Je me doutais que ce conseil d’agglo auquel j’allais tenter d’assister, après plus d’un an d’absence, allait constituer un test. En effet, la manifestation des Gardiens de la Gardiole contre un projet de décharge soutenu par l’agglo, compliquerait l’accès à l’hôtel d’agglomération. Car en cas d’évènement de cette nature, l’accès à la salle du conseil, totalement ouvert en temps normal, est plus difficile. Sauf pour les journalistes puisqu’il leur suffit de montrer leur carte de presse pour entrer. Problème, la mienne, comme déjà indiqué , est ancienne puisque je n’ai pas (ou peu) tiré de revenus de mon activité de journaliste depuis mon passage à l’Hérault du jour. La collectivité allait-elle saisir ce prétexte pour m’interdire l’accès ? Mes craintes étaient d’autant plus fortes que cela fait plusieurs jours que je ne reçois plus les communiqués de presse de l’agglo (1) et, malgré trois relances, je n’arrive pas à savoir pourquoi. Un bon test, donc.
Première surprise
Je présente ma carte à l’agent chargé de filtrer les entrées par une porte secondaire, en indiquant que mon précieux sésame est périmée. La responsable du service de presse, J., qui me connait bien, est derrière la porte. Elle prend le relai de l’agent, m’informe que c’est un jour particulier du fait de la manif et donc qu’elle doit vérifier si une carte périmée peut me permettre d’accéder au conseil. Première surprise : je ne suis pas un inconnu donc soit on me considère comme un journaliste soit comme un citoyen. Peu importe la carte. Le besoin de J. de demander à sa hiérarchie ce qu’elle doit faire de moi montre que je suis un cas particulier. Et que l’agglo n’a pas encore nettement définie sa position après un mois et demi d’existence de Montpellier journal.
Ascenseur pour le 2e étage. J. s’apprête à aller demander à Laure Baert, directrice de la communication, ce qu’elle doit faire de moi quand celle-ci apparaît devant l’ascenseur. « Ah bonjour Jacques-Olivier ! « me lance-t-elle en me tendant la main alors que c’est notre première rencontre. Après cette amabilité un peu feinte, vient la deuxième surprise : elle non plus ne sait pas et doit demander. À qui ? À Sophie Salelles, directrice de cabinet de Georges Frêche ? Mystère. J’attends. J’en profite pour échanger quelques mots avec un syndicaliste de l’agglo qui passe par là avant d’aller assister au conseil dans le public. Plusieurs minutes s’écoulent. De là où je suis, j’entends Georges Frêche qui est sur le point de commencer la séance. J. va voir ce qu’il en est. J’attends encore. Craignant de manquer le début, je demande à une personne qui se trouve là si le conseil est bien public. Elle me répond oui en me montrant la direction de la tribune du public. Geste que j’interprète par un : « Mais oui, on est en démocratie ici. » Je décide donc de m’y rendre en demandant à la personne d’informer J. que je suis dans le public (2).
Je m’installe au premier rang, juste en face de Georges Frêche et de François Delacroix, son directeur général des services à qui, en général, rien n’échappe. Je prends quelques photos de manière ostensible puis, comme à mon habitude, sort mon cahier et mon enregistreur. Quelques temps se passe pendant lequel j’ai l’occasion de croiser, à plusieurs reprises, le regard de Laure Baert installée un étage en dessous, dans la salle du conseil. Celle-ci ne me fait aucun signe pour m’indiquer qu’elle a obtenu une réponse – positive ou négative – concernant mon accès à la tribune de presse. J’en déduis que c’est négatif d’autant que J. n’est pas venue me chercher. Je continue donc à prendre des notes et à enregistrer les moments qui me paraissent importants. Sans me cacher, car, je le rappelle, je suis au premier rang.
