simple : je consacre tout mon temps de travail (et bien plus de 35h par semaine) à Montpellier journal. À noter qu’au delà de la recherche d’informations et de la rédaction, il y aussi l’administration technique et éditoriale du site. Il faut donc que je tire de ce travail de quoi payer mon loyer, mes factures télécom et ma nourriture. Et aussi boire des coups de temps en temps. Pour oublier.

C’est à vous maintenant de décider si ce site doit être pérenne. Donc de le financer ou pas. J’aimerais éviter d’avoir recours à la publicité. Avant tout par souci d’indépendance. Sans compter qu’avec les mois difficiles qui s’annoncent, il n’est pas évident que j’en trouve.

L’avantage du don
Je vous demande donc votre contribution financière. Sous forme de dons, tout simplement. Je ne souhaite pas mettre en place un système d’abonnement car cette méthode n’a pas fait ses preuves, qu’elle est techniquement plus compliquée à mettre en place et que je souhaite laisser accessible à tous, les informations publiées sur Montpellier journal. L’avantage du don par rapport à la publicité et que celui qui paye, le fait volontairement.

Mon calcul est simple et, je crois, pas si utopique que ça : si 400 personnes accepent de donner 60 € par an, cela fait 24 000 € par an soit 2000 € par mois soit environ 1000 € de revenus nets par mois. Ce n’est pas encore suffisant mais ce serait un bon début. 500 personnes et 60 € c’est beaucoup mais pas tant que ça pour une agglomération de 450 000 habitants et 5 € par mois par personne. Ça revient plus cher à l’article qu’un hebdomadaire mais pas tant que ça si vous retirez de ces journaux l’information qui n’en est pas vraiment une (conférences et communiqués de presse notamment) et si vous trouvez qu’elle n’est pas toujours à la hauteur de vos attentes. Sans compter que les réactions suscitées par ce site du côté des pouvoirs montrent qu’il dérange. C’est aussi un indicateur pour mesurer son impact.

Embaucher et louer des locaux
Bien sûr, il ne s’agit pas d’arriver à ces chiffres tout de suite mais dans 6-9 mois, ce serait un bon début. Avant d’envisager d’arriver à un revenu d’environ 1 500 € par mois puis d’embaucher (des pigistes puis des permanents) et de louer des locaux. Donc d’avoir de nouveaux lecteurs/donateurs et ainsi diminuer mécaniquement la participation de chacun. Mais nous n’en sommes pas là.

Évidemment, chacun peut donner ce qu’il veut, quand il veut. Les chiffres donnés plus haut ne sont là que pour illustrer la crédibilité du projet. Vous pouvez très bien décider de ne donner que 5 € tous les deux mois ou tous les 10 articles que vous aurez lus. Vous pouvez aussi décider de donner 100 €, voire plus, en soutien même si vous ne lisez pas Montpellier journal souvent À vous de vous établir votre programme de contribution. Ce qui compte, c’est que mon travail me permette de vivre et, vous l’aurez compris, mes besoins sont limités.

Braquer une banque
Et c’est tout ? Pas tout à fait. Il me paraît utile, pour ne pas dire essentiel, que chaque lecteur puisse inciter ses connaissances à aider Montpellier journal. Par exemple quand l’une d’entre elles vous dit : “J’ai vu ça dans Montpellier journal, vous pourriez lui glisser en douceur : “Tu savais que le site survit grâce aux dons de ses lecteurs ?” Vous pouvez aussi braquer une banque et reverser une partie de votre butin à Montpellier journal. Mais c’est plus risqué. Sans compter qu’il paraît qu’elles n’ont plus de sous.

À noter enfin qu’une stricte confidentialité sera observée sur l’origine des dons. Sauf ceux en provenance de Georges Frêche.

Après seulement 3 mois d’existence (avec les vacances de Noël au milieu), Montpellier journal c’est :

  • 67 articles publiés ;
  • 344 commentaires postés ;
  • 18 700 visites (Vacances de Noël comprises) et un maximum journalier de 841 ;
  • 10 050 visiteurs uniques absolus depuis l’ouverture et un maximum journalier de 723 ;
  • 46 940 pages vues.

Ce serait dommage que tout cela s’arrête. D’autant que ça ferait plaisir à certains.

► Maintenant, vous avez bien mérité de vous rendre sur la page Comment soutenir Montpellier journal.

________________
(1) Plus quelques personnes qui m’ont déjà donné un coup de main, bénévolement. Et qui continuent.

Publié dans Médias. Mots clés : .

23 commentaire(s)

Suivre les commentaires de cet article

  1. Le rom said
    on 18 janvier 2009

    à 22 h 05 min

    Tu devrais te mettre aux feux rouges en ville avec une pancarte autour du cou pour demander quelques euros !!!

