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Le Vendredi 19 décembre 2008 à 21:06

Régionales : Frêche ne sera-t-il pas un peu seul ?

Bien que l’évolution du mode de scrutin soit incertaine, il est intéressant de se pencher sur les alliances qui pourraient permettre à Georges Frêche d’être réélu à la tête du Languedoc-Roussillon. Illustration avec un extrait de la conférence de presse de mercredi à l’hôtel de région et avec la position des Verts qui refusent maintenant officiellement toute idée d’accord, y compris au second tour, avec celui qui est toujours exclu du PS. Restent l’extrême gauche (PC, NPA, Parti de gauche) et le Modem qui devraient être très courtisés. Par le PS et les Verts pour la première et par le PS et l’UMP pour le second.
Jacques-Olivier Teyssier, Montpellier journal : Sur les régionales, vous dites qu’il y a le temps mais le fait que l’UMP désigne sa tête de liste au mois de mars ne vous inquiète pas ?
Georges Frêche : Mais non, c’est bien.
Christian Bourquin, vice-président de la région : Nous, la tête de liste, vous avez remarqué qu’on l’avait (1).

Christian Bourquin Georges Frêche Claude Cougnenc Languedoc RoussillonJOT : Vous êtes confiant sur l’union de la gauche aux prochaines régionales ?
GF : Mais qui a parlé d’union de la gauche ? Vous êtes rétro.

JOT : Vous pensez pouvoir gagner la région uniquement avec le Modem ?
GF : Mais je me fiche du Modem, de l’extrême gauche. Je veux gagner la région « Tous avec le Languedoc-Roussillon » avec tous les gens de bonne volonté et surtout la gauche. Mais il y a des gens de bonne volonté à droite. Donc il faut rassembler les bonnes volontés. Quand j’avais été élu maire de Montpellier en 1977, ma première liste c’était une liste d’union de la gauche, elle s’appelait… Je ne me souviens plus. Vous ne vous souvenez pas comment elle s’appelait, quelqu’un ? Claude [Cougnenc, directeur général des services à la région] ? Tout… Ça s’appelait Union… Et la liste de 1983 où la gauche avait perdu toutes les villes sauf moi qui avais gardé Montpellier, ça s’appelait « Tous pour Montpellier ». Ça se trouve, ça me porte bonheur. Alors la prochaine liste s’appellera « Tous pour le Languedoc Roussillon ». C’est très vaste, ça inclut la gauche et je proposerai à Besancenot d’avoir des représentants. Il n’y a pas de raison. Le Modem aussi, bien sûr.

Pierre-Jean Pluvy, France bleu Hérault : Et à Ségolène Royal ?
GF : Ségolène Royal elle est membre du Parti socialiste qui est le soutien de la liste donc ça ne fait pas de problème.

PJP : Donc l’union du PS ne pose pas de problème ?
GF : Bah, écoutez, si je fais un bon accord avec mon ami André Vezinhet, l’horizon se découvre totalement. Mais André, ses amis l’abandonnent maintenant. Ferran [ancien bâtonnier et ancien avocat de Georges Frêche] quitte le Parti socialiste. C’est un drame. C’est une perte que je me plais à souligner.

JOT : On n’a pas l’impression qu’il le quitte à cause d’André Vezinhet mais plutôt à cause de Ségolène Royal et de Robert Navarro…
GF : C’est son droit. Tout citoyen a le droit d’avoir des avis politiques. Grâce à dieu, on est en démocratie. Mais j’aime toujours André Ferran. Il me fait de la peine. Il n’est pas bien dans ses baskets. « André, je t’aime ! » Voilà le cri que je lance par delà les monts et les vaux.