« Ça sera à votre honneur »
Soudain, Sophie Salelles se lève et se dirige vers la tribune présidentielle. Elle dépose un papier devant Georges Frêche. Celui-ci s’interrompt pour le lire puis demande : « Il est où ? » Il lève les yeux vers moi : « Je voudrais demander au journaliste là qui m’enregistre à côté du commandant [colonel, en fait] Cassar, s’il veut bien rejoindre…euh… c’est aussi bien que vous soyez avec vos collègues journalistes. [JOT : "Merci."] Vous pensez bien que vous n’allez pas nous enregistrer sans qu’on sache et qu’on ne vous a pas repéré depuis votre place. Donc autant vous mettre avec vos collègues journalistes, ça sera à votre honneur. Merci. »
[Son trop saccadé ? Cliquer sur play (>) puis tout de suite sur pause (||) et attendre que la fine ligne grise soit remplacée, au moins en partie, par une fine ligne rouge puis rappuyer sur play]
Ouhlà ! Quand Georges Frêche parle d’honneur (voir l’affaire des « sous-hommes »), il faut se méfier. En tout cas, le président de l’agglo et son staff sont vraiment trop forts : ils arrivent à « débusquer » une personne qui s’est présentée à l’entrée, dont le visage est familier, dont l’habitude d’enregistrer pendant une bonne quinzaine de conseils d’agglo de 2005 à 2007 est connue et qui est installée au premier rang juste en face de la tribune. Ces gens-là ont raté leur vocation : ils devraient travailler à la CIA.
Savoir si les propos ont été enregistrés
Sérieusement, cette sortie révèle plusieurs choses. La première, c’est que si l’agglo accueille les journalistes dans une tribune particulière et s’ils sont encadrés par 4 agents – de l’agglo pas de la CIA – c’est pour contrôler ce qu’ils font. Eh oui ! Imaginez, Georges Frêche qui fait, par exemple et au hasard, une digression sur la proportion de « blacks » dans l’équipe de France de foot. Il vaut mieux savoir si les propos ont été enregistrés. Parce qu’autant un enregistrement qui serait éventuellement réalisé par l’agglo pourrait être facilement détruit, autant celui d’un journaliste pourrait être diffusé (3). Mieux vaut donc le savoir et adapter la communication en cas de dérapage incontrôlé.
Deuxième leçon, c’est que le cabinet n’est pas très doué en communication. Pourquoi ne pas être venu me trouver et m’informer discrètement que je pouvais rejoindre la tribune de presse plutôt que de déranger le conseil sur un sujet aussi mineur ? Pour me discréditer aux yeux du public, de mes collègues ou des élus présents ? Je ne peux le croire. Deuxième possibilité : un problème de fonctionnement au sein du cabinet par exemple entre Sophie Salelles et Laure Baert. Si c’est le cas, il devrait y avoir du mouvement à l’agglo dans les prochains mois.
Résoudre mes soucis d’accès aux communiqués
Troisième leçon pour terminer sur une note positive : Georges Frêche – que Montpellier journal ne ménage pas vraiment – me considère comme un journaliste. C’est une bonne nouvelle qui devrait permettre de résoudre mes soucis d’accès aux communiqués de presse de l’agglo. Il reste quand même un problème. C’est que j’ai pris goût à la tribune du public. Car, même si celle-ci ne permet pas une vue aussi panoramique que depuis la tribune de presse, elle jouit d’un silence exemplaire. Ce qui n’est pas toujours le cas de l’autre côté. Donc, sauf à ce qu’on m’explique qu’il est interdit d’enregistrer depuis la tribune du public, je risque bien de choisir celle-ci lors des prochains conseils. Et tant pis pour les sièges rembourrés.
Épilogue : je fais signe à Laure Baert, à la fin du conseil, pour lui indiquer que je voudrais m’entretenir avec elle. Peine perdue, j’ai été raccompagné dans l’ascenseur et jusqu’à la sortie par J. et Cédric Labbe, directeur adjoint de la communication en costume trois pièces qui, malgré son jeune âge, prend sa fonction très à cœur. Mais tout cela était bien sûr dû aux manifestants. Qui avaient plié le camp quand je suis sorti.
► Voir aussi :
- Laissez-moi faire mon travail !
- Interdit de conférence de presse
- Des journalistes écrivent au Club de la presse
- Qui en veut à Montpellier journal ?
___________________
(1) l’Agglorieuse subit ce sort depuis de nombreuses années de la part de toutes les collectivités locales. Malgré une opinion plus que réservée sur cet hebdomadaire, je trouve cela parfaitement scandaleux. Les communiqués et conférences de presse sont organisés avec l’argent public. À ce titre, ils devraient être destinés à tous les journalistes y compris à ceux dont le travail déplaît à la collectivité. Si une institution peut choisir les journalistes, il n’y a pas de liberté de la presse et encore moins de véritable information.