  2. Anonyme said
    on 18 janvier 2009

    à 22 h 06 min

    et piquer des fleurs dans les jardins publics pour la deco de ton bureau parce que c’est pas top top

  3. Pour les feux rouges, c’est une idée. Je vais y réfléchir. Ceci dit, je fais le pari que ça ira plus vite par Internet. Déjà 60 € de reçu au moment où j’écris.

    Oui je sais, pour la déco. C’est mon côté moine protestant refoulé…

  4. Je reproduis ici le commentaire publié sur la page Comment soutenir Montpellier journal et qui n’apparaît pas pour une raison que j’ignore :

    ABOUZIT Marcel
    Pourquoi ne pas faire comme MEDIAPART.fr ? ça a l’air simple et efficace

  5. La réponse se trouve dans l’article ci-dessus. Pas immédiat à mettre en œuvre (du moins pour moi) et ça ferme les articles réservés à beaucoup de lecteurs.

    La publicité fonctionne un peu de la même façon que les dons : quelques consommateurs payent pour les autres. Je peux vous dire que ce n’est pas avec ce que je consomme que Midi Libre pourrait vivre. Et pourtant je le lis et je le paye en dessous de son prix de revient. Du moins à en croire son patron, Alain Plombat.

    Ceci dit, je n’exclue pas de changer de système. On verra bien ce que ça donne.

  6. Michel said
    on 18 janvier 2009

    à 23 h 21 min

    L’abonnement je n’y crois pas: ça réduirait à zéro l’audience du site. Médiapart peut le faire car l’auteur est célèbre et au niveau national il y a des gens (politiciens, journalistes, administrations, et par entraînement des particuliers) qui sont prêts à payer.
    Le don a plus de chances de marcher, mais combien de temps? Avec des salariés, je n’y crois pas trop, pensez que Wikipédia, malgré une énorme audience internationale, ne finance que quelques dizaines d’emplois.
    La publicité, je n’aime pas, mais sur internet vous avez un avantage: les régies de pub vous proposent de la pub nationale ou internationale, qui a très peu de chances de rentrer en conflit avec votre contenu éditorial. Alors que la Gazette, elle est financée par l’agglo et compagnie, donc nécesairement aux ordres. Mais attention, la rentabilité peut fluctuer, et puis j’avoue que j’utilise un logiciel (Privoxy) qui m’évite de télécharger les pubs, donc je n’apporte pas un sou aux sites financés par la pub.

  7. Migama said
    on 18 janvier 2009

    à 23 h 28 min

    Ainsi, vous avez besoin d’argent pour continuer à faire ce journal! Ouf! Voilà qui me rassurerait si besoin était. Mais point n’était besoin : abonné à l’Accroche depuis le tout début, j’ai eu le plaisir de vous rencontrer voici deux ans environ à une réunion sur la presse organisé par d’Attac au Dôme. Et, à la sortie, nous avions évoqué l’éventuel passage à un journal électronique….. Vous y êtes? Oui, vous y êtes: c’est moi le barbu blanc!
    J’ai donc été ravi de vous voir réapparaître virtuellement il y a deux mois, avec des forces découplées par l’audiovisuel et l’instantanéité de la diffusion de l’information… Deux mois seulement? J’aurais cru davantage tellement Montpellier Journal fait maintenant partie de mon train-train quotidien. A l’allumage de mon ordi chaque matin s’ouvrent automatiquement les trois meilleurs journaux en ligne non alignés du moment: Rezo.net, Montpellier Journal et Contreinfo. Deux mois seulement et déjà dans le peloton de tête!
    Bon, je bavarde, je bavarde… Je ferais mieux d’aller verser mon éco. Rien n’est gratuit dans ce putain de monde. même pas un journal qui devrait relever du service public de débourrage des crânes.

  8. @Michel : mais alors, que faire ?

  9. Anonyme said
    on 19 janvier 2009

    à 12 h 33 min

    et pourquoi pas insérer de la pub.. ?

    aurais-tu peur d’être tenu ?

    peut etre es tu un peu trop gauchiste pour cela ?…

    bon courage quand même

  10. ko said
    on 19 janvier 2009

    à 12 h 54 min

    J’approuve tout à fait cette démarche, fondée sur la gratuité et la coopération, comme pour les logiciels libres, et serai heureuse de verser ma contribution dès que cela sera possible.
    Peut-être qu’un tel système n’est pas viable à long terme, car nous avons tous des dépenses fixes régulières, mais il me paraît juste et aller dans le bon sens. C’est raccord avec le projet éditorial de Montpellier Journal !

  11. C’est possible et c’est sur la page Comment soutenir Montpellier journal.

  12. @Anonyme de 12:33 : oui j’ai peur « d’être tenu » par la pub et comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas sûr que j’en trouve beaucoup en 2009. Voire en 2010 d’ailleurs.

