Montpellier journal a interrogé, mardi, Claude Baland, le nouveau préfet de région, sur les dénonciations présumées, de la préfecture à la police, de personnes sans-papier ayant déposé une demande de régularisation.
Montpellier journal : Dans un communiqué, la Coordination des comités de soutien aux sans-papiers accuse, à peine à mots couverts, la préfecture d’avoir dénoncé à la police des sans-papiers qui auraient déposé un dossier de régularisation à la préfecture. Qu’est-ce que vous avez à dire à cela ?
[Après une explication de la politique gouvernementale, Claude Baland répond à la question posée]
Claude Baland : ll y aura une continuité. On va appliquer cette politique gouvernementale avec fermeté et avec aussi humanité c’est à dire toujours l’étude au cas par cas. C’est facile à dire, difficile à faire. Mais enfin, il faut avoir du bon sens humain. On voit au cas par cas, s’il y a des enfants scolarisés, est-ce qu’il y a des malades, est-ce que la personne est là depuis longtemps, est-ce que la personne a un savoir faire, un métier qui peut être utile à la société française. Pour répondre plus précisément à votre question, moi je souhaite avoir une attitude loyale. On est en train de rédiger un protocole sur les possibilités ou pas d’être interpelé dans les guichets de la préfecture. Je suis en train de voir ça avec le secrétaire général. En tout cas, en Seine-Saint-Denis (1) – je ne sais pas ce qui se fait ici, je n’ai pas l’intention de tout bouleverser – quand un étranger en situation irrégulière se présentait au guichet de la préfecture, sauf s’il faisait l’objet d’une recherche judiciaire, d’une recherche de la police pour des raisons très précises en dehors de l’illégalité de son séjour, nous ne le faisions pas interpeler c’est à dire que nous lui disions : « Là, votre situation n’est pas légale, il faut revenir, constituer votre dossier, faire une demande. » J’essaie, dans le cadre des textes, d’avoir une position loyale. »
Ça veut dire aussi non transmission à la police des coordonnées des personnes qui ont déposé un dossier ?
Sauf si elles ont déjà eu affaire à la police.
Écouter l’intégralité de l’échange :
► Voir aussi :
- Afghans de Calais : pourquoi la décision du préfet Baland est inhumaine
- Sans-papiers : les dérives d’une politique du chiffre
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(1) Avant d’être nommé en Languedoc-Roussillon, Claude Baland était préfet de Seine-Saint-Denis.


Un commentaire
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à 20 h 16 min
je suis victime des mensonges, dont mon épouse m’accusée et le préfet de l’herault a pris des fausses décisions et ma retirait la carte de sejour temporaire d’un an dont je suis solicité par le prefet de la meurthé moselle.vraiment c’est incroyable!!!!!