Je regrette que le Club de la presse n’ait jamais, sauf erreur, protesté auprès des collectivités contre ces pratiques. « Fort de son expérience, le Club s’affiche comme le lieu de rencontre, de débat et de solidarité [souligné par moi] pour les personnes travaillant dans le monde du journalisme et de la communication », est-il écrit sur le site de l’association.
(2) Je renonce ainsi à la tribune de presse, ses sièges rembourrés avec tablette d’écriture, son eau en bouteille, ses 3 membres du service de presse, son directeur adjoint de la communication (pour 7 journalistes) et surtout au dossier du conseil qui contient le texte de chaque délibération, utile pour comprendre et rapporter les affaires abordées.
(3) Le seul conseil d’agglo que j’ai manqué pendant l’existence de l‘Accroche, c’est celui des déclarations sur les « blacks ». Un collègue m’a d’ailleurs dit, en substance, quelques jours plus tard : « Putain ! Jacquo, j’ai pensé à toi. Pourquoi t’y étais pas ? »


21 commentaire(s)
Suivre les commentaires de cet article
à 9 h 18 min
Eh bien ,çà se passe pas trop mal pour vous maintenant, tant mieux .
Ce petit message pour vous demander de nous préparer un petit « feuilleton « , sur le cas J.P. Mourre .Ils sont » fort « à l’Agglo ! Nous faire croire que le 1 er vice président , puisse faire voter par procuration ,( il était absent )contre sa majorité , c’est vraiment prendre les citoyens pour des c… ! Il tremble pour les prochaines cantonales .Eh oui .Car sa voix , n’étant pas prépondérante,
sachant trés bien que le vote sur la décharge de Fabrègues serait positif , il s’est fait le défendeur des Gardiens de la Gardiole , faut le faire .
Quel mépris , ils ne pensent qu à faire carriére en politique .Tout , tout pour être réélu .Bref , sans vouloir vous donner quelques leçons que ce soit, vous , en tant que journaliste , il y a de belles choses à aller cueillir dans les communes de « son » canton , notamment à St .Georges d’Orques , où depuis que la commune est passée à droite ( UMP) , on le voit trés souvent avec le nouveau maire , Mr Audrain.
Cà peut être cooooolllll.
Continuez , on a besoin de journalistes indépendants et non de journaleux fétides , à la botte des puissants , qui comme eux ne pensent qu’à aller à la gamelle
Merci
à 16 h 18 min
Tu es un gros mytho prétentieux, qui se prend pour un journaliste digne de ce nom mais tu es d’un ridicule affligeant
à 16 h 32 min
Mais alors pourquoi perdre votre temps sur ce site ?
à 18 h 11 min
à Môsieu l’Anonyme
Si J O Tessier est « Tu es un gros mytho prétentieux, qui se prend pour un journaliste digne de ce nom mais tu es d’un ridicule affligeant » alors vous qu’êtes vous donc! En attendant çà vous em…. ce qu’il fait , vous aimeriez peut -être en faire autant , mais lui a le mérite , au moins ,d assumer , ce qui est loin dêtre votre cas , Môsieu l’Anonyme
Je ne vous blame pas , vous êtes tellement à plaindre .
salutations
à 19 h 37 min
Excusez moi mais donc pas de quoi fouetter un chat. Ils suffisaient à la base de vous mettre avec les journalistes sans vous faire remarquer. Je ne suis pas sûr que ce soit bon pour vous, votre métier et le message de votre blog (très bien au préalable) de vous positionner en opposant et martyr de George Frêche.
On connait la personnalité du bonhomme, ça ne sert à rien de lui tendre des perches. Laissez-le faire tout seul.
à 19 h 54 min
Mon article n’est donc pas clair :
je voulais, comme je l’ai toujours fait, rejoindre la tribune des journalistes. Le problème c’est qu’il fallait l’accord de quelqu’un au dessus de la directrice de la communication et que, cet accord n’arrivant pas, j’ai décidé, sans faire de bruit, d’aller dans la tribune du public.