    Et c’est vrai qu’étant d’ « ultra-gauche de la mouvance anarcho-autonome », ça me pose un problème idéologique.

  13. Philippe Cazal, journaliste said
    on 19 janvier 2009

    à 14 h 19 min

    Rien n’est gratuit. L’information libre non plus.
    Donc, je trouve normal que les lecteurs financent, seuls (sans les groupes de pression, sans la publicité qui en est un et lequel !), un organe de presse.
    Je participe. Participons…

  14. erick said
    on 19 janvier 2009

    à 14 h 46 min

    pour moi je cotise à cet instant sans condition et parce que pourl’instant je peux et je pense ce journal d’interet public pour les travailleurs

  15. R.L. said
    on 19 janvier 2009

    à 21 h 50 min

    De tout coeur… Et longue vie à Montpellier Journal parce qu’il est sain et nécessaire dans le paysage montpelliérain d’aujourd’hui.
    Et puis parce que c’est toujours drôle de faire bisquer quelques importants, imbéciles, faux professionnels, mauvais confrères qui se donnent des airs, etc… etc…

  16. Observateur said
    on 20 janvier 2009

    à 13 h 45 min

    Je vais cotiser de ce pas car je pense que c’est un geste de salubrité publique dans notre beau royaume de Septimanie. Cela compensera ma rage de voir une partie de mes impôts locaux filer dans des campagnes de pub, de sondages bidons et de désinformation éhontée. Au moins, là, je me dit que j’en ai pour mon argent. Bonne chance pour la suite et … je ferai de la pub (gratuite !) pour Montpellier journal. Au fait, peut-on en déduire une partie de nos impôts (je rie, mais si vous étiez une assoc, elle pourrait être qualifiée d’intérêt général).

  17. Louis Ferdinand said
    on 20 janvier 2009

    à 14 h 14 min

    La presse écrite va mal, la chute vertigineuse du nombre de lecteurs des quotidiens, hebdomadaires régionaux et nationaux n’est pas seulement du à la multiplication des sources d’infos comme internet ou bien a leur coût. Ce déclin va continuer tant qu’ une grande partie des journalistes établis refuseront d’enquêter, de chercher, de poser les questions qui dérangent, et se contenteront de recopier les dossiers de presse : par choix ou par résignation. C’est pour que vous puissiez continuer que je poste cet après-midi un chèque en vous remerciant pour votre travail et vous souhaitant bon courage.

  18. Saint Just said
    on 22 janvier 2009

    à 22 h 15 min

    Bravo à JOT et à Montpellier Journal, pour ce travail de salubrité démocratique. Merci pour ces articles qui respirent l’honnêteté intellectuelle et le travail d’investigation et de recoupement. Je vais de ce pas verser une modeste obole pour soutenir et encourager cette aventure.

  19. brageole said
    on 30 janvier 2009

    à 21 h 53 min

    Il me semble que la qualité d’un travail journalistique n’est pas uniquement liée à la détention ou pas de la carte de presse, mais plus sûrement au contenu de l’article, au travail de recoupage de l’info, à l’indépendance du média par rapport aux pouvoirs politiques et économiques ….. vous essayez d’être tout cela, continuez…..je cotise

  20. Kzafi Ibn Malafous said
    on 6 février 2009

    à 23 h 00 min

    Vu sur Twitter que les ennuis continuent, tu vas finir persécuté ! Si jamais l’idée folle te venait de baisser les bras, surtout n’y cède pas… Il semblerait que tu déranges par ton travail, preuve qu’il est non seulement reconnu implicitement, mais nécessaire, voire indispensable. C’est maintenant qu’il faut mettre les bouchées doubles, courage !

  21. T’inquiète, je ne suis pas du genre à avoir des idées folles.

    Et je vais continuer à informer les lecteurs de Montpellier journal sur ce qui se passe. Car même si ceux qui me soutiennent ont la primeur de l’info via Twitter, je n’oublie pas les autres.

  22. jakmartinengo said
    on 17 février 2009

    à 19 h 13 min

    Courage à vous pour votre journal (vu via Rue 89)
    Dérange, mais dérange donc! comme ça tu seras incontournable!!! Attention à la récup’
    Bien à toi
    Jak

  23. François Quiniou said
    on 20 février 2009

    à 11 h 20 min

    J’ai été pigiste dans un secteur rural. Les menaces étaient régulières et il fallait remplacer ma boite aux lettres régulièrement détruite plusieurs fois par an. Heureusement (ce que m’avaient fait remarquer les seigneurs du coin), je n’habitais pas au chef-lieu. La PQR est prise en contradiction : censure = manque d’intérêt = n’intéresse que les vieux et les officiels = pas de ventes = soutien officiel indispensable = censure.
    Bon courage, je souhaite que tu continues.
    FQ