PJP : Et Raymond Couderc, c’est un bon adversaire ?
GF : J’en sais rien moi. On verra. On prendra l’adversaire que nous désignera la démocratie de l’UMP. J’ai une petite peine pour mon ami Jeanjean [maire de Palavas et candidat malheureux à la présidence de l'UMP de l'Hérault]. Il a beaucoup fait et il a été peu payé. Il peut toujours revenir à l’agglo. Il y a un petite écuelle de soupe pour lui dans la vieille maison. Il sera toujours le bienvenu. Pour moi, c’est un peu le fils prodigue. Et puis ça ferait plaisir aux Montpelliérains de retrouver leur plage qu’ils aiment toujours autant. Si on peut y contribuer, ce sera avec plaisir.

Emmanuel Reynaud Verts Languedoc Roussillon MontpellierEt les Verts dans tout ça ? Mercredi après-midi, Emmanuel Reynaud, leur secrétaire régional, a répété haut et fort qu’ils étaient unis. Une manière, sans doute, de faire oublier les épisodes Biau-Benezech à la mairie et Pietrasanta-Ardity-Meunier à la région. Pour l’avenir, ils revendiquent l’autonomie. Explication par Silvain Pastor, conseiller régional d’opposition : « L’autonomie c’est aussi une manière de dire : on est différents, on a des projets différents, des manières de faire très différentes. Il est logique que ce soient les électeurs et les électrices qui tranchent entre ces manières de faire différentes. »

« La droite pourrait revendiquer ce que fait Frêche »
Et Jean-Louis Roumégas, conseiller municipal d’opposition à la mairie de Montpellier, aujourd’hui sur la même ligne que Silvain Pastor, de compléter : « Parce que ce que fait Frêche, franchement, la droite pourrait le revendiquer au niveau de la politique économique de cette région. Parce que, quel est le projet de Frêche au point de vue économique ? C’est d’intégrer cette région dans la mondialisation économique. Il le dit en termes très clairs. Il dit : il faut arriver à concurrencer Barcelone. Il se compare à Shangaï, etc. »

Silvain Pastor Verts Languedoc Roussillon MontpellierLa conséquence de cette position, dans l’hypothèse – improbable mais néanmoins intéressante pour bien comprendre la position des Verts – où le mode de scrutin serait inchangé, est tirée par Silvain Pastor et approuvée par le CA régional des Verts : « Si jamais le PS faisait l’erreur de reconduire comme leader quelqu’un – qu’il a exclu par ailleurs pour de bonnes raisons et qu’on approuve totalement – ça rend les choses impossibles, y compris au second tour. » Mais ça ne veut pas dire nécessairement, y aller seuls : « Il ne faut pas négliger la force que l’extrême gauche peut représenter. Et puis, à un moment donné, la question existentielle se posera aussi, par exemple pour les gens issus de la LCR, du NPA, etc. à quoi sert ce qu’ils font. Est-ce qu’au moment des élections régionales ils seront prêts à faire un bout de chemin avec d’autres ? Je crois qu’il y a eu un exemple donné aux second tour des élections municipales à Montpellier. »
À vos calculettes !

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(1) Christian Bourquin anticipe, ici, sur l’investiture du PS. D’autant plus que Georges Frêche n’est toujours pas réintégré.

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4 commentaire(s)

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  1. Anonymous said
    on 22 décembre 2008

    à 21 h 07 min

    Facebook toujours…
    Ce groupe propose de mettre Georges Frêche à la retraite.
    Une cause d'intérêt public assurément!
    http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=41612008945&ref=ts

  2. "Pour la réélection de Georges Frêche aux élections régionales de 2010" said
    on 22 décembre 2008

    à 23 h 40 min

    Je vous invite à rejoindre le groupe que j’ai créé sur Facebook.

    Cordialement

    Luc ALBERNHE

  3. Mathieu SOLIVERES said
    on 24 décembre 2008

    à 11 h 28 min

    Je constate que ce groupe n’attire pas les foules… Celui de Christian en revanche mobilise beaucoup de Languedociens et Roussillonais. Serait-ce un signe?

  4. Mathieu SOLIVERES said
    on 24 décembre 2008

    à 11 h 33 min

    Le groupe voulant mettre Georges Frêche à la retraite attire plus que celui le soutenant pour les prochaines régionales! Dur Dur!