C’est Georges Frêche qui a décidé de me faire remarqué en affirmant, devant une petite centaine d’élus, de journalistes et de citoyens que j’enregistrais en douce. Sans évidemment que je n’ai la possibilité de répondre puisque je n’avais pas de micro.
L’idée de cet article était aussi de montrer les petites tracasseries auxquelles peuvent être soumis les journalistes qui déplaisent aux institutions en place. L’affaire de la non réception des communiqués de presse n’est d’ailleurs toujours pas résolues. Ou si elle l’est, je n’en ai pas été informé.
Je suis cependant d’accord avec vous, je suis loin d’être un martyr !
à 21 h 18 min
TOUS les journalistes ayant une carte de presse en cours de validité ou avec autorisation de rédacteur en chef d’une publication (et pas d’un simple blog) est accepté en espace presse. Que ces papiers soient favorables ou défavorables à l’Agglo. Dans le cas contraire le SNJ peut etre saisi. Mais il règle uniquement les affaires concernant des journalistes et pas des bloggueurs. Sans critiquer ce que propose le monsieur de MontpellierJournal
à 22 h 33 min
Ne vous regardez pas trop le nombril, on s’en fiche un peu, continuez à investiguer surtout, c’est bcp plus intéressant et probant. Et surveillez votre orthographe. Ceci écrit, bonne continuation, dans quelque salle que ce soit, mais avec micro, calepin et appareil photo évidemment. Bravo.
à 23 h 34 min
@Syndicaliste Presse (du SNJ ?) : même si je n’ai pas sollicité de syndicat sur le sujet, j’aimerais bien avoir des échanges avec vous sur ce qui différencie un blog et un site d’information. Pourriez-vous m’envoyer un mail, svp ?
@NoNo : c’est bien noté pour le nombril. Sur l’orthographe, vous me donnez l’occasion de dire que je n’ai malheureusement pas de relecteur contrairement à beaucoup de journaux. Donc j’ai bien peur qu’il y aura toujours des fautes qui passeront à la trappe. Je le déplore mais je n’ai pas de solution pour l’instant. Ceci dit, n’hésitez à me les signaler, je pourrai les corriger. Y’en-avait-il plus que d’habitude ?
à 23 h 36 min
JOT qui dit lui-même qu’il faut le « rappeler à l’ordre » quand il ses articles ne sont ni « fiables » ni « sincères » ni « honnêtes »
JOT l’homme qui donne des leçons de journalisme qu’il ne s’applique pas à lui-même
JOT pour qui l’on peut se demander jusqu’à quelle hauteur ses « économies » lui permettent de le faire vivre « sans publicité ni annonces légales ni appartenir à un autre journal »
JOT, son « indépendance » auto-revendiquée le guide presque exclusivement contre la Mairie l’Agglo ou la Région. Curieux hasard…
JOT ne fait que taper sur les journalistes (et pas ses confrères) alors qu’un authentique journaliste aurait un minimum de retenue vis à vis de ses collègues même d’un autre journal
à 23 h 43 min
C’est un peu du réchauffé votre texte. C’est une copie d’un groupe monté sur Facebook par des militants/sympathisants PS tendance Frêche-Navarro dont j’ai déjà parlé ici.
à 8 h 03 min
Comme simple citoyen, cela m’intéresse de savoir comment est crée l’information que je lis dans les journaux. Cela m’intéresse aussi d’avoir des regards différents sur un même sujet. J’apprécie donc le blog de Mr Teyssier pour l’originalité des sujets traités et la manière dont il fouille le sujet.
à 11 h 37 min
Je pense que le soucis majeur de votre papier est le titre.
Georges Frêche, sans vouloir le défendre, apparemment ne s’en est pas pris à Montpellier Journal directement.
C’est ce côté sensationnaliste et martyre qui peut vous causer du tort et nuire à votre crédibilité.
Tout comme lorsque vous tapez sur Midi Libre ou d’autres journalistes.
Prenons un exemple avec Midi Libre par rapport à vous.
Vous êtes seul, sans pub avec aucun revenu directe de ce blog. C’est bien vous pouvez vous dire indépendant (indépendant veut dire aussi que vous pouvez saluer des actions de vos opposants et non être en perpetuelle opposition ce qui au final est très fatiguant et lassant).
Midi Libre paye un grand nombre de salarié et malheureusement je pense que les journalistes ne sont pas les plus nombreux. Il doit bien y avoir des personnes indépendantes mais si vous avez des redacs chefs qui vous coupent ou autre, quoi faire. Râler une fois, deux fois… et après vous finissez dans un placard ou pire. Autre point, la pub souvent fournie par les mairies ou l’agglo doit obliger à une certaine retenue. Ce qui est nuisible à un journal.
Je serais vous je chercherai, plutôt que de taper sur les journalistes, du côté de leur condition de travail (combien de stagiaire par rédaction, combien de sujet par personne, comment sont attribué ou proposé les sujets)… Et quelque chose que j’ai entendu : Midi Libre est partenaire d’un Master en journalisme à la fac de droit et de nombreux rédacteurs en chef sont profs. Donc le journal prend un grand nombre de stagiaire gratuit (combien d’embauche ?). Mais ce sont les rédactions qui les forment au final. Ces rédactions ont ils des avantages comme les redacs chefs doivent être payés à titre de professeur. Et si ces stagiaires sont sur des sujets, ont ils les mêmes reflexes qu’un journaliste titulaire ? Qu’en pensent les journalistes de Midi Libre ?
Autre sujet potentiel pour vous : la présence de francs maçons dans le journalisme local : de nombreuses rumeurs courent sur des journalistes de Midi Libre et Montpellier Plus.
à 12 h 04 min
Je reconnais bien volontiers que ce papier était sans doute maladroit. Et ce n’est pas de la fausse modestie de dire que les commentaires déposés sur ce site m’aident à progresser. Quand ils sont un minimum argumentés et de bonne foi comme le vôtre. Je vous remercie donc d’avoir pris le temps de déposer ce commentaire.
Sur la « perpétuelle opposition » : ne pouvant tout traiter, je choisis des sujets qui dérangent. Sans vouloir me comparer à un monument comme Le Canard enchaîné, je voudrais quand même vous demander si vous avez vu, dans cet hebdo, beaucoup d’articles saluant des actions des gouvernements en place ? Par ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’il y a assez d’articles favorables aux collectivités locales dans les médias dominants ? Quand l’équilibre sera rétabli, je serai prêt à en reparler.
J’assume donc le fait que ce site cherche à appuyer là où ça fait mal tout en essayant de faire des articles à charge et à décharge. Pour autant que ce soit possible. Car, quand les collectivités refusent de répondre à mes questions, forcément la place occupée par les points de vue d’opposants est plus importante. Même si je fais parfois l’effort d’aller chercher, dans les autres médias, les positions des personnes qui ne m’ont pas répondu.
Ceci dit, dans l’Accroche comme ici, il m’est arrivé de défendre des projets des collectivités : affaire de l’émissaire en mer, de l’usine de méthanisation ou Vélomagg’. Mais je vous le dis d’avance, ils resteront l’exception. Ne serait-ce que parce qu’ils auront probablement été traités correctement dans les autres médias.
à 12 h 27 min
Sur les conditions de travail dans les médias, je ne vous ai pas répondu. J’ai déjà évoqué ce point dans le papier sur Montpellier plus. Un de mes objectifs, dans ce papier, était d’essayer de comprendre comment Jean-Jacques Sarciat en était arrivé à recopier quasi intégralement un communiqué de presse. Problème, comme souvent, le journaliste est monté sur ses grands chevaux et je n’ai pu aborder les sujets économiques. Voir la dernière phrase de l’article.
Mais je vais continuer à creuser le sujet en espérant que mes « confrères » acceptent de me répondre.
à 14 h 44 min
Dans « L’Assassinat raté de Georges Frêche », j’ai écrit que Jacques-Olivier Teyssier avait été, au début de l’ »affaire des sous-hommes », le premier de tous les journalistes, à publier dans « L’Accroche » le verbatim de l’altercation qui avait opposé Georges Frêche à ses contradicteurs, puis l’un des rares observateurs à avoir porté « un regard distancié sur le traitement du cas Frêche par les médias », enfin le premier, aussi, à mettre en doute, à ce sujet, la neutralité de Midi Libre et du Monde, alors actionnaire majoritaire des Journaux du Midi. Jacques-Olivier Teyssier ne saurait donc être suspect de mauvaise foi ou d’esprit partisan quand il observe et raconte Georges Frêche dans ses oeuvres. Le fait d’enregistrer les débats, au cours de réunions ouvertes au public, est gage de rigueur journalistique.Si tous les journalistes faisaient la même chose les journaux seraient souvent moins approximatifs. J’ajoute que si les propos que Georges Frêche a naguère tenus, à propos du nombre des « Blacks » dans l’équipe de France de foot, avaient été enregistrés, ils n’auraient peut-être pas provoqué la polémique qui s’en est suivie sur la foi d’extraits partiels, réducteurs, instrumentalisés, finalement mensongers, en tout cas considérés comme nuls et non prononcés par le pouvoir judiciaire. A la place de Georges Frêche je considèrerais donc que la présence de Jacques-Olivier Teyssier dans une assistance constitue une garantie journalistique d’impartialité. En la matière, ce n’est pas la possession d’une carte qui fait l’honnêteté journalistique; c’est la conscience que l’on a (ou non…), d’être au service du droit des gens à une information véridique,précise, complète,aussi objective que possible, la conscience que l’on a (ou non…) d’une responsabilité sociale qui implique de dire la vérité sous toutes ses facettes, sans se préoccuper de plaire ou déplaire. C’est une question d’éthique. En ce moment, le travail de Jacques-Olivier Teyssier n’est pas toujours sans reproche (au quotidien, le journalisme est forcément aléatoire…) mais il tire le journalisme régional vers le haut.
à 19 h 51 min
Il est vrai que le titre est un peu trompeur, mais je suis ravis de savoir qu’un blog comme Montpellier Journal existe, car même partisan ou non-objectif selon ses détracteurs, il est parfois bon d’avoir un son de cloche non consensuel.
à 12 h 00 min
Très intéressant ton blog. Je suis d’accord que la démocratie se joue aussi dans les détails, si on commence à avoir peur ou a se plier aux pressions, ne seraient-elles qu’apparemment infimes… elles ne le sont jamais. Même si en général il faut garder ses énergies et ses capacités d’indignation pour les sujets importants (comme me l’a conseillé le syndicat alors que je m’en prenais à des petites discriminations locales), des petites digressions rigolotes montrant ce qui se passe dans les couloirs, ce n’est que du bon. Comme les bonus dans les DVD.
à 10 h 56 min
Concernant les communiqués de presse de l’agglo.
Je suis journaliste – carte de presse à jour – je m’occupe de Culture, je ne fais pas dans l’investigation et je n’ai pas plus acces au communiqué de presse malgré plusieurs demandes… disons qu’à chaque fois que je les appelle, ils me redemandent mon email pour me mettre sur la liste !
Je pense, pour pratiquer un peu les services communication de la mairie, de la région et de l’agglo qu’il y a comme un souci de méthode.
à 11 h 26 min
Je serais tout prêt à comparer votre cas au mien si je n’avais pas, dans un premier temps, demandé – et obtenu, très rapidement à l’ouverture de Montpellier journal – qu’on m’envoie les communiqués de presse de l’agglo. Je reçois d’ailleurs les communiqués de la région (jusqu’à hier, du moins), du département et de la mairie.
Quant à votre cas, il est effectivement possible que ce ne soit qu’un simple problème d’organisation. Mais il faudrait que j’en sache plus sur votre situation pour me prononcer.
à 15 h 50 min
Je note rapidement dans ce billet deux éléments.
Le premier que l’agglo encadre l’accès de la presse à tel point que par un effet du hasard nous n’avons, par exemple, aucune enregistrement presse des « sorties »les plus scabreuses de Georgiu.
le second que le critère faisant la différence entre un journaliste disposant d’une carte de presse et un autre muni de sa seule bonne volonté et le fait d’avoir un revenu financier lié à une entité de presse officielle.
En vrac le sentiment que cela m’inspire est fait de doute envers une corporation qui se protège dangereusement pour sa crédibilité par un système de cooptation alors que l’accès aux informations est de mon point de vue fondateur de la démocratie et que toute personne qui tenterait d’en contrôler la diffusion est à considerer comme un acteur de système mafieu;
pour mémoire je suis navré de voir qu’il y a des gens qui fondent sur le distingo Blog / support de presse officiel,la légitimité d’un témoignage
A suivre…